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Maison-Carrée

rédigé au cours de l'annéeLe texte qui suit est un mémoire  scolaire 1954-1955, par Claudia Sendra alors élève de l'école normale d'institutrices d'El-Biar. Bien que le premier acte de la rébellion qui allait embraser le pays tout entier, soit daté du ler novembre 1954, le mémoire n'en comporte aucune mention. En juillet 1991, l'auteur a ajouté le post-scriptum suivant : " Juillet 1955. Maison Carrée n'avait plus que sept ans à vivre à l'heure française et nous ne le savions pas. Sept ans de guerre, d'espoir perdu et retrouvé durant lesquels, elle s'est acharnée à prospérer sur le plan économique et social, comme si elle avait voulu laisser dans nos cœurs un souvenir magnifié. Les chiffres que cite le colonel Jamilloux, dernier maire français de Maison-Carrée, ne sont-ils pas la preuve de cette vie en marche laissée derrière nous ? " Je dirigeais une cité dont le nombre d'habitants augmentait sans cesse. En 1936, elle en comptait 36 000, quand je J'ai quittée elle en comptait 110 000 ".

Un après-midi de 1830, sous un ciel intensément bleu et par une chaleur torride, on aurait pu voir un cavalier quitter la ville barbaresque d'El-Djezaïr. Ce cavalier au visage brun, drapé dans un burnous d'une blancheur éclatante est un arabe de cette province turque dont les relations avec la France sont tendues.

Sorti de la ville, il lance son cheval au galop en direction de l'est. Bientôt, dressé sur ses étriers, il aperçoit au loin, sur une hauteur, une bâtisse carrée, sorte de fort aux murs rougeâtre, dominant le pays qui s'étend à ses pieds.

Cette bâtisse est le Bordj El Kantara. Ce bordj domine une étroite vallée où coule un oued peu profond aux eaux boueuses, aux berges envahies par les lauriers roses. Un pont enjambe cet oued. Tout autour, la campagne est inculte ; broussailles, lentisques et jujubiers couvrent le sol. Vers le sud, s'étalent d'immenses marais. Seuls, des troupeaux de chèvres et de moutons, gardés par des bergers en haillons, mettent un peu de vie dans ce paysage.

Si ce cavalier pouvait revenir aujourd'hui, il ne retrouverait plus El Djezaïr, il ne retrouverait plus le Bordj El Kantara. Là où s'étendaient broussailles et marais, il découvrirait une ville de plus de cinquante mille habitants, la douzième d'Algérie : Maison Carrée.

Cent vingt quatre années se sont écoulées depuis cette époque, cent vingt quatre années de labeur ; labeur des premiers pionniers et de leurs descendants, de la France qui a apporté son génie civilisateur et a su faire de ces terres arides et sauvages des régions riantes, riches et peuplées.

Bordj El Kantara devenu Maison Carrée ne se confond pas avec la capitale et malgré la proximité de cette dernière n'en est pas un faubourg. Au cours des années, tout en s'agrandissant, tout en s'embellissant, tout en devenant un centre très actif de commerce et d'industrie, Maison Carrée a conservé son cachet particulier, sa vie locale, son autonomie. Comment expliquer son autonomie si ce n'est par son passé même.

Avant 183O

Il nous faut remonter fort loin dans le temps, bien avant la conquête de l'Algérie, bien plus loin que ce nom de Maison Carrée ne le laisserait supposer.

D'où vient-il d'abord ce nom à l'allure si banale ? L'étranger sent bien qu'il cache malgré tout une histoire et il est déçu quand on lui montre la caserne du 45e régiment des Transmissions aux murs peints en rose tendre et qui dit-on, a donné son nom à la ville qu'elle domine.

En vérité, cette caserne était primitivement un fort turc appelé Bordj El Kantara. On ne se douterait nullement que, caché derrière ses eucalyptus, ce fort date du XVIII° siècle. C'est en 1774 exactement, sous le Pachalik d'Abdi, qu'il fut édifié. En 1824, reconstruit par l'Agha Yahia. Devenu caserne, il fut transformé en maison d'arrêt aux environs de 1930. De nouveau aujourd'hui, ses murs résonnent de la sonnerie d'un clairon matinal et des claquements de talons de jeunes sentinelles fraîchement arrivées de France.

Le capitaine Rozet dans son livre intitulé : " Voyage dans la Régence d'Alger " datant de 1833, le décrit ainsi : " Ce bâtiment est un carré de quatre-vingt-cinq mètres de côté le pourtour est formé d'arcades sous lesquelles il y a des mangeoires pour les chevaux. Au milieu de ce carré s'en trouve un autre qui contient des écuries fermées et des magasins à fourrage ".

La première cour, maintenant goudronnée, sert de parc aux voitures des officiers, tandis qu'un mess, décoré de peintures d'époque, ouvre largement ses baies et sa porte sur la deuxième enceinte où fleurissent de gais parterres.

