Adrar, dont le nom signifie « pierre,rocaille,mont » en berbére(en tifinagh), est une ville sahariennede l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom dans la région de Gourara.
Adrar se prononce localement Adghagh (« rocaille » en berbére), c'est la transcription française qui en a fait Adrar. Il s'agit probablement d'un traitement linguistique particulier appelé confusion sémantico-formelle (propre à la zone berbérophone méridionale), plutôt que d'un traitement phonétique particulier (r/gh).
Adrar possède un aéroport (Touat sidi chiekh mohamed belkbeir) ainsi qu'un centre de rétention.
La wilaya d'Adrar est située dans le sud de l'Algérie; bordée au nord par les wilayas d'El Bayedh et de Ghardaïa, à l'ouest par les wilayas de Béchar et de Tindouf, à l'est par la wilaya de Tamenrasset, et au sud par la Mauritanie et le Mali. La wilaya, composée de 11 Daïras, 28 communes et 299 Ksars (villages), recouvre une zone d'environ 427 000 km² et regroupe 422 331 habitants (calculation de 2010). Adrar est une zone principalement agricole, caractérisée par son traditionnel système d'irrigation le «Foggara».
Démographie
Statistiques (1998) : 311 515 habitants
Calculation (1er janvier 2010) : 422 331 habitants
Densité (1er janvier 2010) : 0,98 habitants /km2
Monuments
La ville d'Adrar abrite une Université et elle est réputée pour la richesse de ses collections de manuscrits.
Chlef (arabe : الشلف), du nom de la rivière «Chellif» (anciennement El-Asnam et Orléansville à l'époque française, ou encore Castellum Tinginitum à l'époque romaine), est une ville d'Algérieet le chef-lieu de la Wilaya du même nom.
La ville de Chlef est située à 198 km à l'ouest d'Alger, au cœur de la vallée du Chellif, où elle occupe une place stratégique de par sa situation géographique. La ville de El Asnam a connu deux tremblements de terre majeurs, le premier le 9 septembre 1954, bilan 1 340 morts et 5 000 blessés, et le second le 10 octobre 1980 qui a détruit la ville à 80 %. Suite à ce dernier tremblement de terre, la ville se renomme Chlef.
Cœur économique et social de la wilaya, elle régit notamment la ville côtière de Ténés qui reste dans l'ombre d'el-Asnam.
D'après le dernier recensement datant d'avril 2008, Chlef est la dixième (9e) grande ville du pays de par sa population estimée à 295 000 habitants (après : Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba, Batna, Blida et Sétif). Cependant et selon la même source, la Wilaya (département) de Chlef occupe la huitième place au niveau national avec une population qui a largement dépassé 1 100 000 habitants.
Géographie
Chlef est le chef-lieu de la wilaya (code 02) qui porte le même nom.
Cette ville est située juste à la limite entre le centre et l'ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la côte méditerranéenne, au milieu d'une vaste plaine comprise entre les reliefs de Medjadja intégrée à la chaîne du Dahra au nord et les monts de l'Ouarsenisau sud (d'où le climat de cuvette, froid en hiver et très chaud l'été), au lieu de confluence du Chélif - le plus long cours d'eau d'Algérie - et de l'oued Tsighaout.
C'est une région à vocation essentiellement agricole. La plus grande ville après le chef-lieu de la wilaya est Ténès sur le bord de la mer, nommée à l'époque des Romains : Carténa.
Les communes de la wilaya: Abou El Hassan, Ain Merane, Bénairia, Beni Bouateb, Beni Haoua, Beni Rached, Boukadir, Bouzeghaia, Breira, Chettia, Chlef, Dahra, El Hadjadj, El Karimia, El Marsa, Harchoun, Herenfa, Labiod Medjadja, Moussadek, Oued Fodda, Oued Goussine, Oued Sly, Ouled Abbes, Ouled Benabdelkader, Ouled Fares (Ex-Warnier), Oum Drou, Sendjas, Sidi Abderrahmane, Sidi Akkacha, Sobha, Tadjena, Talassa, Taougrite, Ténès, Zebboudja, Ouled Mohammed.
Histoire
La région fut habitée par les berbéres maures, faisant partie du royaume des Massaessyles puis de la Maurétanie césarienne, les Phéniciens fondèrent des comptoirs côtiers comme Ténés - Carthéna - mais les régions intérieures restèrent indépendantes, l'histoire de la ville remonte au début de l'occupation romaine en Afrique du Nord,connue alors sous le nom de Castellum Tingitanum.
En s'installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l'ère chrétienne, les Romains choisirent l'actuel emplacement de la cité pour y bâtir une ville de garnison : Castellum Tingitanum. Après avoir connu un bel essor durant près de deux siècles, la ville décline. L'extinction de la vie dans Castellum fut précipitée - paraît-il - par un terrible tremblement de terre qui la détruisit totalement (la région est connue depuis longtemps pour être une zone de forte sismicité).
Au passage des conquérants musulmans dans la région (au VII siécle), le site de l'ancienne Castellum avait la particularité de rassembler parmi les ruines de nombreuses sculptures sur pierres d'où son appellation d'El-Asnam (« les statues » pouvant être au sens d'idoles). Ce site n'a pas été ré-habité par les Arabes en raison de leur aversion pour les statues qui évoquent à leurs yeux les idoles païennes.
Le XVe siècle verra l'arrivée des Ouled Kosseir, une tribu Djouads (noblesse militaire) dite d'origine Korachite (des Beni Makhzoum) qui devient l'une des tribus les plus puissantes et les plus riches de la vallée du Cheliff au point qu'elle déclara une « résistance armée », en 1774, au bey d'Oran pour une histoire d'impôts. Elle occupera la pleine du Chlef tandis que les habitants de la Dahra et de l'Ouarsenis restèrent dans leurs montagnes et jouissaient d'une quasi indépendance via-à-vis des Turcs. La zaouia de Medjadja fut fondée au XVIe siècle par Sidi Yedder et ses descendants tels que Sidi M'hamed Ben Ali et Sidi Bouali, contribuèrent à l'enseignement de l'Islam dans toute la regions mais aussi des sciences comme l'astronomie et l'Algèbre dans leur Zaouia appelée "En-nakhla" (le palmier en français).
Après l'arrivée de l'armée française, le ralliement des Ouled Kosseir à la cause de l'émir AbdelKader leurs coûta, par la suite, la perte de la grande partie des 384 440 hectares qu'ils possédaient. Les Ouled Kosseir faisaient partie, en effet, de lAghalik du Cherg dans l'organisation de l'Emir.
L'administration coloniale, après avoir confisqué la quasi-totalité des terres riches des Ouled Kosseir procéda à une politique dite de cantonnement en distribuant quelques titres de propriétés et autres "honorifications" aux chef des Ouled Kosseir à l'instar des titres de la légion d'honneur octroyé a Kharoubi ben Foudad et Mohammed Ben Bia. Le dernier caïd des Ouled Kosseir, à l'arrivée de l'armée du Maréchal Bugeaud fut Adda Ben Foudad qu'on trouve en 1861 membre du conseil municipal de la ville d'Orléansville.
El-Asnam est restée un lieu-dit (et non une ville) pendant plus d'un millénaire jusqu'en 1843, lorsque le maréchal Bugeaud, en campagne d'occupation, installe un camp militaire. Sur place, le chef militaire se rend compte de la situation géostratégique du site et décide d'y créer une colonie de peuplement européen qu'il baptise Orléansville. Mais pour les algériens - qui ont commencé quelques années après à se rapprocher de la nouvelle ville en créant des îlots d'habitation dans la banlieue - le site gardait toujours le nom d'El-Asnam, appellation qu'elle retrouve d'ailleurs après l'indépendance.
Le 14 mai 1952, les forces de l'ordre ont tiré sur la foule lors d'un discours de Messali Hadj, faisant deux morts et de nombreux blessés. En fin de soirée, Messali Hadj est kidnappé et déporté en France, où il est placé en résidence forcée, suscitant des manifestations, en France, du MTLD, elles aussi violemment réprimées.
