|
Horloge
Statistiques
Rubriques
Jeux disponibles
Moteur de recherche
Derniers commentaires
Liens partenaires
Newsletter
A découvrir
Campagne membre |
05 BATNA
BATNA (05)
Batna (en chaoui Bathenth ), (en tifinagh GéographieElle est située dans la région des Aurès, à la jonction de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien. Démographiquement, la wilaya occupe le 5e rang avec une population de 1 128 030 habitants en 2008. Batna a été construite sur un relief en cuvette, entourée de montagnes. La ville, et plus largement la région des Aurès, est principalement peuplée de berbères chaouis, souvent bilingues parlant chaoui et arabe algérien. HistoireLa ville de Batna a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napolèon III. En 1844, pendant l'expédition de Biskra, on établit au lieu dit : Ras-el-Aïoun-Batna, (tête des sources de Batna), un camp destiné à protéger la route du Tell au Sahara, et à dominer les montagnes de l'Aurès. La situation était bien choisie, car Batna est à 1021 m au dessus du niveau de la mer. Il se forma peu à peu, autour de ce camp, un centre de population qui prit d'abord le nom de Batna, puis celui de nouvelle Lambèse, en 1848, qui fut définitivement constitué, par décret du 20 juin 1849, sous son nom primitif de Batna. Avant la colonisation françaiseLa region de Batna faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants Berbères comme l'atteste le monument de Madracen non loin de la ville. La vallée dans laquelle est installée la ville de Batna faisait jadis partie d'un territoire sous la domination de la vieille ville romaine de Lambèse. Les effets du temps et de l'érosion, notamment des pluies diluviennes et des glissements de terrain, ont peu à peu conduit à l'enfouissement de la ville romaine de Batna et d'une bonne partie des vestiges de la ville de Lambèse. La vallée était habitée par des Berbères chaouis. La tribu Fezzan(Fezazna), d'origine tripolitaine,sera concentrée à la Zaouïa de Zmella ou le village de Zmella, situé dans la vallée. Les Français l'ont baptisé à leur arrivée « Village Nègre », car il y avait une population noire les Zenagas (parlent le Berbère subsaharien), des descendants des Sanhadjas. Les Ayth Adi, tribu berbère possédaient la plus grande partie de la terre de la vallée. Les Ayth Ali, tribu berbère, avaient aussi des parcelles de terre dans cette vallée. Les Ayth Sidi Yahia, tribu berbère, habitaient la vallée jusqu'à lambèse, eux aussi avaient une zaouïa. Les Ayth Chlihs, tribu berbère étaient également établis dans la vallée et avaient, eux aussi, une zaouïa. Les Hraktas tribu berbère avaient des terres pour leurs pâturages et des lieux saints dans cette vallée. Les routes étaient protégées par toutes ces tribus contre les Razzias des autres tribus proches et des attaques ottomanes. Le commerce était prospère dans cette vallée, les gens passaient par cette vallée pour aller à Constantine. Ils venaient de Khenchela, d'Arris, de Menaa, de Biskra, etc. Le voyage durait une journée à dos de cheval ou d'âne. Plusieurs zaouïas étaient, à cette époque, des lieux de visite mystique de culte des saints. Pendant la colonisation françaiseLe 12 février 1844, près de l'endroit de l'embranchement des routes des Batna-Bemelle et Batna-Condorcet et de la Zmella,Henri d'Orlèans, duc d'Aumale, lieutenant général de l'armée française menant l'expédition de Biskra, décide de bivouaquer à cet endroit. Les traducteurs indigènes dirent N'bet H'na (Batna) (en français qui veut dire, nous passons la nuit ici). Les Français ont cru en entendant les autochtones dire « N'bet H'na » que l'endroit s'appelait Batna. C'est ainsi, raconte-t-on, que le nom de Batna trouve son origine. Se rendant vite compte de la situation stratégique de l'endroit (à mi-chemin entre Constantine et Biskra), l'expédition décida, dès 1844, la