De par sa situation, ce fort pouvait jouer un rôle extrêmement important. Il dominait toute la cuvette de Maison Carrée et surtout la rive droite de l'oued Harrach. Il pouvait ainsi surveiller et à l'occasion protéger le pont de pierre, un des plus vieux ponts d'Algérie puisqu'il fut construit en 1697. C'est pourquoi les armes de la ville représentent une maison carrée avec la devise: " Je surveille ".

C'est lui également, nous dit Rozet, qui servait de base de départ pour les expéditions dans l'est de la Mitidja contre les tribus insoumises. " L'Agha tombait à l'improviste sur les tribus qui refusaient de payer les impôts, quand elles menaient leurs troupeaux paître dans la plaine. Les cavaliers s'emparaient des bestiaux et de ceux qui les gardaient, quand ils pouvaient les prendre et les conduisaient à Alger où les propriétaires ne manquaient jamais de venir payer au Dey, pour les ravoir, une somme beaucoup plus considérable que le montant des impôts arriérés.

Quand ce prince avait trop à se plaindre d'eux, il leur faisait couper la tête, après avoir reçu leur argent et confisquait ensuite les troupeaux ".

Comment apparaît donc Maison Carrée tout au long de cette période barbaresque : un fort turc environné en contrebas de broussailles - les arabes qui vivent dans cette contrée cultivent peu car la plus grande partie du soi est inculte et sert de pâturage à leurs nombreux troupeaux - et bordé au sud, dans la région de l'oued Smar, par un vaste marécage long de 5 400 mètres et large de 700.

Rien ne laisse encore prévoir l'extraordinaire essor que cette région devait prendre environ deux siècles plus tard.

L'occupation militaire

Rien non plus ne laissait prévoir cet essor en 1830 au début de la conquête.

Pourquoi donc les Français vinrent-ils s'établir dans cette région si peu engageante ? Toujours à cause de sa position géographique exceptionnelle qui en faisait un point stratégique unique. En effet, ce sont les troupes qui y pénétrèrent d'abord dès 1830, et occupèrent le bordj lui donnant le nom de " Maison Carrée ". C'était pour elles un poste avancé vers l'est et il le demeura longtemps. Aussi les débuts de l'histoire de Maison Carrée se ramènent-ils à des faits de guerre. Dans tous les rapports militaires de l'époque, son nom revient continuellement. Poste avancé, il est soumis à des attaques quotidiennes, il est pour ainsi dire cerné par les Arabes. On raconte qu'en mai 1832, un groupe d'une trentaine d'hommes tomba dans une embuscade à quelques centaines de mètres du fort et fut massacré. A partir de 1833 cependant le poste est un peu dégagé car il est relié à l'est au Fort de l'Eau que le duc de Rovigo fait occuper en février. Mais un ennemi plus terrible encore le guettait qui devait l'atteindre durement : la maladie. Nous avons mentionné les marais de l'oued Smar, ils rendaient la région malsaine et les soldats en souffraient terriblement.

Les chefs militaires se plaignaient constamment de l'état sanitaire des troupes ; on peut lire dans le rapport de Berthezène du le' juillet 1831 : " Les postes de la Maison Carrée et de la ferme modèle sont tellement malsains que dans l'espace d'un mois, le 30° de ligne s'est trouvé réduit à rien ".

Un mois plus tard, le 8 août 1831" l'état sanitaire de l'armée empire tous les jours et devient véritablement effrayant, il n'y a pas de jours où il n'entre cent à cent cinquante hommes à l'hôpital. C'est en grande partie l'effet de I'occupation de la ferme modèle et de la Maison Carrée ". Dans ces conditions, on ne pouvait plus conserver ce poste, il fallait agir sans retard.

 



Les travaux d'assainissement

 

L'autorité militaire décide de faire assécher les marais voisins. Avec courage les soldats valides s'acharnent à cette tâche. Bientôt, le duc de Rovigo peut annoncer au maréchal Soult que les troupes, dirigées par leurs officiers, ont creusé un canal de 12 à 15 pieds de profondeur et d'une longueur suffisante pour assécher les marais qui avoisinent leur poste.

Ils en ont tout de suite cultivé une partie et leurs succès ont encouragé leurs camarades. Ce travail se poursuivit pendant des mois ; y participèrent cinq cents arabes et trois cents disciplinaires ; mais aucune tranchée ne tenait dans cette boue liquide.

