Haut de page
redaherg
Horloge
Statistiques
  • 3 connecté(s)
    6046 commentaire(s)
    Total de 432 990 visiteur(s)
    Site créé le 16/09/2007
    Mise à jour le 10/03/2012
Moteur de recherche
Liens partenaires
  • Aucun lien actuellement
Newsletter
Campagne membre
Accueil » 48 Wilayas d'Algerie » 02 CHLEF
  Articles de cette rubrique :
 

02 CHLEF

 
CHLEF (02)
 
 

Chlef (arabe : الشلف), du nom de la rivière «Chellif» (anciennement El-Asnam et Orléansville à l'époque française, ou encore Castellum Tinginitum à l'époque romaine), est une ville d'Algérie et le chef-lieu de la Wilaya du même nom. 

La ville de Chlef est située à 198 km à l'ouest d'Alger, au cœur de la vallée du Chellif, où elle occupe une place stratégique de par sa situation géographique. La ville de El Asnam a connu deux tremblements de terre majeurs, le premier le 9 septembre 1954, bilan 1 340 morts et 5 000 blessés, et le second le 10 octobre 1980 qui a détruit la ville à 80 %. Suite à ce dernier tremblement de terre, la ville se renomme Chlef.

Cœur économique et social de la wilaya, elle régit notamment la ville côtière de Ténés qui reste dans l'ombre d'el-Asnam.

D'après le dernier recensement datant d'avril 2008, Chlef est la dixième (9e) grande ville du pays de par sa population estimée à 295 000 habitants (après : Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba, Batna, Blida et Sétif). Cependant et selon la même source, la Wilaya (département) de Chlef occupe la huitième place au niveau national avec une population qui a largement dépassé 1 100 000 habitants.

Géographie 

Chlef est le chef-lieu de la wilaya  (code 02) qui porte le même nom.

Cette ville est située juste à la limite entre le centre et l'ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la côte méditerranéenne, au milieu d'une vaste plaine comprise entre les reliefs de Medjadja intégrée à la chaîne du Dahra au nord et les monts de l'Ouarsenis au sud (d'où le climat de cuvette, froid en hiver et très chaud l'été), au lieu de confluence du Chélif - le plus long cours d'eau d'Algérie - et de l'oued Tsighaout.

C'est une région à vocation essentiellement agricole. La plus grande ville après le chef-lieu de la wilaya est Ténès sur le bord de la mer, nommée à l'époque des Romains : Carténa.

Les communes de la wilaya: Abou El Hassan, Ain Merane, Bénairia, Beni Bouateb, Beni Haoua, Beni Rached, Boukadir, Bouzeghaia, Breira, Chettia, Chlef, Dahra, El Hadjadj, El Karimia, El Marsa, Harchoun, Herenfa, Labiod Medjadja, Moussadek, Oued Fodda, Oued Goussine, Oued Sly, Ouled Abbes, Ouled Benabdelkader, Ouled Fares (Ex-Warnier), Oum Drou, Sendjas, Sidi Abderrahmane, Sidi Akkacha, Sobha, Tadjena, Talassa, Taougrite, Ténès, Zebboudja, Ouled Mohammed.

Histoire 

La région fut habitée par les berbéres maures, faisant partie du royaume des Massaessyles puis de la Maurétanie césarienne, les Phéniciens fondèrent des comptoirs côtiers comme Ténés - Carthéna - mais les régions intérieures restèrent indépendantes, l'histoire de la ville remonte au début de l'occupation romaine en  Afrique du Nord,connue alors sous le nom de Castellum Tingitanum.

En s'installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l'ère chrétienne, les Romains choisirent l'actuel emplacement de la cité pour y bâtir une ville de garnison : Castellum Tingitanum. Après avoir connu un bel essor durant près de deux siècles, la ville décline. L'extinction de la vie dans Castellum fut précipitée - paraît-il - par un terrible tremblement de terre qui la détruisit totalement (la région est connue depuis longtemps pour être une zone de forte sismicité).