construction d'un camp militaire fixe destiné à contrôler les différents axes routiers.La ville de Batna a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napoléon III. En 1844, pendant l'expédition de Biskra, on établit au lieu dit : Ras-el-Aïoun-Batna, (tête des sources de Batna), un camp destiné à protéger la route du Tell au Sahara, et à dominer les montagnes de l'Aurès. La situation était bien choisie, car Batna est à 1021 m au dessus du niveau de la mer. Il se forma peu à peu, autour de ce camp, un centre de population qui prit d'abord le nom de Batna, puis celui de nouvelle Lambèse, en 1848, et qui fut définitivement constitué, par décret du 20 juin 1849, sous son nom primitif de Batna. Devenue un carrefour incontournable, la ville de Batna se développa rapidement et plusieurs familles vinrent y vivre. Des commerçants sont venus de partout pour y investir et y travailler alors que des soldats restèrent après leur service pour construire leurs vies sur place. La ville était cosmopolite, il y avait des personnes d'origines et de confessions extrêmement diverses Chaouis,Kabyles,Mozabites,Soufis,Arabes (originaires de diverses régions d'Algérie et d'autres pays, notamment du Maroc et de Tunisie, etc),Africain, Kouloughlis, et toutes sortes de métissages entre ces différentes origines ethniques. Ils étaient Musulmans pour la plupart, mais il y avait également, avant la guerre d'indépendance, des Juifs d'Algérie et de nombreux Chrétiens également originaires de France (de Corse, notamment) de Malte, d'italie,Sicile notamment, des Allemands, et même des Russes. À ce sujet, un proverbe contemporain dit : « Batna réussit à ses étrangers ». Plusieurs confédérations d'autochtones étaient concentrées dans le vieux Quartier du Camp de la ville et de la Zmela alors que beaucoup d'Europèens habitaient le quartier du Stand où vivait aussi des Musulmans Algériens de classe plus ou moins aisée, ainsi que quelques familles de Juifs d'Algérie. Les écoles, le théâtre, l'hôpital, les cinémas, les jardins, les routes, les installations sportives, les immeubles d'habitation et d'administration, la gare, etc., toutes ces activités s'y sont développées et ces infrastructures ont été bâties pendant cette période et restent fonctionnelles à ce jour. Il y avait aussi un aéroport de l'armée à Batna qui devenait de plus en plus stratégique du point de vue économique et militaire. L'hôtel d'Orient et d'Angleterre sera construit pour accueillir les touristes avant la Première Guerre mondiale, vers 1885. Quelques célébrités mondiales y ont séjourné comme John Wayne et Mohammed Abdel Wahab. Batna devient en 1957, le chef-lieu d'un département qui porte son nom. - Quelques familles pionnières
Pierre Perego fut tué par des brigands au cours d'un transport, un convoi de plusieurs charrettes. Sa voiture de maintenance en queue de convoi avait été bombardée de pierres pour l'isoler du groupe et dévalisée. Les descendants de Pierre Tombini et Pierre Perego et de leurs épouses respectives Louise et Marie-Anne Merdiant, filles d'immigrant alsacien, restèrent à Batna de 1844 à 1962, soit quatre générations de transporteurs .Batna et ses alentours fut une fierté pour ces familles de pionniers et le restera dans la mémoire de leurs descendants