Activité sismique permanente
Zone d'activité sismique permanente, la région a été ébranlée par un terrible tremblement de terre le 10 octobre 1980, séisme très meurtrier qui a totalement déstructuré la configuration urbaine de la ville. Comme pour conjurer le mauvais sort qui a endeuillé la ville à maintes reprises (quatre en l'espace d'une cinquantaine d'années) suite à de tremblements de terre successifs et forts (1922, 1934, 1954, 1980), les autorités ont décidé de rebaptiser la ville qui porte depuis 1981 le nom de Chlef (peut-être la connotation païenne de l'ancien nom y est pour quelque chose). Le dernier séisme du 10 octobre 1980 de magnitude 7,5 sur Richter a été le plus destructeur avec plus de 23 % de constructions détruites et plus de 2 600 morts. Cette catastrophe a permis la prise de décisions importantes pour la construction en Algérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études et actions entreprises pour la connaissance du comportement des sols et des constructions ont contribué depuis à :
La production d'une réglementation parasismique algérienne (le RPA). Cette réglementation a été en continuelle évaluation et actualisation ces 20 dernières années en fonction des nouvelles connaissances éprouvées ; Le ctc chlef a contribué pleinement a cette production.
La définition d'un zonage sismique national où la Wilaya de Chlef est classée zone III, région très sismique.
La production d'une microzonation sismique urbaine pour le Chef-lieu de la Wilaya et pour huit autres agglomérations urbaines qui ne sont autres que les Dairates de la Wilaya.
ASO Chlef
Histoire du Club
L'ASO Chlef a été créée le 13 juin 1947 par une poignée d'hommes parmi lesquels Benaouarane Mohamed, Houari Belkacem, Slimani Ahmed, Feu Benegouche Abdelkader Feu Harchouche Abdelkader, Kerdjadja Maamar, Feu Abbda Lakhdar, Hayi M'hamed, Feu Benkhriss Khelifa, Bessiri Ahmed, feu Chaoui Ahmed et Zerrouki M'hamed. Elle a été lancée sous le nom de Association Sportive d'Orléansville.
Comme dans la grande majorité des villes et localités du pays, les « indigènes » d'Orléansville - le nom de Chlef durant la période coloniale - voulaient aussi avoir leur «équipe musulmane» pour faire face au club colonial appelé le Groupement Sportif Orléansville (GSO) qui avait bien entendu le soutien moral et financier des autorités et de la population européenne locales. A la création de la nouvelle équipe, le maire de la ville M. BisgamBiglia nourrissait beaucoup de craintes. Il l'a d'ailleurs surnommé l'ASO : Armée Secrète d'Orléansville.
Sur le plan sportif, malgré les contraintes financières, l'ASO termine sa première saison en troisième division à la deuxième place derrière un des ténors de la région l'Olympique d'Affreville (El Khémis) en l'occurrence. Elle est arrivée, les deux saisons suivantes, à accéder en première division.
Elle a continué à jouer à ce niveau jusqu'en 1954, année au cours de laquelle, au mois de septembre, Orléansville est détruite par un violent séisme obligeant le club à arrêter ses activités.
L'année d'après, le club qui venait de reprendre la compétition se retire du championnat, cette fois-ci, sur ordre du FLN, le mouvement de libération nationale. Suite à cette décision, plusieurs dirigeants furent arrêtés et emprisonnées.
Bibi Abdelkader , Choucha Mohamed , Sahli Maamar, Belkacemi Bensiad , Boumansoura Hocine, Fredj Abdelkader qui faisaient partie de l'ASO durent payer de leur vies, leur participation à la lutte de libération.
A l'Indépendance en 1962, la ville retrouve son nom algérien El Asnam et le club renaît de nouveau avec le même sigle mais avec une autre appellation « Asnam Sportive Olympique ».
En 1977, l'Algérie procède à une réforme du sport, à la faveur de laquelle tous les clubs de D1 sont intégrés dans les grandes entreprises publiques, celui de l'ASO a été rattaché à la grande société du bâtiment de l'époque, la DNC. Tous ces clubs ont été contraints d'adapter leur sigle. Ainsi l'ASO devient ASTO (78/79) ensuite DNC Asnam (79/81).
Octobre 80, la ville est de nouveau secouée par un fort tremblement de terre qui a fait 3000 morts. Le club d'El Asnam suspend sa participation au championnat.
Son retour sur la scène footballistique durant la saison 81/82 coïncide avec la prise de décision par les autorités du pays de donner un autre nom à la ville: Chlef, au nom du grand Oued qui traverse la région. Les dirigeants de l'équipe de l'époque se trouvent une nouvelle fois dans l'obligation d'accommoder leur sigle. L'ASO, l'ASTO, DNC devient désormais CSO (Chlef sportif olympique).
Après le désengagement des entreprises économiques du sport de compétition et la promulgation d'une nouvelle loi en 1989, l'ASO récupère de nouveau son sigle d'origine.
Laghouat est une ville d'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom.
Laghouat, El-Aghouat ou El-Arouat selon les transcriptions latines utilisées à différentes époques de l’histoire de la ville, est une appellation poétique qui tire son origine de la nature et de la configuration même de la région. Elle signifie tout à la fois : « maisons entourées de jardins ».
La naissance de la ville de Laghouat remonte au début du XIV siécle. Mais Ibn Khaldoun a signalé l'existence vers le XIe siècle ou XIIe siècle d'un qaçr (ville ou village entouré d'un mur en pierre pour la protection contre les invasions) dans un site qui semble être celui de la ville actuelle, abritant une faction des Béni-Laghouat, branche de la célèbre tribu berbère des Maghraouas.
Cette tribu a régné entre 1058 à 1067. Laghouat est fils de Yusef b. Ali. Sa femme est Zaineb la Nefzawienne. Lorsque les Almoravides prirent Tadla, Laghouat se refugie Chez Temim de la tribu des Banou Ifren Hakem de Salé. Mais, les Almoravides attaquent Salé et tuent Laghouat. Après Youssef Ibn Tachfin se marie avec Zaineb de la tribu des Nefoussas ( Zénéte).
Située à plus de 750 mètres d'altitude sur les hauts plateaux, la wilaya de Laghouat est traversée par la chaîne de l'Atlas Saharien avec des sommets qui dépassent les 2000 mètres ("djebel AMOUR" 2200 mètres).
Le climat est continental aride avec des moyennes de -5 °C l'hiver et de plus de 40 °C l'été .
La wilaya est elle-même divisée en dix Daïras et 24 communes :
Daïras
La wilaya compte 10 daïras :
1: Laghouat
2:Aflou
3:Hassi R'mel
4:Sidi Makhlouf
5: Aïn Madhi
6: Gueltet sidi-saâd
7: Oued moura
8: Ksar el Hirane
9: Brida
10: El ghicha
Tourisme
Sites et monuments : gravures rupestres (El-Ghicha, Hosbain), Kourdane (Musée Tidjani), les vieux Ksours, les palmeraies.
La wilaya d'Oum El-Bouaghi (en arabe : أم البواغي) est une est une wilaya algérienne, issue du découpage administratif de 1974 alors qu'elle dépendait de l'ancien département de Constantine.
Son chef-lieu est Oum el Bouaghi. Elle est peuplée de 59 962 habitants (recensement 1998). Historiquement, elle fait partie de la région dite Chaouia avec la Wilaya de Batna et la Wilaya de Khenchela.
Histoire
D’après les fouilles archéologiques et les études historiques, la région a un passé millénaire comme en témoignent les restes d’animaux disparus et les traces des premiers hommes ainsi que d’autres richesses archéologiques, en plus des vestiges de la période romaine visibles à Segus, Ksar Sbahi, Dalaa et Ouled Gouti.
La Kahina et les Banou Hilal (Hilaliens) ont laissé également leurs empreintes dans cette région montagneuse notamment à travers les noms des localités de Djazia, Dalaa, El-Beida et autres.