Enfin, après sept mois d'efforts surhumains, une soixantaine d'hectares étaient asséchés et les rives de l'oued à peu près assainies en aval. Maison Carrée est alors à l'honneur. Tous les journaux annoncent la victoire de la ténacité. Le Moniteur Algérien, du 16 septembre 1836, écrit notamment " En 1830, 1831 et même 1832, les régiments ne faisaient qu'un séjour de cinq jours dans ces cantonnements et ce peu de temps suffisait pour rendre un grand nombre de soldats malades. Depuis deux ans, la garnison n'y est presque pas changée et les malades n'y sont pas plus nombreux qu'ailleurs ".

 

 


Mais on a crié victoire un peu trop tôt. Des pionniers audacieux voulurent profiter de cette sécurité précaire pour s'installer dans la région. Bien vite la fièvre les en chassa, car il s'en fallait de beaucoup pour qu'en 1838 toute la région fût assainie. Pour s'en convaincre, il n'est que de lire dans un journal de 1839 cette description d'une ferme voisine. " La ferme d'Oulid Adda est admirablement située à un quart de lieue de Maison-Carrée d'où elle apparaît comme un joli pavillon. Une belle route y conduit ; un labyrinthe formé de cactus égaie agréablement le voyageur qui veut y parvenir ;un coq surmonte un léger clocher qui donne à ce passage l'air d'un hermitage. Mais passé le seuil de la porte, c'est le tableau le plus repoussant que l'on puisse rendre, Une malpropreté répugnante fait détourner les regards qui ne se reportent que sur des objets en lambeaux et dégoûtants. La guerre ou la peste a passé par là sans doute ; ma voix est restée sans écho; je n'ai pu trouver personne. Un Petit pâtre m'a dit que les habitants avaient fui pourchassés par les fièvres et la misère ".

A cette époque donc Maison Carrée n'est toujours qu'une place militaire qui tient grâce à la ténacité des troupes. Les déplorables conditions climatiques ne font présager en rien qu'une ville viendra un jour s'élever sur ces marais.

La naissance d'un village

Cependant petit à petit un village est né. Il se blottit peureusement au pied du bordj, comme jadis en France les hameaux venaient chercher refuge à l'abri du donjon seigneurial.

La naissance de ce village de Maison- Carrée dans une cuvette hier encore insalubre ne laisse pas de surpendre le lecteur profane et pourtant explication en est simple. Les soldats du fort avaient besoin de ravitaillement, ils étaient des clients tout trouvés pour des débitants venus s'installer là après avoir échoué dans la culture des terres du Sahel.

 

 

Aussi, rapidement un petit village vit le jour ; deux de ses activités essentielles étaient la vente d'alcool frelaté et la prostitution.

Au début les habitations précaires étaient assez éloignées les unes des autres. Mais quand l'autorité militaire assigna un emplacement aux personnes désireuses de s'installer à Maison- Carrée, elles se rassemblèrent tout naturellement auprès de la Fontaine du pont de l'Harrach et formèrent ainsi un véritable petit hameau que l'arrêté ministériel du 17 octobre 1844 rattacha à la commune d'Hussein Dey.

 



Maison-Carrée - La place du marché couvert (Inondation du 16 janvier 1931)
(Collection Marc lacoste)

 

Les crues de l'harrach

Mais il était dit que toutes sortes d'embûches devaient se dresser sur le chemin du développement de Maison Carrée.

Après la guerre, ce fut la maladie après la maladie à laquelle les travaux d'assèchement à peu près définitifs de 1841 mirent fin, une nouvelle catastrophe s'abattit sur le village naissant l'inondation.

Le Moniteur Algérien du 5 novembre 1846 donne le récit suivant de la crue de l'Harrach du 3 novembre : " Les eaux couvraient tout le terrain compris entre les collines du Sahel, celle où est assise la ".Maison. Carrée " et toute l'étendue de la plaine que l'oeil peut embrasser jusqu'au monticule de la ferme d'Oulid Adda. Vers neuf heures, l'inondation était dans toute son étendue et grossissait encore quoi que l'eau s'écoulât avec une fureur et une rapidité effrayantes. Des onze maisons qui composaient le village de la " Maison Carrée ", sept avaient déjà disparu successivement avec tout ce qu'elles contenaient ; on apercevait çà et là, au milieu des eaux, des malheureux que le courant entraînait rapidement vers la mer. Avant d'y arriver, ils disparaissaient au milieu de vagues énormes que soutelait le choc des eaux de l'Harrach contre les flots de la haute mer. Vers dix heures, l'auberge de la Nouvelle France sur le toit de laquelle huit ou dix personnes s'étaient réfugiées s'abîma dans les flots ; sept d'entre elles descendaient le cours du fleuve sur les débris du toit, elles ne tardèrent pas à être englouties. Peu de moments après une malheureuse mère tenant son enfant dans les bras fut entraînée et disparut comme elles.

Vers 4 heures, les eaux avaient déjà considérablement baissé. Le nombre de morts s'éleva à vingt trois ".