Révolution algérienneMis à l'écart, laissés pour compte et souvent misérables, les citoyens de la ville se rebelleront contre les autorités françaises dès le début de la colonisation. Avant le massacre du 8 mai 1945, la résistance algérienne contre le colonialisme français s'organise et de nombreux Batnéens adhèrent au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, aux Oulémas algériens de Ben Badis, ou encore au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), ainsi qu'au Parti Communiste Algerien PCA. Le 1er juin 1954, la réunion des 22, décida que le déclenchement du djihad ait lieu à Batna. La première attaque de l'ALN en Algérie eut alors lieu dans la nuit de la Toussaint du 1er novembre 1954 quand plusieurs Batnéens dont Bouchemal, Bousseta et Mohamed Tahar Abidi, menés par Mostefa Ben Boulaïd, firent une incursion d'attaque dans la caserne de l'armée française à Batna et les poteaux télégraphiques furent sciés par les moudjahidines de la ville, c'est le début de la Révolution Algérienne. Plus de 500 personnes armées de Batna et des Aurès se soulèveront contre l'autorité coloniale ainsi que 1500 agents de liaison. Après une visite dans la région,Frabçois Mitterrand, ministre de l'Intérieur de l'époque, se rendit compte du danger que représentait la détermination et le courage des Chaouis pour le devenir de l'Algérie française. Il désigna alors Émile Vié comme sous-préfet des Aurès dans le but de « pacifier » ce peuple fier et héroïque, mais son plan fut un échec. Fief de la Révolution, la région des Aurès, avec Batna comme capitale, Wilaya I de 1954 à 1962, constitua l'une des régions les plus actives durant la guerre d'Algérie. De nombreuses personnalités militaires s'y distinguent tel que Mostefa Ben Boulaïd, membre important du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) et « chef historique » du FLN. Après l'indépendanceDe 1962 à 1965, Batna garda le découpage militaire de l'ALN : elle était le chef-lieu de toute la région des Aurès. Pendant ces toutes premières années de l'Indépendance, la ville a connu une croissance économique importante. Pendant le mandat du président Houari Boumédiéne (1965-1979),plusieurs millions d'arbres seront plantés par les jeunes appelés de l'armée pour remplacer dans les montagnes avoisinant la ville (Kasrou, pic des cèdres ou col de Telmet (forêt de Belezma), Bouarif, Mont Chélia, etc.) les arbres calcinés par les bombardements français. L'église de la ville fut détruite dans les années 1970 pour être remplacée par une placette en marbre. Le Wali (préfet) ayant décidé cette destruction mourut tragiquement dans un mystérieux accident de la circulation quelques jours après la démolition de cet édifice religieux! Dans les années 1970, la ville de Batna s'agrandira harmonieusement et se développera grâce au secteur industriel où plusieurs projets vont aboutir (complexes textile, cuirs, etc.) grâce à la contribution des entreprises de l'État ainsi qu'aux entrepreneurs locaux. Malgré un régime socialiste, la vie à Batna était agréable à tel point que plusieurs cadres de l'État après une mutation à Batna décidèrent d'y résider définitivement. Cependant, cette croissance sera brutalement freinée pendant l'ère du président Chadli Bendjedid (1978-1991), d'une part par la corruption naissante et vite généralisée et d'autre part par les conflits d'intérêts tribaux et le clanisme despotique (« بن عميس »). Alors que la ville commençait à manquer cruellement d'eau, de routes et d'espace, quelques travaux de prestige furent réalisés, comme la construction du stade omnisport du 1er novembre, face au cimetière de la ville, la rénovation du théàtre colonial de la ville, la réalisation de quelques cités d'habitations et de la maison de la culture ainsi que la salle de cinéma (le Colisée), la gare routière, etc. C'est aussi pendant cette période que Batna voit sa territorialité administrative nettement amputée : elle n'est plus que le chef-lieu de la Wilaya de Batna qui ne comprend plus les départements de Khenchela, de Aïn Béïda, de Biskra et d'Oum El Bouaghi. En 1992, Batna fut le théâtre d'affrontements entre l'Armée et les partisans du Front islamique du salut. Plusieurs centaines de militants du FIS ont été tués ou exilés dans les camps du Sud. Ces évènements se sont déroulés lors de la période du président Mohamed Boudiaf. Par ailleurs, la ville de Batna paya un lourd tribu