La Wilaya est peuplée par les Chaouis dits des Plaines
Géographie physique
Relief
Le contact du Tell et des Aurès :
Au nord de la wilaya, on distingue les versants méridionaux du Tell.
Au centre, la haute plaine proprement dite car elle paraît perchée par rapport au littoral, (ressemblant au Mesetas espagnole l'altitude varie de 700 mètres à 900 mètres et parsemées de petits massifs montagneux isolés qui se dressent au-dessus comme le djebel Sidi Rgheiss 1 635 mètres d'altitude, le djebel Rherour 1 273 mètres, djebel Amama 1 337 mètres. Ceux-ci forment la partie est de l'Aurès.
Enfin au sud de la wilaya, elle est jalonnée par des dépressions endoréiques (Garet) plus connues sous l'appellation de Sebkha (lac salé). Les Garets sont moins salées que les Sebkhas..
Le point culminant de la wilaya d'Oum-El-Bouaghi est de 1 729 mètres d'altitude au Djebel Guerioun près de Aïn M'lila.
La majorité des oueds sont endoréiques ; ils coulent en direction des lacs salés et non vers la mer Méditerranée, sauf l'oued Settara et les affluents du Rummel.
Sols
Les montagnes telliennes au nord de la wilaya sont calcaires ainsi que les Horsts. Sur les piémonts de ces montagnes de beaux sols limoneux de couleur saumon se sont formés grâce à l'apport de l'érosion des montagnes environnantes et de son épandage sur les hautes plaines. Ils se dégradent à mesure que l'on se rapproche des lacs salés.
L'érosion est très forte dans cette région ; la combinaison sols nus et pluviométrie violente sur une courte durée érode rapidement les sols qui à terme forment des badlands (ravinements).
Climat
De par sa latitude, l'Algérie du nord se situe dans la zone subtropicale et est soumise aux influences sahariennes, méditerranéennes et aux descentes polaires.
Sahariennes : car elles se manifestent par les hautes pressions tropicales (Anticyclone saharien), par le sirocco (Chehili) qui souffle en été, c'est un vent chaud et sec qui est redouté par les agriculteurs il est synonyme de sècheresse.
Méditerranéennes : pour le régime des pluies en hiver et la sècheresse estivale.
Polaires : des masses d'air froides en provenance de Sibérie ou du pôle viennent lécher la partie nord du Maghreb en hiver.
Outre ces généralités climatiques, la configuration locale de la Wilaya d'Oum-El-Bouaghi est particulière : elle est située dans un couloir entre l'Atlas tellien au nord, l'Atlas saharien et les Aurès au sud.
Les influences méditerranéennes douces en hiver et rafraichissantes en été sont arrêtées par la barrière montagneuse tellienne.
Aussi, les influences chaudes du Sahara sont bloquées par l'Atlas saharien et le massif des Aurès en hiver. C'est la raison pour laquelle les hivers sont rigoureux.
En revanche, l'été est régi par une stabilité atmosphérique engendrée par la remontée des hautes pressions tropicales venues du Sahara. La continentalité participe également au maintien du temps chaud et sec.
L'habitat
Au premier regard, c'est l'impression d'un habitat dispersé qui saute aux yeux. En effet, on est bien dans une zone rurale où des groupements de maisons (mechtas) paraissent assez denses même si la densité n'excède pas 40 habitants au km2.
La maison traditionnelle qui est la maison traditionnelle Chaoui se compose d'une cour intérieure (houche) entourée de de 3 ou 4 constructions : la cuisine où sont entreposées les différentes réserves alimentaires, la pièce originelle du père et de la mère, une autre pour les enfants mariés et les invités, une pièce rudimentaire où l'on cuit le pain, enfin les dépendances pour les animaux domestiques mais qui ne communiquent pas avec la cour centrale. Depuis, la maison des hautes plaines s'est modernisée ; c'est la maison à étages qui prévaut avec garages ou commerces au rez-de-chaussée.
La localisation des agglomérations se concentre généralement sur les piémonts du Tell comme Ain M'lila, Ain Kercha, Souk Naamane, Ksar Sbahi c'est grâce à des nappes phréatiques et aux sols riches limoneux descendus de ces massifs que ces villes ont pu se développer.
D'autres agglomérations plus importantes se sont développées aux pieds des horsts (massifs isolés) comme Oum el Bouaghi ou Ain Baida, elles bénéficiaient déjà de l'axe routier entre Tebessa et Constantine ; d'ailleurs, ce sont les seules grandes villes sur la partie centrale des hautes plaines de l'Est algérien, les autres grandes villes sont sur le contacte montagne/plaine comme Batna, Khenchela, Kais au Sud et Sétif, El Eulma et Chelghoum el Aid au Nord.
Tourisme
Sites et monuments : vestiges romains à Dalaa, Ksar Sbahi, Ouled Gouti, mausolées berbères, plusieurs sites touristiques.
Une curiosité à visiter est la petite ville de Ksar Sbahi située à 40 kilomètres au Nord-Est d'Oum el Bouaghilimitrophe de la Wilaya de Guelma; l'ancienne Guidiaufala romaine puis ancien bourg agricole colonial. C'est une daïra de 13000 habitants perchée sur une crête montagneuse à 800 mètres d'altitude avec une vue panoramique sur le contrefort Nord du djebel Sidi Reighiss et sur la haute plaine céréalière. À voir son architecture coloniale, ses nombreux jardins, son ancienne poste à l'architecture néo-mauresque, sa piscine moderne, sa forêt de pins d'Alep, ses ruines romaines (Jouhala) en haut de la ville et de nombreuses stèles romaines dans les jardins qui sont bien conservées.
Ksar Sbahi possède la réputation d'une ville calme, agréable à vivre avec un climat propice aux asthmatiques et elle fut élue récemment l'une des daïra les plus propres d'Algérie.
Musique Chaoui
La Wilaya de Oum el bouaghi compte de nombreux artistes reconnus parmi lesquels le très célèbre chantre de la chanson Chaoui Aïssa Djermouni natif de Ain Beida. Récemment, en août 2009, l'Entv, la télévision publique algérienne, a diffusé une série en l'honneur de Aïssa Djermouni retraçant sa vie.
Aïssa Djermouni est également le premier artiste arabe et musulman à s'être produit à l'Olympia. C'était en 1937.
D'ailleurs, est sorti sur la télévision algérienne publique ENtv le feuilleton retraçant la vie du chanteur Aïssa Djermouni.
Depuis la ville et accessoirement donc la Wilaya de Oum-El-Bouaghi a engendré d'autres artistes chanteurs Chaouis telle que la célèbre Yamina plus connue sous le nom de Cheba Yamina. Elle a produit pas moins de 40 albums et son succès dépasse largement les frontières de l'Algérie puisqu'elle se produit fréquemment en Tunisie notamment, au Maroc, dans les pays arabes ainsi qu'en France. Et le plus célèbre d'entre eux de nos jours est Sabri djamel qui a chanté en amazigh à une période où c'était interdit même d'y penser.
Daïras
1. Aïn Beida
2. Aïn M'lila
3. Aïn Babouche
4. Aïn Fakroun
5. Meskiana
6. Oum el Bouaghi
7. Daïra de sigus
8. Daïra de Ksar sbahi
9. Daïra de fkirina
10. Daïra de dhalaa
11. Daïra de Souk naamane
12. Daïra d'Ain Kercha
US CHAOUIA
L'Union Sportive des Chaouia est un club de football algérien basé à Oum el Bouaghi.
Batna (en chaoui Bathenth ), (en tifinagh ), est une ville d'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Batna. La ville de Batna est considérée historiquement comme étant la « capitale » des Aurès. Située à 1 058 mètres d'altitude, elle est la 5e plus importante ville du pays avec 375 000 habitants et la plus haute agglomération d'Alagérie bien qu'elle ait été construite dans une cuvette entourée de montagnes
Géographie
Elle est située dans la région des Aurès, à la jonction de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien. Démographiquement, la wilaya occupe le 5e rang avec une population de 1 128 030 habitants en 2008.