Au passage des conquérants musulmans dans la région (au VII siécle), le site de l'ancienne Castellum avait la particularité de rassembler parmi les ruines de nombreuses sculptures sur pierres d'où son appellation d'El-Asnam (« les statues » pouvant être au sens d'idoles). Ce site n'a pas été ré-habité par les Arabes en raison de leur aversion pour les statues qui évoquent à leurs yeux les idoles païennes.

Le XVe siècle verra l'arrivée des Ouled Kosseir, une tribu Djouads (noblesse militaire) dite d'origine Korachite (des  Beni Makhzoum) qui devient l'une des tribus les plus puissantes et les plus riches de la vallée du Cheliff au point qu'elle déclara une « résistance armée », en 1774, au bey d'Oran pour une histoire d'impôts. Elle occupera la pleine du Chlef tandis que les habitants de la Dahra et de l'Ouarsenis restèrent dans leurs montagnes et jouissaient d'une quasi indépendance via-à-vis des Turcs. La zaouia  de Medjadja fut fondée au XVIe siècle par Sidi Yedder et ses descendants tels que Sidi M'hamed Ben Ali et Sidi Bouali, contribuèrent à l'enseignement de l'Islam dans toute la regions mais aussi des sciences comme l'astronomie et l'Algèbre dans leur Zaouia appelée "En-nakhla" (le palmier en français).

Après l'arrivée de l'armée française, le ralliement des Ouled Kosseir à la cause de l'émir AbdelKader leurs coûta, par la suite, la perte de la grande partie des 384 440 hectares qu'ils possédaient. Les Ouled Kosseir faisaient partie, en effet, de lAghalik du Cherg  dans l'organisation de l'Emir.

L'administration coloniale, après avoir confisqué la quasi-totalité des terres riches des Ouled Kosseir procéda à une politique dite de cantonnement en distribuant quelques titres de propriétés et autres "honorifications" aux chef des Ouled Kosseir à l'instar des titres de la légion d'honneur octroyé a Kharoubi ben Foudad et Mohammed Ben Bia. Le dernier caïd des Ouled Kosseir, à l'arrivée de l'armée du Maréchal Bugeaud fut Adda Ben Foudad qu'on trouve en 1861 membre du conseil municipal de la ville d'Orléansville.

El-Asnam est restée un lieu-dit (et non une ville) pendant plus d'un millénaire jusqu'en 1843, lorsque le maréchal Bugeaud, en campagne d'occupation, installe un camp militaire. Sur place, le chef militaire se rend compte de la situation géostratégique du site et décide d'y créer une colonie de peuplement européen qu'il baptise Orléansville. Mais pour les algériens - qui ont commencé quelques années après à se rapprocher de la nouvelle ville en créant des îlots d'habitation dans la banlieue - le site gardait toujours le nom d'El-Asnam, appellation qu'elle retrouve d'ailleurs après l'indépendance.

Le 14 mai 1952, les forces de l'ordre ont tiré sur la foule lors d'un discours de Messali Hadj, faisant deux morts et de nombreux blessés. En fin de soirée, Messali Hadj est kidnappé et déporté en France, où il est placé en résidence forcée, suscitant des manifestations, en France, du MTLD, elles aussi violemment réprimées.

Activité sismique permanente

Zone d'activité sismique permanente, la région a été ébranlée par un terrible tremblement de terre le 10 octobre 1980, séisme très meurtrier qui a totalement déstructuré la configuration urbaine de la ville. Comme pour conjurer le mauvais sort qui a endeuillé la ville à maintes reprises (quatre en l'espace d'une cinquantaine d'années) suite à de tremblements de terre successifs et forts (1922, 1934, 1954, 1980), les autorités ont décidé de rebaptiser la ville qui porte depuis 1981  le nom de Chlef (peut-être la connotation païenne de l'ancien nom y est pour quelque chose). Le dernier séisme du 10 octobre 1980 de magnitude 7,5 sur Richter a été le plus destructeur avec plus de 23 % de constructions détruites et plus de 2 600 morts. Cette catastrophe a permis la prise de décisions importantes pour la construction en Algérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études et actions entreprises pour la connaissance du comportement des sols et des constructions ont contribué depuis à :

  1. La production d'une réglementation parasismique algérienne (le RPA). Cette réglementation a été en continuelle évaluation et actualisation ces 20 dernières années en fonction des nouvelles connaissances éprouvées ; Le ctc chlef a contribué pleinement a cette production.
  2. La définition d'un zonage sismique national où la Wilaya de Chlef est classée zone III, région très sismique.
  3. La production d'une microzonation sismique urbaine pour le Chef-lieu de la Wilaya et pour huit autres agglomérations urbaines qui ne sont autres que les Dairates de la Wilaya.