Cette inondation ne devait pas être la seule dans l'histoire de Maison Carrée. Les habitants de la ville gardent encore le souvenir de celles des années 1911, 1916, 1931 et 1937.

Dans quelques magasins situés autour de la place, on montre encore les traces laissées sur les murs par les eaux. En 1911 les eaux atteignirent 2,80 mètres au café des Pyrénées ; en 1937 elles atteignirent 1 mètre seulement.

Ces crues étaient dues aux apports de l'oued Smar qui faisaient gonfler la rivière et au vent du nord qui formait une barre à l'embouchure et empêchait les eaux de s'écouler. Avant 1939, des travaux furent exécutés pour détourner et canaliser l'oued Smar. Cependant en 1954 la panique fut grande dans la ville, bien des gens allaient se pencher au-dessus du pont de pierre pour constater, grâce à l'échelle qui s'y trouve, la hauteur des eaux, et les vieux maison-carréens prévoyaient déjà une crue funeste.

On comprend donc qu'en 1846 cette catastrophe arrêta encore une fois le développement du petit village.

Mais toute vie n'était pas éteinte en lui, puisque, lentement, mais sûrement, il poursuivit son chemin.

 



Maison-Carrée - Le square Altairac
(Collection Marc Lacoste)

 

Accroissement de la population

En ce qui concerne l'essor de Maison Carrée à partir du milieu du XIX° siècle, les chiffres sont beaucoup plus éloquents que les mots.

En 1850, seulement quatre ans après la catastrophe qui s'était abattue sur le petit village naissant, le gouverneur de l'Algérie fait construire quelques maisons pour un petit nombre de rescapés et trois ou quatre familles mahonnaises nouvellement arrivées.

Le 31 décembre 1856, lorsqu'un arrêté gouvernemental rattache Maison Carrée à la commune de la Ressauta, (les bâtiments de la mairie de cette commune viennent d'être démolis, ils étaient situés entre Fort de l'Eau et Cap Matifou à la hauteur des " Dunes " tout près de la villa Mercadal ou lieu dit " Ben Mered "), le village ne comprend encore que soixante-cinq habitants.
Cinq ans plus tard ce chiffre s'est élevé à 216, aussi Maison Carrée devient-il le centre annexe de cette même commune. C'est à cette époque que l'Empereur et l'Impératrice ont rendu visite à ce centre ; dans la plaine de Maison Carrée une fête fut organisée par le général Yusuf. ; Les goums vinrent rendre hommage à Napoléon III. Le spectacle d'une razzia fut simulé par huit cents arabes montés, venus du sud. La diffa offerte aux exécutants ne comprit pas moins de trois cents plats de couscous et cinq cents moutons.

En 1870, le nombre des habitants de Maison Carrée est de 1693 : 1053 européens et 640 musulmans. En 1936, ce nombre est passé à 24 595 habitants ; 10 079 européens et 14 516 musulmans. Mais il suffira de passer au dernier recensement de 1954 pour comprendre à quel point l'essor de cette ville a été prodigieux ces dernières années.

Européens :

Musulmans :

14 737

36 280

Total de la population municipale : 51 017 hab

Population agglomérée :

Population éparse :

39 951 h.

11 066 h.

A ces chiffres il faudrait ajouter 4127 habitants non sédentaires (internes des établissements scolaires, militaires, etc. ...)

Il existe encore à Maison Carrée des descendants des premières familles venues s'installer dans cette ville au moment de sa formation : les familles Brun, Ollivier, Redon, Altairac, Miroux, Eldin, Croclierie, Garry, Zevaco et Haons. Quelques rues de Maison Carrée portent le nom de ces pionniers. Citons l'avenue Le Bailly, l'avenue Zevaco et la rue Croclierie.

Les Bomati et les Dedenis, les plus vieux maison-carréens connus, n'ont plus de descendants aujourd'hui.

 



BELFORT
(Collection Vila)

 

Les causes du développement

Le marché

En 85 ans, Maison Carrée a pris une importance considérable malgré les fléaux qui s'étaient abattus sur elle, malgré le climat humide qui ne se prêtait pas à l'établissement d'une grande ville. Ce centre avait un atout important pour son développement : sa position stratégique. La situation de Maison Carrée est une situation privilégiée. A 12 km d'Alger, à l'entrée de la Mitidja, elle donne accès facilement à cette plaine ; elle communique aisément aussi avec le sud algérien par le col de Sakamody. Au pied des derniers contreforts du Sahel algérois, elle est en relations avec les villages de ce dernier comme elle est en relations avec les villages et les villes de l'est.

Dès 1844, Bugeaud écrivait : " Je partage l'opinion du colonel du génie sur l'avantage qui résulterait de la création d'un centre de population sur ce point, lieu d'étape pour une partie des Arabes qui apportent leurs denrées au marché d'Alger ".