Batna a été construite sur un relief en cuvette, entourée de montagnes.
La ville, et plus largement la région des Aurès, est principalement peuplée de berbères chaouis, souvent bilingues parlant chaoui et arabe algérien.
Histoire
La ville de Batna a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napolèon III.
En 1844, pendant l'expédition de Biskra, on établit au lieu dit : Ras-el-Aïoun-Batna, (tête des sources de Batna), un camp destiné à protéger la route du Tell au Sahara, et à dominer les montagnes de l'Aurès. La situation était bien choisie, car Batna est à 1021 m au dessus du niveau de la mer. Il se forma peu à peu, autour de ce camp, un centre de population qui prit d'abord le nom de Batna, puis celui de nouvelle Lambèse, en 1848, qui fut définitivement constitué, par décret du 20 juin 1849, sous son nom primitif de Batna.
Avant la colonisation française
La region de Batna faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants Berbères comme l'atteste le monument de Madracen non loin de la ville. La vallée dans laquelle est installée la ville de Batna faisait jadis partie d'un territoire sous la domination de la vieille ville romaine de Lambèse. Les effets du temps et de l'érosion, notamment des pluies diluviennes et des glissements de terrain, ont peu à peu conduit à l'enfouissement de la ville romaine de Batna et d'une bonne partie des vestiges de la ville de Lambèse. La vallée était habitée par des Berbères chaouis. La tribu Fezzan(Fezazna), d'origine tripolitaine,sera concentrée à la Zaouïa de Zmella ou le village de Zmella, situé dans la vallée. Les Français l'ont baptisé à leur arrivée « Village Nègre », car il y avait une population noire les Zenagas (parlent le Berbère subsaharien), des descendants des Sanhadjas. Les Ayth Adi, tribu berbère possédaient la plus grande partie de la terre de la vallée. Les Ayth Ali, tribu berbère, avaient aussi des parcelles de terre dans cette vallée. Les Ayth Sidi Yahia, tribu berbère, habitaient la vallée jusqu'à lambèse, eux aussi avaient une zaouïa. Les Ayth Chlihs, tribu berbère étaient également établis dans la vallée et avaient, eux aussi, une zaouïa. Les Hraktas tribu berbère avaient des terres pour leurs pâturages et des lieux saints dans cette vallée.
Les routes étaient protégées par toutes ces tribus contre les Razzias des autres tribus proches et des attaques ottomanes. Le commerce était prospère dans cette vallée, les gens passaient par cette vallée pour aller à Constantine. Ils venaient de Khenchela, d'Arris, de Menaa, de Biskra, etc. Le voyage durait une journée à dos de cheval ou d'âne. Plusieurs zaouïas étaient, à cette époque, des lieux de visite mystique de culte des saints.
Pendant la colonisation française
Le 12 février 1844, près de l'endroit de l'embranchement des routes des Batna-Bemelle et Batna-Condorcet et de la Zmella,Henri d'Orlèans, duc d'Aumale, lieutenant général de l'armée française menant l'expédition de Biskra, décide de bivouaquer à cet endroit. Les traducteurs indigènes dirent N'bet H'na (Batna) (en français qui veut dire, nous passons la nuit ici). Les Français ont cru en entendant les autochtones dire « N'bet H'na » que l'endroit s'appelait Batna. C'est ainsi, raconte-t-on, que le nom de Batna trouve son origine. Se rendant vite compte de la situation stratégique de l'endroit (à mi-chemin entre Constantine et Biskra), l'expédition décida, dès 1844, la construction d'un camp militaire fixe destiné à contrôler les différents axes routiers.
La ville de Batna a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napoléon III. En 1844, pendant l'expédition de Biskra, on établit au lieu dit : Ras-el-Aïoun-Batna, (tête des sources de Batna), un camp destiné à protéger la route du Tell au Sahara, et à dominer les montagnes de l'Aurès. La situation était bien choisie, car Batna est à 1021 m au dessus du niveau de la mer.
Il se forma peu à peu, autour de ce camp, un centre de population qui prit d'abord le nom de Batna, puis celui de nouvelle Lambèse, en 1848, et qui fut définitivement constitué, par décret du 20 juin 1849, sous son nom primitif de Batna.
Devenue un carrefour incontournable, la ville de Batna se développa rapidement et plusieurs familles vinrent y vivre. Des commerçants sont venus de partout pour y investir et y travailler alors que des soldats restèrent après leur service pour construire leurs vies sur place. La ville était cosmopolite, il y avait des personnes d'origines et de confessions extrêmement diverses Chaouis,Kabyles,Mozabites,Soufis,Arabes (originaires de diverses régions d'Algérie et d'autres pays, notamment du Maroc et de Tunisie, etc),Africain, Kouloughlis, et toutes sortes de métissages entre ces différentes origines ethniques. Ils étaient Musulmans pour la plupart, mais il y avait également, avant la guerre d'indépendance, des Juifs d'Algérie et de nombreux Chrétiens également originaires de France (de Corse, notamment) de Malte, d'italie,Sicile notamment, des Allemands, et même des Russes. À ce sujet, un proverbe contemporain dit : « Batna réussit à ses étrangers ». Plusieurs confédérations d'autochtones étaient concentrées dans le vieux Quartier du Camp de la ville et de la Zmela alors que beaucoup d'Europèens habitaient le quartier du Stand où vivait aussi des Musulmans Algériens de classe plus ou moins aisée, ainsi que quelques familles de Juifs d'Algérie.
Les écoles, le théâtre, l'hôpital, les cinémas, les jardins, les routes, les installations sportives, les immeubles d'habitation et d'administration, la gare, etc., toutes ces activités s'y sont développées et ces infrastructures ont été bâties pendant cette période et restent fonctionnelles à ce jour. Il y avait aussi un aéroport de l'armée à Batna qui devenait de plus en plus stratégique du point de vue économique et militaire. L'hôtel d'Orient et d'Angleterre sera construit pour accueillir les touristes avant la Première Guerre mondiale, vers 1885. Quelques célébrités mondiales y ont séjourné comme John Wayne et Mohammed Abdel Wahab.
Batna devient en 1957, le chef-lieu d'un département qui porte son nom.
- Quelques familles pionnières
Pierre Tombini et Pierre Perego : deux soldats d'origine italienne, nés tout deux en 1826, revendirent( leur temps d'armée qui leur restaient) pour créer sur place une entreprise de transport entre Batna, Alger et la Tunisie mais aussi pour défricher la terre pour cultiver des produits agricoles qu'ils expédièrent avec leur propre moyens de transport.
Pierre Perego fut tué par des brigands au cours d'un transport, un convoi de plusieurs charrettes. Sa voiture de maintenance en queue de convoi avait été bombardée de pierres pour l'isoler du groupe et dévalisée. Les descendants de Pierre Tombini et Pierre Perego et de leurs épouses respectives Louise et Marie-Anne Merdiant, filles d'immigrant alsacien, restèrent à Batna de 1844 à 1962, soit quatre générations de transporteurs .Batna et ses alentours fut une fierté pour ces familles de pionniers et le restera dans la mémoire de leurs descendants
La famille Chikhi : Dès 1848, l'un des premiers arrivants fut Ali Chikhi, originaire du village d'Azrou Kolal, de la tribu des Beni Menguellet, Daira de Ain El Hammam Kabyle. Il s'établit d'abord à El Madher où il exploitera une ferme qui alimentera en fruits, légumes et lait toute la région et en particulier la ville de Batna ; 60 % des batnéens ayant vécu entre 1890 et 1962 ont bu le lait des vaches de Ali Chikhi ou mangé de ses légumes et de ses fruits. Ali Chikhi a eu six garçons dont l'aîné était Med Larbi et le plus jeune Seddik, qui l'aidèrent dans la gestion de ses terres. En fait, il possédera une grande partie de la ville de Batna. Le quartier la « Cité Chikhi » porte son nom. Fort respecté par les chaouis dont il apprit avec facilité la langue chaoui, lui-même étant Berbère Kabyle.