lors de la guerre civile avec plusieurs milliers de victimes en 10 ans. Les grands travaux furent relancés petit à petit pendant la décennie noire. Ainsi, pour désenclaver les Aurès, l'ex-président algérien, Liamine Zéroual, décida en 1997 la construction de l'aéroport international Mostefa Ben Boulaïd, près du monument Medghassen. Il lancera aussi la construction du barrage de Timgad pour satisfaire la demande en eau potable de la région. La radio publique régionale de Batna fut créée à cette période et ses ondes couvrent aujourd'hui tous les Aurès. Pendant la déccenie 90, un exode massive des populations rurales, provoqua une brutale croissance démographique de la population batnéenne, ce qui provoqua une urbanisation anarchique et un étouffement de la circulation automobile, une flambée de l'immobilier mais surtout fera exploser la délinquance juvénile en cette fin des années 2000. Fin 2007, le président Abdelaziz Bouteflika relancera pour la ville quelques projets vitaux bloqués, comme le recouvrement des deux canaux d'eaux usées à ciel ouvert qui traversent la ville ou l'ordre de finalisation en un an du barrage de Chemora destiné au développement de l'agriculture et dont la construction avait débuté en 1994. Le soir du 8 septembre 2007, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, eut lieu au centre-ville, visant Bouteflika, qui y échappa de peu. Il fit de nombreuses victimes : 19 morts et 100 blessés graves. Pour désengorger le transport urbain de la ville de Batna, une étude de faisabilité pour un projet de tramway a été lancée en 2008, après plusieurs mois de conflit d'intérêts intra-municipal, des travaux, d'un coût de 200 millions de DA (2 M€), de bitumage des rues et ruelles de certains quartiers de la ville de Batna ont été lancés en mai 2009. ÉconomieD'après la Chambre de Commerce de la Wilaya, La ville de Batna serait active à travers toute la wilaya. Plusieurs possibilités de formation sont offertes à l'Université de Batna ; il existe aussi neuf centres de formation professionnelle ainsi que des centres de formation privés. Plusieurs établissements privés proposent des connexions Internet. En matière de santé publique, il existe à Batna plusieurs centres hospitaliers privés et étatiques. Le secteur hydraulique tourne à plein régime afin d'alimenter la ville et ses alentours : 1.191,710 m3 sont ainsi fournis annuellement. La zone industrielle (Gadaine), couvre une superficie de 4 000 m2. Plusieurs usines fonctionnent et sont spécialisées dans différents domaines (cuir, construction, pétrochimie, produits pharmaceutiques, métallurgie, etc.) 35 % des terres de la wilaya de Batna sont consacrées à l'agriculture. Plusieurs jeunes ouvrent des cybercafé ou Internet comme sources de revenu. Barrages de BatnaLes projets de réalisation de deux nouveaux barrages ont été retenus au profit du secteur de l’hydraulique dans la wilaya de Batna au titre du plan quinquennal 2010-2014. Le premier barrage d’une capacité de 12 millions de m³ sera construit près de Bouzina (sud-est de la wilaya) et le second, capable de retenir 11 millions de m³, sera érigé dans la région de Tabagart, dans la commune de N'Gaous (ouest). Batna compte actuellement un seul barrage, celui de Koudiat Medouar, dans la commune de Timgad (35 km du chef-lieu de wilaya) qui dispose d’une capacité totale de retenue de 87 millions de m³. TourismeUn Français en visite à Batna succomba au charme de la ville. En revenant en France, il lance son caramel Crema Batna dans le marché français.
La ville de Batna et sa région disposent aujourd'hui de plusieurs hôtels *** et restaurants. Batna possède un nouvel aéroport international situé à 30 km du centre-ville. Activités sportivesMouloudia de Batna (MSPB) Club crée en 1962 Chabab Batna (CAB) Club crée en 1932
Tags associés : batna
Le Samedi 21 Août 2010
|