Voilà le mot important : Maison Carrée est un lieu d'étape. Le gouvernement le comprend bien puisque un arrêté préfectoral institue en 1862 un marché à bestiaux devant se tenir chaque vendredi.

On peut dire que c'est de ce moment que date la fondation de la ville et que le marché est à l'origine de son développement exceptionnel et de sa prospérité.

En effet, le marché de Maison Carrée est devenu aujourd'hui un des plus gros marchés de l'Algérie et dès 1870, il détrônait déjà ceux de Boufarik et de l'Arba.

D'abord situé derrière la mairie, à l'ombre de vieux eucalyptus, il a dû être déplacé en 1953. Sa superficie n'était plus suffisante pour son activité et il se trouvait en plein centre de la ville que les troupeaux devaient traverser.

Il s'étend maintenant en bordure de l'Harrach et de la future autoroute Alger-Blida, à proximité des voies ferrées d'Oran et de Constantine. Aménagé spécialement pour recevoir les nombreux troupeaux, il permet à ces derniers d'éviter la ville.

Quelques chiffres prouvent son importance : quarante millions sont apportés au budget de la ville par l'adjudicataire du marché. Annuellement cinq cent mille moutons, cinquante mille bovins et dix mille chevaux entrent à Maison Carrée.

Les moutons sont les plus nombreux et les automobilistes connaissent bien ces longs défilés poussiéreux qui se dirigent chaque semaine, quelquefois à partir du mercredi, vers le marché de Maison Carrée entravant bien souvent la circulation.

Mais ce marché, malgré les cinq cent mille bêtes qui y défilent chaque année n'est pas resté spécialisé dans le commerce du bétail. La vente des fruits et des légumes le complète adrnirablement, légumes venant bien souvent de la région côtière de Fort de l'Eau. C'est pourquoi aujourd'hui des halles aux légumes ont été construites à Maison Carrée. En retour, les habitants des communes rurales voisines trouvent là un lieu d'élection pour s'approvisionner en objets fabriqués, non seulement dans le commerce local mais aussi chez les commerçants ambulants qui s'installent tous les vendredis.

Le succès du marché est étroitement lié à l'histoire de Maison Carrée.

Dès 1863, des maquignons, des commerçants affluent dans la ville qui voit sa population atteindre les dix mille habitants. En 1870, elle devient alors commune de plein exercice avec Alexandre Van Maseyk comme premier maire. La population ne fait que croître pour atteindre, comme nous l'avons vu, plus de cinquante mille habitants aujourd'hui.

 

 



Le développement industriel

Tout de suite les avantages de cette situation apparurent clairement aux chefs d'industrie désireux de créer de nouvelles usines dans ce pays neuf qu'était l'Algérie.

Tout industriel est en quête de trois conditions essentielles ; la proximité d'un port, les facilités de communications et l'espace nécessaire à ses installations. Ces conditions se trouvaient remplies à Maison-Carrée. C'est pour quoi dès 1882, vingt ans après l'installation du marché aux bestiaux, apparaissent, première industrie dans ce centre, les usines Altairac, tannerie travaillant pour l'armée. Puis briqueteries et tuileries vinrent bientôt hérisser le paysage de leurs cheminées.

Avec les années, la construction de la route moutonnière, l'industrialisation de Maison-Carrée alla augmentant et trois endroits groupaient et groupent encore les usines.

Au sud de Maison Carrée, entre les routes de l'Arba et de Rovigo, a proximité des voies ferrées, sur le lotissement de l'Harrach industriel, s'élèvent à côté des vieilles usines Altairac et Duroux de toutes nouvelles réalisations : les dépôts d'essence de la B. P., les fonderies Beccarel, les Brasseries et Glacières d'Algérie et d'autres industries de moindre importance. l'ouest de la ville, dans la région bordant le fleuve de Maison-Carrée jusqu'à l'embouchure de l'Harrach nous trouvons : la Société Algérienne de produits chimiques et d'engrais (SAPCE), les moulins de l'Harrach, les établissements Berma, Comolive, Socoman et la Société Immobilière et Agricole de l'Harrach.

Enfin, au sud-est, le groupe industriel de l'oued Smar où domine l'importante usine des LTT, nous trouvons également les bâtiments de l'usine Astral-Celluco.

En bordure de l'autoroute Maison Carrée-Blida se sont installées les usines LATRAF et CABLAF et la cokerie de l'Electricité et gaz d'Algérie.

D'autres industries ont pris également naissance à Maison-Carrée. On peut citer les briqueteries Moralès et Torelli, la Cotonnière africaine, rue d'Aumale, la Cartonnerie et Papeterie modernes. Dans un autre domaine les pépinières Goyard, Vidal et le domaine Chamly achèvent de donner à Maison Carrée son cachet de centre industriel.