Révolution algérienne
Mis à l'écart, laissés pour compte et souvent misérables, les citoyens de la ville se rebelleront contre les autorités françaises dès le début de la colonisation. Avant le massacre du 8 mai 1945, la résistance algérienne contre le colonialisme français s'organise et de nombreux Batnéens adhèrent au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, aux Oulémas algériens de Ben Badis, ou encore au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), ainsi qu'au Parti Communiste Algerien PCA.
Le 1er juin 1954, la réunion des 22, décida que le déclenchement du djihad ait lieu à Batna. La première attaque de l'ALN en Algérie eut alors lieu dans la nuit de la Toussaint du 1er novembre 1954 quand plusieurs Batnéens dont Bouchemal, Bousseta et Mohamed Tahar Abidi, menés par Mostefa Ben Boulaïd, firent une incursion d'attaque dans la caserne de l'armée française à Batna et les poteaux télégraphiques furent sciés par les moudjahidines de la ville, c'est le début de la Révolution Algérienne.
Plus de 500 personnes armées de Batna et des Aurès se soulèveront contre l'autorité coloniale ainsi que 1500 agents de liaison. Après une visite dans la région,Frabçois Mitterrand, ministre de l'Intérieur de l'époque, se rendit compte du danger que représentait la détermination et le courage des Chaouis pour le devenir de l'Algérie française. Il désigna alors Émile Vié comme sous-préfet des Aurès dans le but de « pacifier » ce peuple fier et héroïque, mais son plan fut un échec.
Fief de la Révolution, la région des Aurès, avec Batna comme capitale, Wilaya I de 1954 à 1962, constitua l'une des régions les plus actives durant la guerre d'Algérie. De nombreuses personnalités militaires s'y distinguent tel que Mostefa Ben Boulaïd, membre important du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) et « chef historique » du FLN.
Après l'indépendance
De 1962 à 1965, Batna garda le découpage militaire de l'ALN : elle était le chef-lieu de toute la région des Aurès. Pendant ces toutes premières années de l'Indépendance, la ville a connu une croissance économique importante. Pendant le mandat du président Houari Boumédiéne (1965-1979),plusieurs millions d'arbres seront plantés par les jeunes appelés de l'armée pour remplacer dans les montagnes avoisinant la ville (Kasrou, pic des cèdres ou col de Telmet (forêt de Belezma), Bouarif, Mont Chélia, etc.) les arbres calcinés par les bombardements français. L'église de la ville fut détruite dans les années 1970 pour être remplacée par une placette en marbre. Le Wali (préfet) ayant décidé cette destruction mourut tragiquement dans un mystérieux accident de la circulation quelques jours après la démolition de cet édifice religieux!
Dans les années 1970, la ville de Batna s'agrandira harmonieusement et se développera grâce au secteur industriel où plusieurs projets vont aboutir (complexes textile, cuirs, etc.) grâce à la contribution des entreprises de l'État ainsi qu'aux entrepreneurs locaux. Malgré un régime socialiste, la vie à Batna était agréable à tel point que plusieurs cadres de l'État après une mutation à Batna décidèrent d'y résider définitivement. Cependant, cette croissance sera brutalement freinée pendant l'ère du président Chadli Bendjedid (1978-1991), d'une part par la corruption naissante et vite généralisée et d'autre part par les conflits d'intérêts tribaux et le clanisme despotique (« بن عميس »). Alors que la ville commençait à manquer cruellement d'eau, de routes et d'espace, quelques travaux de prestige furent réalisés, comme la construction du stade omnisport du 1er novembre, face au cimetière de la ville, la rénovation du théàtre colonial de la ville, la réalisation de quelques cités d'habitations et de la maison de la culture ainsi que la salle de cinéma (le Colisée), la gare routière, etc. C'est aussi pendant cette période que Batna voit sa territorialité administrative nettement amputée : elle n'est plus que le chef-lieu de la Wilaya de Batna qui ne comprend plus les départements de Khenchela, de Aïn Béïda, de Biskra et d'Oum El Bouaghi.
En 1992, Batna fut le théâtre d'affrontements entre l'Armée et les partisans du Front islamique du salut. Plusieurs centaines de militants du FIS ont été tués ou exilés dans les camps du Sud. Ces évènements se sont déroulés lors de la période du président Mohamed Boudiaf. Par ailleurs, la ville de Batna paya un lourd tribu lors de la guerre civile avec plusieurs milliers de victimes en 10 ans.
Les grands travaux furent relancés petit à petit pendant la décennie noire. Ainsi, pour désenclaver les Aurès, l'ex-président algérien, Liamine Zéroual, décida en 1997 la construction de l'aéroport international Mostefa Ben Boulaïd, près du monument Medghassen. Il lancera aussi la construction du barrage de Timgad pour satisfaire la demande en eau potable de la région. La radio publique régionale de Batna fut créée à cette période et ses ondes couvrent aujourd'hui tous les Aurès.
Pendant la déccenie 90, un exode massive des populations rurales, provoqua une brutale croissance démographique de la population batnéenne, ce qui provoqua une urbanisation anarchique et un étouffement de la circulation automobile, une flambée de l'immobilier mais surtout fera exploser la délinquance juvénile en cette fin des années 2000.
Fin 2007, le président Abdelaziz Bouteflika relancera pour la ville quelques projets vitaux bloqués, comme le recouvrement des deux canaux d'eaux usées à ciel ouvert qui traversent la ville ou l'ordre de finalisation en un an du barrage de Chemora destiné au développement de l'agriculture et dont la construction avait débuté en 1994.
Le soir du 8 septembre 2007, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, eut lieu au centre-ville, visant Bouteflika, qui y échappa de peu. Il fit de nombreuses victimes : 19 morts et 100 blessés graves.
Pour désengorger le transport urbain de la ville de Batna, une étude de faisabilité pour un projet de tramway a été lancée en 2008, après plusieurs mois de conflit d'intérêts intra-municipal, des travaux, d'un coût de 200 millions de DA (2 M€), de bitumage des rues et ruelles de certains quartiers de la ville de Batna ont été lancés en mai 2009.
Économie
D'après la Chambre de Commerce de la Wilaya, La ville de Batna serait active à travers toute la wilaya. Plusieurs possibilités de formation sont offertes à l'Université de Batna ; il existe aussi neuf centres de formation professionnelle ainsi que des centres de formation privés. Plusieurs établissements privés proposent des connexions Internet. En matière de santé publique, il existe à Batna plusieurs centres hospitaliers privés et étatiques. Le secteur hydraulique tourne à plein régime afin d'alimenter la ville et ses alentours : 1.191,710 m3 sont ainsi fournis annuellement. La zone industrielle (Gadaine), couvre une superficie de 4 000 m2. Plusieurs usines fonctionnent et sont spécialisées dans différents domaines (cuir, construction, pétrochimie, produits pharmaceutiques, métallurgie, etc.) 35 % des terres de la wilaya de Batna sont consacrées à l'agriculture. Plusieurs jeunes ouvrent des cybercafé ou Internet comme sources de revenu.
Barrages de Batna
Les projets de réalisation de deux nouveaux barrages ont été retenus au profit du secteur de l’hydraulique dans la wilaya de Batna au titre du plan quinquennal 2010-2014. Le premier barrage d’une capacité de 12 millions de m³ sera construit près de Bouzina (sud-est de la wilaya) et le second, capable de retenir 11 millions de m³, sera érigé dans la région de Tabagart, dans la commune de N'Gaous (ouest). Batna compte actuellement un seul barrage, celui de Koudiat Medouar, dans la commune de Timgad (35 km du chef-lieu de wilaya) qui dispose d’une capacité totale de retenue de 87 millions de m³.
Tourisme
Un Français en visite à Batna succomba au charme de la ville. En revenant en France, il lance son caramel Crema Batna dans le marché français.