ASO Chlef

 

Histoire du Club

L'ASO Chlef a été créée le 13 juin 1947 par une poignée d'hommes parmi lesquels Benaouarane Mohamed, Houari Belkacem, Slimani Ahmed, Feu Benegouche Abdelkader Feu Harchouche Abdelkader, Kerdjadja Maamar, Feu Abbda Lakhdar, Hayi M'hamed, Feu Benkhriss Khelifa, Bessiri Ahmed, feu Chaoui Ahmed et Zerrouki M'hamed. Elle a été lancée sous le nom de Association Sportive d'Orléansville.
Comme dans la grande majorité des villes et localités du pays, les « indigènes » d'Orléansville - le nom de Chlef durant la période coloniale - voulaient aussi avoir leur «équipe musulmane» pour faire face au club colonial appelé le Groupement Sportif Orléansville (GSO) qui avait bien entendu le soutien moral et financier des autorités et de la population européenne locales. A la création de la nouvelle équipe, le maire de la ville M. BisgamBiglia nourrissait beaucoup de craintes. Il l'a d'ailleurs surnommé l'ASO : Armée Secrète d'Orléansville.
Sur le plan sportif, malgré les contraintes financières, l'ASO termine sa première saison en troisième division à la deuxième place derrière un des ténors de la région l'Olympique d'Affreville (El Khémis) en l'occurrence. Elle est arrivée, les deux saisons suivantes, à accéder en première division.
Elle a continué à jouer à ce niveau jusqu'en 1954, année au cours de laquelle, au mois de septembre, Orléansville est détruite par un violent séisme obligeant le club à arrêter ses activités.
L'année d'après, le club qui venait de reprendre la compétition se retire du championnat, cette fois-ci, sur ordre du FLN, le mouvement de libération nationale. Suite à cette décision, plusieurs dirigeants furent arrêtés et emprisonnées.
Bibi Abdelkader , Choucha Mohamed , Sahli Maamar, Belkacemi Bensiad , Boumansoura Hocine, Fredj Abdelkader qui faisaient partie de l'ASO durent payer de leur vies, leur participation à la lutte de libération.
A l'Indépendance en 1962, la ville retrouve son nom algérien El Asnam et le club renaît de nouveau avec le même sigle mais avec une autre appellation « Asnam Sportive Olympique ».
En 1977, l'Algérie procède à une réforme du sport, à la faveur de laquelle tous les clubs de D1 sont intégrés dans les grandes entreprises publiques, celui de l'ASO a été rattaché à la grande société du bâtiment de l'époque, la DNC. Tous ces clubs ont été contraints d'adapter leur sigle. Ainsi l'ASO devient ASTO (78/79) ensuite DNC Asnam (79/81).
Octobre 80, la ville est de nouveau secouée par un fort tremblement de terre qui a fait 3000 morts. Le club d'El Asnam suspend sa participation au championnat.
Son retour sur la scène footballistique durant la saison 81/82 coïncide avec la prise de décision par les autorités du pays de donner un autre nom à la ville: Chlef, au nom du grand Oued qui traverse la région. Les dirigeants de l'équipe de l'époque se trouvent une nouvelle fois dans l'obligation d'accommoder leur sigle. L'ASO, l'ASTO, DNC devient désormais CSO (Chlef sportif olympique).
Après le désengagement des entreprises économiques du sport de compétition et la promulgation d'une nouvelle loi en 1989, l'ASO récupère de nouveau son sigle d'origine.

 

 

Tags associés : chlef

J'kaz !
0
Le Mardi 17 Août 2010
Poster un commentaire
Pseudo :
Email (facultatif) :
Adresse site (facultatif) :
Votre message :
Voulez-vous suivre le fil de la discussion ?