 

 


Le développement de l'habitat

L'essor économique de Maison Carrée a donc amené, comme nous l'avons vu plus haut, un accroissement de la population. De nombreux ouvriers sont venus s'installer dans la ville, surtout à partir de 1947, en raison des projets d'industrialisation de l'Algérie.

Les quartiers d'habitation existant déjà ont donc pris de l'extension et de nouveaux se sont créés sur les hauteurs encerclant la cuvette de Maison Carrée. Ces derniers présentaient l'avantage d'être moins humides que le centre de la ville en contrebas, et d'éviter les miasmes de l'oued. C'est ainsi qu'on a pu voir des quartiers s'accroître ou prendre naissance et se développer rapidement : Belfort, Bellevue et plus récemment Lavigerie. Beaulieu et les Cinq Maisons véritable centre universitaire puisque s'y trouvent réunis le lycée de garçons, l'Institut industriel transformé en 1950 en École nationale d'ingénieurs des travaux publics, enfin l'Institut agricole. Ce dernier a été ouvert en 1905 sous le nom d'École d'agriculture algérienne, assimilé en 1946 aux écoles nationales d'agriculture, c'est une école de formation de jeunes, mais aussi une station expérimentale et un laboratoire de recherches agronomiques.

La catastrophe ferroviaire de 1943 (explosion d'un train de munitions), en démolissant une partie du quartier P. L. M. (543 appartements démolis, 105 immeubles endommagés aux alentours de la gare) avait aggravé la crise du logement.

Pour résoudre cette crise due au développement industriel de la ville, une cité musulmane s'est construite dans ce même quartier P.L.M., une autre cité doit être entreprise bientôt ; mais dans ce quartier à population musulmane très dense, le problème n'est pas facile à résoudre en raison du très grand nombre de bidonvilles implantés.

Dans le centre de la ville, les groupes d'habitations à loyer moyen élèvent depuis un an leur imposante façade sur le cours de France à l'emplacement de l'ancien marché.

Les bâtiments publics se sont développés en fonction de cette population en croissance constante. Ce sont d'abord et surtout les écoles. En 1899, avait été construite la première école qui prit, après 1914, le nom de groupe Laverdet en souvenir d'un de ses instituteurs mort pour la France. Elle comprenait alors 4 classes, elle en compte 16 aujourd'hui. A cette école du centre sont venus s'ajouter l'école de filles (14 classes, le groupe de Belfort (26 classes), le groupe P. L. M. avec ses cours complémentaires d'enseignement professionnel (4 classes) les écoles des lotissements Lavigerie, Cité militaire, Pins maritimes, Eucalyptus, Altairac (17 classes) et le cours complémentaire d'enseignement commercial. Cinq mille élèves fréquentent ces écoles.

Dans des bâtiments modernes et spécialement aménagés, viennent de s'installer la Justice de paix et le commissariat central.

En résumé, un appartement par jour a été construit pendant les années 1952 -1953. Si Maison Carrée n'offre pas le charme des côteaux du Sahel ou de la Bouzaréah, ses possibilités d'extension sont très grandes. Beaucoup de familles se sont installées dans les lotissements résidentiels de Lavigerie et de Beaulieu et c'est pourquoi tous les jours les autobus ou trolleybus faisant le service sur Alger emportent vers la ville de véritables flots d'employés ou d'ouvriers.

Jusqu'en 1945, c'était l'antique tramway des CFRA (1) qui faisait ce service en plus d'une heure comme en 1900. Aujourd'hui quinze à vingt minutes suffisent pour être dans la capitale.

Projets d'avenir

Le maire et la municipalité vont d'abord s'attaquer à l'Harrach, ce gêneur perpétuel, dont les eaux basses et stagnantes en été répandent une odeur nauséabonde sur les environs et une profusion de moustiques. Il est question de le canaliser depuis l'ancien pont de chemin de fer jusqu'à la mer ; le port de pierre successeur du vieux pont en bois primitif, sera reconstruit perpendiculairement à l'oued et élargi.

Sept autres groupes d'H. L. M. viendront s'aligner à côté des premiers derrière la mairie qui sera elle-même agrandie par l'apport de deux ailes.

La gare sera étendue et reconstruite. On parle même de transformer le carrefour des cinq maisons. L'autoroute Maison-Blanche-Alger passera derrière le monastère des Pères Blancs. Près de ce carrefour mille logements seront construits sur un emplacement de 7 hectares.

Nous voyons donc que. ce pentagone de 6 036 hectares qu'occupe Maison Carrée contient de grandes richesses et de grandes possibilités d'avenir.

De son passé militaire, Maison Carrée garde encore la trace avec les nombreuses casernes qui se sont installées, depuis celles du 45° régiment des Transmissions et du 5' chasseurs jusqu'à celles de la gendarmerie mobile et de la 10° COMA.