Le mausolée de Madracen date de 300 ans avant J.-C. Il s'agit d'un monument numide et du plus ancien mausolée de l'Algérie.
Timgad fut la principale capitale romaine dans l'Afrique sous Trajan.
Lambèse, ancienne capitale Numide en Afrique du Nord, elle sera transférée à Cirta en 315.
Les vestiges de Diana Veteranorum Zana Amellalet (ou Zana El-Baïda), l'arc de triomphe de l'empereur romain Marcin.
N'Gaous, ancienne ville romaine.
Le site de Merkouna est l'endroit où repose la reine Kahina.
Les dolmens de Chemora,et de Seriana.
Le massif montagneux de Belezma, le Ksar des Mazatas et l'ancienne ville et capitale Tobna.
Le bassin romain d'Arris.
La splendeur des grottes troglodytes de Ghoufi,Maafa,etc
Plusieurs greniers qui servent à garder la nourriture qui date de milliers d'années.
Les gorges majestueuses d'El Kantara entre Batna et Biskra.
La tapisserie et la bijouterie berbère.
L'ancienne ville de Maghra.
La place commémorative du déclenchement de la révolution en Algérie à ElMdina, ainsi que les 2 statues dédiées à la mémoire de Mostefa Ben Boulaïd et de Mohamed Tahar Abidi (Colonel El Hadj Lakhdar), mais aussi le musée du Moudjahid et de l'Armée.
Le Mausolée dédié au Père de l'Algérie Mostefa Ben Boulaïd dans la commune d'Arris.
L'hôtel d'Orient et d'Angleterre.
Le quartier du Stand et les allées Ben Boulaid.
Le quartier du Camp.
Le théâtre régional de Batna (TRB).
La maison de la culture et la bibliothèque de Batna.
La ville de Batna et sa région disposent aujourd'hui de plusieurs hôtels *** et restaurants.
Batna possède un nouvel aéroport international situé à 30 km du centre-ville.
Béjaïa, Vgayet en Kabyle (berbère) et transcrit (Tifinagh:ⵠⴳⴰⵢⴻⵝ) ; Bougie étant l'ancien nom français de la ville (la bougie tire son nom de la ville), Vaga des phéniciens (les ronces, en libyco-berbère) puis Saldae au temps des Romains est une ville d'Algérie. Elle est aussi le chef-lieu de la wilaya (département) du même nom.
Les habitants de Béjaïa sont appelés les Bougiotes ou les Bédjaouis. Avec ses 173 601 habitants en 2010, Béjaïa est en termes de population la plus grande ville de Kabylie. C'est aussi, grâce à sa situation géographique, le plus important pôle industriel de la région, notamment par la concentration de nombreuses industries, et la présence d'un des plus grands ports pétroliers et commerciaux de Méditerranée. Béjaïa est également dotée d'un aéroport international (Soummam / Abane Ramdane)..
Connue à l'époque romaine sous le nom de Saldae, elle devient au Moyen Âge l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, capitale de grandes dynasties musulmanes. D'abord connue en Europe grâce à la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille auxquelles elle a donné son nom, Bougie a également joué un rôle important dans la diffusion des «chiffres arabes» en Occident.
Étymologie
Le mot bougie est apparu dans la langue française au XIV siécle. Tiré de Bugaya, cette ville d'Algérie qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIX siécle, et se distingue de la chandelle par sa matière première et l'utilisation d'une mèche de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt.
Histoire
De par son histoire plus que millénaire, Béjaïa est l'une des plus anciennes villes d'Algérie. En -27/-26, l'empereur romain Auguste fonde la colonie Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis à l'intention des vétérans de la Légion :Legio VII Claudia. Cette ville Numide est intégrée à la Maurétanie Césarienne en 42 de notre ère. Elle est mentionnée comme étant un siège épiscopal au Ve siècle.
Une inscription du second siècle qualifie Saldae de « Civitas Splendidissima ». Selon Léon Renier, cette inscription a été transportée au musée algérien du Louvre, à Paris. Plusieurs amphores, des mosaïques, des chapiteaux, des pièces de monnaies ont été trouvés par les archéologues lors de récentes fouilles.
Au cinquième siècle, prise par les Vandales de Genséric ou Geiseric la ville devient la capitale d'un puissant royaume germanique. Au bandes armées des Vandales, des Goths et des Alains, s'ajouteront les berbères de Maurétanie et de Numidie rejetant le dogme de la trinité pour former une redoutable armée dont la rigueur des armes est parvenue pour un temps à imposer un nouvel ordre en Méditerranée occidentale et affaiblir ce qui restait de l'Empire romain
En 435, en vertu d'un Accord avec Rome l'autorisant à s'établir en Numidie, Genséric établit sa capitale à Saldae qu'il a auparavant prise d'assaut aux romains et y fait accoster les navires ayant servi au passage des Vandales par le détroit de Gibraltar. La ville est fortifiée et devient la base de lancement des projets expansionnistes du roi Vandale visant Hippone,Carthage et même Rome.
Au Moyen Âge,le port joue un rôle politique de premier plan. La dynastie berbère des Hammadides, en conflit avec celle des Almoravides et harcelée de toutes parts par les invasions des tribus Arabes des Banu Hilal (Hillaliens), décide de transférer sa capitale de Qall'a vers Bejaia (1090).
La ville, qui est devenue l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, a été prise par les Normands au temps du Roi Roger II de Sicile.Ses habitants parviennent à repousser une expédition génoise en 1136. Elle aura à soutenir une seconde attaque commanditée par Gènes en représailles au soutien des berbères de Bougie, de Constantines et de Bône à la ville de Mahdia en Tunisie lors de son siège pendant 61 jours par les Génois en 1390.
En 1152, elle est prise par les Almohades, dont un des deux fondateurs,Muhammad Ibn Tûmart a prêché le retour aux sources de l'Islam à partir de Melloula, localité située à 10 Km de Béjaia. Des années auparavant, Le Mahdi (Messie ou guide) des Almohades aurait été chassée par les gens de Béjaïa auxquels il reprochait avec force leurs mœurs dissolues avant de repartir et rencontrer celui qui sera le Chef militaire suprême du mouvement Almohade,Abdel Mumin.
La ville a connu un tel développement que selon Léon l'Africain, elle est peuplée de plusieurs dizaines de milliers de personnes venus de tout le Maghreb,du Levant,d'Europe et d'Asie. la population autochtone de la ville est composée essentiellement de Berbères des deux Kabylies et ceux de l'Atlas marocain, de Maures et de réfugiés Andalous.
À cette époque, Béjaïa était avec Tolède et Séville,le plus grand centre intellectuel du monde occidental, où résidaient des savants comme le chérif El Idrissi,Abbou Madyane (Sidi Boumedienne), Ibn Hammad, Ibn Battûta, le grand mystique Ibn Arabi,Sidi Bou-Saïd, Abd al-Haqq al-Ishbili et Abu Hamid al-Sarir. En 1202, Leonardo Fibonacci, mathématicien italien, en rapporta les « chiffres arabes » et la notation algébrique (dont certains attribuent l'introduction à Gerbert d'Aurillac). Ceci illustre les liens entre la vitalité commerciale des villes d'Italie de l'époque et la créativité scientifique et artistique de leurs membres.
Après la dislocation de l'Empire Almohade, Béjaïa devient Hafside. Mais dans les faits, c'est une principauté libre souvent en conflit armé avec constantine. Le grand penseur maghrébin Ibn Khaldoun devient Grand Vizir (fonction équivalente à celle de Premier ministre) de Béjaïa pour le compte de son prince Abu Abdallah en 1365. Il y officiera également à la Mosquée de la Qaçba de la ville. Après la mort d'Abû `Abd Allâh en 1366, la ville de Bougie tombe entre les mains d'Abû al-`Abbâs, souverain hafside de Constantine. Le déclin de la dynastie Hafside entraîne celle de la ville.
Devenue une redoutable ville de corsaires au XIVe siècle, la ville est prise par l'Espagnol Pedro Navarro en 1510; malgré diverses tentatives de chasser l'espagnol, l'occupation dure jusqu'en 1555. La venue des Turcs Ottomans mettra une fin définitive à la présence espagnole et la ville restera tributaire de la Régence Ottomane d'Alger jusqu'en 1830.
Attaqués en 1513 par Arroudj ou Barberousse, les Espagnols résistèrent et se maintiennent dans la place jusqu'en 1555.
Continuellement bloquée par les autochtones, la garnison espagnole ne put résister longtemps, malgré la visite de l'Empereur Charles Quint en 1541.
C'est Salah Raïs qui mettra le siège à la ville et obligera le gouverneur Espagnol Don A lphonso de Peralta à capituler.
Dans le cadre de la campagne d'Algérie (1830-1847), la France lance l’expédition de Bougie qui se termine avec la prise de cette ville le 29 septembre 1833 par l'armée du général Trézel.
La ville et sa région opposeront une farouche résistance à la présence coloniale française et divers soulèvements et insurrections souvent à l'instigation de marabouts comme Bou-Baghla mais surtout la grande révolte du seigneur de guerre Cheikh El Mokrani et de Cheikh Aheddad (1871) marqueront son histoire.
Le 08 mai 1945, une terrible répression conduite par les forces coloniales françaises à Kherrata, où la marine de guerre est mise à contribution pour le bombardement naval des côtes de la région de Béjaïa fera des milliers de victimes.
Après Le déclenchement de la lutte armée en Novembre 1954, le premier congrès constitutif de la résistance Algérienne unifiée (FLN-ALN) eut lieu à Ifri (près d'Ighzer Amokrane): le fameux Congrés de la Soummam, constituera un tournant décisif dans la guerre d'Algérie et dont les textes inspirent encore aujourd'hui la destinée de ce pays.
Économie
Béjaïa est un port de commerce international et ce depuis l'époque où les juifs sont arrivés pour créer la ville Hammadide. Aujourd'hui la principale activité du port est l'exportation d'hydrocarbures. Cependant la ville de Béjaïa sert de marché local notamment aux produit locaux de l'artisanat , et des produits agricoles qui parfois sont exportés, Ainsi le port de Béjaïa est le plus important du pays en termes de volume d'activité derrière celui d'Alger. Les ports de Béjaïa et de Djendjen (Jijel) ont été retenus par les autorités algériennes pour participer à la nouvelle initiative de l'Union européenne portant création des Autoroutes de la mer (AdM) dont le but est d'augmenter les échanges intermodaux entres les ports de la rive nord et sud de la méditerranée, comme c'est le cas notamment pour les ports de Marseille et du Caire. La ville de Béjaia bénéficie également d'une activité de port de pêche, c'est un des secteur qui est amené à se développer dans le futur. Il faut donc remarquer que malgré le peu d'atout naturel et l'enclavement de la ville, Béjaïa figure parmi les villes les plus dynamique de l'Algérie. Cependant les infrastructures restent insuffisante et le développement de la ville en est tributaire .
La ville de Béjaia tire aussi profit de la production agricole de la région de Kabylie en ayant le rôle de marché local voir d'exportation des produits, avec l'oléiculture,la production de figues et l'apiculture . Au niveau national c'est aussi le siège de certaines entreprises agroalimentaires comme Ifri et des groupes comme Cevital y sont installés.
Au niveau de l'artisanat , la ville tire surtout profit de la production locale de vannerie , et de poterie .
La ville de Béjaïa essaye aussi d'exploiter son magnifique littoral méditerranéen et son patrimoine historique pour développer une activité touristique , cependant la majorité des touristes sont des algériens ou des immigrés originaire de la région.
Enseignement supérieur
Béjaïa est dotée d'une université baptisée au nom de Abderrahmane Mira un martyr de la guerre d'Algérie. L'université est créée en 1983 avec un effectif de 205 étudiants et 40 enseignants pour passer à 22 792 étudiants pour 698 enseignants en 2006. L'université se déploie sur deux principaux sites: Targa Ouzemmour et Aboudaou. Elle compte actuellement sept facultés:
Les facultés
Faculté de Technologie
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Faculté de Droit
Faculté des Sciences Economiques
Faculté de Médecine
Faculté des Sciences Exactes
Faculté de la Nature et de la Vie
Culture
MUSIQUE : La ville a toujours été une ville déterminante pourle patrimoine musical très riche, et une ville appréciée des artistes algériens. En effet au début du siècle passé, il y eu création du conservatoire de musique andalouse par le Cheikh Sadek El Béjaoui qui sans conteste le premier chanteur algérien à obtenir un succès international. Cette école fut la source de plusieurs musiciens et chanteurs talentueux, à citer à titre d'exemple NGUIB accompagnateur au banjo du fameux chanteur CHAABI « EL HADJ MOHAMED EL ANKA », et bien d'autres chanteurs dont le succès est actuellement à la une, comme le fameux DJAMEL ALLAM ou encore Cheb Najim ou Majidziri. Après le décès du maitre de la chanson andalouse, l'école est prise en charge par l'association "AHBAB EL CHIKH SADEK EL BEDJAOUI" présidée actuellement par son fils. La musique à BEJAIA ne s'est pas arrêté là, puisqu'il y a eu émergence d'un courant musical plus populaire mêlant sonorités de chaâbi, de folklore kabyle, et la musique moderne, ce qui a rendu le patrimoine de la ville encore plus riche, à citer au CHAABI les chanteurs qui dominent sont "HCINOU FADLI", "MOURAD ZIDIRI", en folklore kabyle "ABDELKADER BOUHI", et à la musique moderne "DJAMEL ALLAM" qui bénéficie d'un succès international.
Le groupe TILANYA est une formation composée de jeunes musiciens talentueux et ambitieux, qui on contribué au développement de la musique de la région en faisant intégrer modernité et tradition dans leurs activités. Avec un succès absolu dans le domaine artistique national, en tant que groupe accompagnateur, et avec l'estime de toutes les vedettes de la chanson algérienne; ce groupe se tourne actuellement vers le large public en préparant un album de fusion entre Folklore Kabyle, CHAABI, GNAWI, et musiques occidentales.
En août, a lieu le festival annuel de la chanson engagée qui commémore la signature de la charte de la Soummam (août 1956), premier texte fondamental pour les institutions de l'Algérie moderne
Sport
Mouloudia Olympique Bejaia (MOB)
Crée le 20 août 1954,
Le MOBéjaia est le club de football le plus populaire de la région de Bgayet, plus connu sous le nom de Béjaia (son nom officiel).
A l’origine de ce surnom, la guéguerre psychologique entre les MOBistes et les JSMBistes qui avait atteint les cimes des contrepèteries au début des années 70.
En ces temps, Bgayet n’était pas aussi tentaculaire qu’elle l’est aujourd’hui. Ihaddaden, Sidi Ahmed, Aamriw etc, étaient encore à l’état vierge. Il n’y avait, pratiquement, que la haute ville, la plaine (l’khemis), et El houma Bizaine hérité de l’époque où Béjaia fût capitale des Hammadites (Le roi Moulay Nacer Amelnass qui était un grand amateur de faucons y avait installé une fauconnerie. L’altércation du mot Bizaine a donné Bazine par un glissement lapsual des voyelles “i” et “a”.
A de rares exceptions, les supporters de la JSMB se recrutaient dans la haute ville et ceux du MOB dans les deux autres quartiers (L’khemis et Houma Bazine). Une frontière virtuelle séparait les deux camps qui menaient une guerre de tranchées sous forme de boutades et sobriquets.
Ainsi les MOBistes traitaient ceux de la JSMB de fils de “Baya” (marraine de la haute ville en quelque sorte) et les JSMBistes leurs renvoyaient la balle en les traitant de fils de “Matasse” (matasse est en fait le nom donné à une fabrique de liège située à l’khemis jusqu’aux années soixante et où travaillait la gente féminine-fait très rare à l’époque), puis voyant que ce sobriquet de matasse ne soulevait pas de réaction chez les MOBistes qui restaient de marbre, on les traita de “crapauds”. L’allusion était faite à l’un des quartiers MOBiste, en l’occurence Ighzer bou imqarqar (le ruisseau des crapauds).