Mais c'est la ténacité de ses habitants qui a fait du petit poste insalubre la ville florissante d'aujourd'hui et il appartient â la jeune génération de continuer l'ouvre de ceux dont le passé courageux vient d'être retracé.

(1) CFRA - Chemins de fer sur route d'Algérie.

Claudia Sendra-Adrover
Dessins d'Armand Sendra.

Monographie

Plan détaillé avec bibliographie
Historique de la ville de Maison-Carrée

Bibliographie

- Le Centenaire de l'Algérie.
- Archives de la mairie de Maison Carrée.
- Travaux de M. Jacques Stamboul, urbaniste expert près des tribunaux.
- Monographies générales établies par la préfecture d'Alger et le gouvernement général de l'Algérie.
- Travaux de M. Huetz de Lamps parus dans les Documents Algériens du 20 avril 1952.

 

 

 

Maison-Carrée - la route d'Alger et la gare

El-Harrach      est le XVIIIe arrondissement d'Alger, se situant à l'est de la capitale algérienne. Son ancien nom est Maison Carrée.

Les plus connus de ses quartiers sont Beaulieu, Bellevue, Lavigerie, Belfort, quartiers résidentiels dont l'architecture est composée uniquement de villas de style colonial francais construites au début des années 1950 ; ils se situaient sur la rive droite de la ville. Les quartiers La Faïence, P.L.M., Sur La Gare(1° rue 2°eme rue et 3° rue, Sainte Corrine, Fouquereau, Dussolier, Djenane Mabrouk,diar djemaa,La Cressonnière, La route d'Alger sont situés sur la rive gauche de la ville d'El-Harrach. Au temps des Turcs, la ville s'appelait Bordj Sidi Yahia. La ville est immortalisée par son Oued sur lequel un pont a été construit par le bey Sidi Brahim afin de relier les deux rives. On peut aussi noter le quartier des Dunes.

Le nom de Maison Carrée fut donné à la ville par les français en référence à la maison carée située en pleine caserne du 45 e régiment des transmissions et qui n'a rien à voir avec celle de Nice. Considéré comme le berceau du 45e Bataillon de Transmissions et plus tard le 45e Régiment de Transmissions, ce bordj, ancien fort turc construit en 1724, est constitué d'une bâtisse carrée aux murs très épais, d'environ 80 mêtres de côté. C'est de là que vient l'appellation du village.

La ville abrite aussi la plus grande prison d'Algérie, située au amont de la ville, en plein centre du quartier Belfort sur les hauteurs d'El-Harrach.

Maison Carrée fut également le nom donné par ses étudiants à l'Institut agricole d'Algérie, créé en 1905 sous le nom d'École d'agriculture algérienne et renommé en 1946, École nationale d'Agriculture. Cette vieille école porte aujourd'hui le nom d'Institut national agronomique.

L'Oued Harrach et Maison-CarréeS'il n'est une ville qui ne peut être dissociée de son oued c'est bien MAISON-CARREE.

L'oued Harrach ayant pour principal affluent l'oued Smar prenait sa source dans le massif du Bouzegza et se jetait dans la baie d'Alger après avoir traversé la Mitidja.

En 1830 la Mitidja n'était qu'un vaste marécage qui, durant la saison des pluies, absorbait les caprices de l'oued Harrach.

Il n'existait d'ailleurs en ce lieu qu'un bordj délabré, dont la construction remontait à 1724, connu sous diverses appellations: Bordj El Kantra (le fort du pont car il existait un vieux pont de pierres enjambant l'oued), Drâ El Harrach (le monticule de l'Harrach), Bordj El Agha (le fort de l'Agha), ou encore Bordj Yahhia (le bordj de Yahhia qui fut effectivement agha). Sous les turcs c'était une espèce de caserne d'où l'agha envoyait ses troupes châtier quelque tribu récalcitrante ou pour lui faire payer l'impôt.

Les troupes françaises du génie qui occupèrent ce bordj dès 1830 uniquement à la saison sèche le surnommèrent La Maison-Carrée.

Les travaux de mise en valeur de la Mitidja qui consistèrent au drainage des eaux et à la construction de digues eurent pour effet une canalisation forcée de l'oued qui, par temps de crue avait perdu son dévidoir naturel qu'était le marécage. Le ressac de la mer à l'embouchure de l'oued empêchait l'évacuation des eaux qui remplissaient rapidement la cuvette naturelle aux abords du bordj.


d'Dès 1850 un centre de peuplement avait été créé en ces lieux et, vu sa situation géographique près Alger, il prit rapidement de l'importance en particulier grâce à son marché. En 1885 La Maison-Carrée comptait 3000 habitants dont 1800 européens qui avaient régulièrement les pieds dans l'eau. En 1906 une crue exceptionnelle inonda la ville. Certains quartiers eurent plus d'un mètre d'eau et il y eut plusieurs victimes. Des travaux de curage des berges furent entrepris et l'embouchure fut désensablée. Le résultat ne fut pas à la hauteur des résultats escomptés mais atténua le phénomène. Maison-Carrée prit un essor fulgurant en particulier dans le domaine de I'industrialisation. On fit appel à la main d'oeuvre indigène. Ne pouvant la trouver sur place les industriels recrutèrent leur personnel dans les environs. On assista à un déplacement de population qui dut se loger. L'urbanisme à l'époque ne répondant à aucune règle en ce qui concernait les zones inondables, de véritables mechtas sortirent de terre le long de l'oued Harrach.