Ce sobriquet n’étant pas du goût des MOBistes, ils l’ont subtilement remodelé en y usant d’un lapsus qui donna “crabe”, le sympathique crustacé à l’air insolent et dont les pinces broient ses proies avec une promptitude déconcertante.
La parade était trouvée et les MOBistes assument pleinement et fièrement ce surnom de “crabe” dont ils ont fait la mascotte du club. Ce qui ne dépareille pas pour un club d’une ville côtière et qui sied au tempérament des MOBistes qui fulminent qu’on les titille sur les couleurs du club.
Ils sombrent alors dans une rage verte comme un “crabe enragé” du nom d’une des 200 espèces que compte la famille de ce crustacé.
Jeunesse Sportive Madinet Bejaia
Crée en 1936
Palmares
En Algérie:
Vainqueur de la coupe d'Algérie 2007/2008
En Afrique:
- Finaliste de la coupre Nord Africaine (UNAF) 2008/2009
Biskra (en arabe بسكرة) est une ville d'Algérie. Elle est le chef-lieu de la wilaya de Biskra et compte environ 245 000 habitants
Biskra est la capitale des Monts Zab (Zibans). Elle est la reine des Zibans (Arrous-ezzibane) et la porte du désert. Elle était connue durant la période romaine, sous l’appellation de Vescera signifiant escale ou carrefour d’échanges commerciaux. Puis cette dénomination évolua au gré des périodes et des circonstances en oued el Qadr, en référence à l’actuel oued zarzour, Biskra demeure, à travers l’histoire, ce symbole éternel qui la rattache à la région des zibans, signifiant en berbère les oasis."Contrairement à ce qu’a écrit le docteur Seriziat, le mot Zab, au pluriel Ziban, n’est pas d’origine berbère. Selon Largeau, auteur d’un ouvrage sur le Sahara et qui donne des indications précieuses sur Biskra, cette appellation par laquelle se caractérise la cité avec son chapelet d’oasis, dérive probablement de la racine zâba, « mot qui indique l’instabilité, et qui signifie, en outre, boire à grands traits, en se dépêchant ; ou bien encore de la racine zâba, qui signifie couler, en parlant de l’eau.", souligne le journaliste Mohamed Balhi, qui a trouvé la même appellation en Irak.
La wilaya de Biskra abrite d'importants sites archéologiques, notamment El Kantara, Djamoura, Beni Souik, Tahouda,Tolga, Djemina, Sidi Okba,Filiach, etc.
Outre leur valeur historique, ces sites se singularisent aussi par leur beauté. C’est grâce à tous ces atouts que Biskra a réussi son pari, celui qui en a fait un pôle touristique d’une importance avérée.
Histoire
Biskra était la capitale des Zibans et de l'Aurès, Vescera ou Ad Piscinam elle fut à la fois une ville Romaine et Numide dans l'Antiquité. Les Byzantins importeront des dattiers pour en faire la culture. Les Berbères Zénètes se sédentarisent et font de Biskra une ville prospère au Moyen Âge.
Pendant l'ère musulmane, la ville de Biskra sera le siège de Koceila.Ibn Khaldoun décrit le litige entre les deux chefs Koceila et Oqba Ibn Nafi A l Fihri.Koceila étant chef des musulmans berbères, il avait le commandement de toutes les tribus chaouis Zénètes et de sa tribu des Aurébas. Et après ce litige, Biskra sera sous le commandement de Oqba Ibn Nafi Al Fihri et sous la dynastie des Omeyades. Koceila change de siège et nomme Kairouan comme capitale berbère et déclare être chrétien en voulant se rebeller contre l'autorité des Ommeyades. La reine des Aurès la Kahina se soulève contre Oqba Ibn Nafi Al Fihri à cause de la mort de son général Koceila. Cette héroïne vengera la mort de Koceila. Elle ordonne à la tribu de Tahouda de tuer le Khalif Ommeyyade Oqba Ibn Nafi Al Fihriprès de l'actuelle ville de sidi okba.
Oqba Ibn Nafi Al Fihri sera tué à Thouda. Une mosquée sera érigée à l'endroit de sa mort et elle portera son nom (la mosquée de Sidi Okba). Biskra était une ville qui appartenait aux Zénètes et aux Aurébas et aux Byzantins avant l'avènement de l'Islam. Après la mort de Oqba Ibn Nafi Al Fihri et de la Kahina, une nouvelle ère s'annonce sous Tariq Ibn Ziyad et Musa Ben Nusayr. Biskra devient un relais entre le Sahara et le nord et des villes telles que Kairouan en Tunisie ou Tlemcen ou Constantine,ou Bougie,ou Fès ou Cordoue en Espagne, etc. Différentes dynasties et empires règneront à Biskra : les Zénètes, les Omeyades, les Fatimides, les Hammadides, les Hilaliens, les Almohades, les Mérinides, les Zianides, les Hafsides, les Ottomans. La ville de Biskra fut le théâtre de plusieurs batailles. Plusieurs gens vont se réfugier dans les montagnes des Aurès pour échapper à la mort. Une communauté juive vivait à Biskra jusqu'en 1962. La plupart de ses membres étaient originaires de Biskra et des environs : Ouled Djelal,Tolga,Siddi Okba,El Oued. Certains vivaient d'une manière très proche des musulmans. Certains étaient agriculteurs, producteurs de dattes, notamment dans l'oasis de Gharta. Les familles juives avaient pour nom Touitou, Khalfa, Meslati. La nouvelle synagogue construite dans les années 50 fut transformée en Chambre de commerce à l'Indépendance. Les Français prendront le contrôle de la ville au XIX siècle. Pendant la colonisation française, plusieurs groupes et personnes se révoltent dans la ville et dans la région comme les Zaatchas. Au début, l'Émir Abd El Kader prend tout le Zab. Ensuite, les Zaatchas se révoltent sous Bouziane. Pendant la révolution algérienne, Biskra était intégrée à la Wilaya I et à la Wilaya VI. En 2009, le Musée historique de la Wilaya VI a été inauguré.
Situation géographique et délimitation administrative
La wilaya de Biskra est localisée au sud-est algérien et s’étend sur une superficie de près de 21 67.20 km². Elle est délimitée au nord par la wilaya de Batna, au nord-est par la wilaya de Khenchela, au nord ouest par la wilaya de M'Sila, au sud-ouest par la wilaya de Djelfa, au sud-est par la wilaya d'El-Oued et au sud par la wilaya de Ouargla.
La wilaya de Biskra est issue du découpage administratif de 1974 et comprend actuellement 12 dairas et 33 communes. Sa population est estimée selon le dernier recensement de 2006 a plus de 758 401 habitants. Biskra est dans la région des Aurès.
Biskra couvre plusieurs communes et daïras. Biskra - Filiach - Sidi Okba - Tolga - Ouled Djellal - Sidi Khaled - El Kantara - M'Chouneche - Loutaya - Zribett El Oued - Djamoura - Foughala - Ourllal, etc.
Biskra a une altitude de 87 mètre au niveau de la mer. Ce qui fait d'elle une ville des plus basses d'Algérie.
Agriculture
Les dattes de Biskra sont exportées dans plusieurs pays du Monde : le Canada,l'Europe, les Etats Unis d'Amérique, etc. Les fruits et légumes sont facilement cultivés grâce à la fertilité des sols. Les bananiers sont cultivés dans la région. L'eau est en abondance grâce aux nappes phrèatiques. Le sel est exploité dans la région de Biskra.
Deglet Nour
Sport
Union Sportive Biskra
Crée en 1934 dans le quartier de la Msala a Biskra,c'est l'un des plus grand club de foot du sud du pays.