En 1911, une crue d'une violence inouïe balaya tout sur son passage faisant une fois de plus de nombreuses victimes.

La municipalité de Maison-Carrée délimita un périmètre non constructif et le fit respecter. D'autres crues eurent lieu, en particulier en 1923, et, malgré de nouveaux travaux de drainage des berges, l'oued ne fut jamais sécurisé. On se contenta de surélever les routes et les voies de chemin de fer, on créa une carrière de sable à l'embouchure et Maison-Carrée vécut avec le risque d'inondation.


En 1960, une nouvelle crue fit des dégâts considérables. La route d'Alger à Constantine fut coupée, la voie ferrée emportée à plusieurs endroits sans parler d'un mètre d'eau dans certains quartiers en particulier au Gué de Constantine et dans la zone industrielle d'Oued-Smar qui se trouva paralysée durant un bon mois.

On ne peut parler de l'oued Harrach sans y évoquer l'odeur qui s'y dégageait été comme hiver. Véritable égout de la ville de Maison-Carrée, la flore et la faune avaient complètement disparu. Et pourtant, dans les années 1900, sous les ponts de Maison-Carrée, les pêcheurs s'y bousculaient. Anguilles, barbeaux et mulets y pullulaient. Une carte postale de 1904 de L. POISSON, éditeur à Maison-Carrée, montre un carrelet installé sous le nouveau pont et une autre de LEROUX, éditeur à Alger, des lavandières.

Maison Carrée

 

Maison-Carrée - Vue générale

 

Maison-Carrée - Vue générale

Maison-Carrée - Maison Mère des Pères Blancs

Maison-Carrée - Le nouveau Pont et la Ville

Maison-Carrée - La Place - Rue de Constantine

 

 

istoire de la commune

présence turque

1515-1830 Berbérie

Cette localité de la banlieue d'Alger, érigée en commune de plein exercice en 1870, tire son nom du fort turc, Bordj-el-Kantara, "le fort du pont", ou Bordj-el-Agha, "le fort de l'Agha", qui datait du pachalik d' Abdi (1724) et fut reconstruit, de 1822 à 1824, par l'Agha Yahia.

Pour entrer dans Maison-Carrée, on franchissait la rivière l'Harrach par un pont bâti en 1697 par Hadj Ahmed Bey et restauré en 1736 par Ibrahim Ben Radam, ainsi que le rappelle une inscription turque placée sur le parapet droit. Un tablier métallique y a été ajouté en 1878.

De par sa situation, ce fort pouvait jouer un rôle extrêmement important. Il dominait toute la cuvette de Maison-Carrée et surtout la rive droite de l'Oued Harrach. Il pouvait ainsi surveiller et à l'occasion protéger le pont de pierre, un des plus vieux ponts d'Algérie puisqu'il fut construit en 1697. C'est pourquoi les armes de la ville représentent une maison carrée avec la devise: Je surveille . Il servait également de base de départ pour les expéditions dans l'est de la Mitidja contre les tribus insoumises. " L'Agha tombait à l'improviste sur les tribus qui refusaient de payer les impôts, quand elles menaient leurs troupeaux paître dans la plaine. Les cavaliers s'emparaient des bestiaux et de ceux qui les gardaient, quand ils pouvaient les prendre et les conduisaient à Alger où les propriétaires ne manquaient jamais de venir payer au Dey, pour les ravoir, une somme beaucoup plus considérable que le montant des impôts arriérés".

Quand ce prince avait trop à se plaindre d'eux, il leur faisait couper la tête, après avoir reçu leur argent et confisquait ensuite les troupeaux .

Maison-Carrée tout au long de cette période barbaresque est un fort turc environné en contrebas de broussailles - les arabes qui vivent dans cette contrée cultivent peu car la plus grande partie du sol est inculte et sert de pâturage à leurs troupeaux - bordé au sud, dans la région de l'Oued Smar, par un vaste marécage long de 5 400 mètres et large de 700 mètres.

Le Fort du Pont (Bordj el Kantara) que les Algériens nomment aussi Bordj-el-Agha, et que nous avons appelé Maison-Carrée à cause de sa forme, est situé à environ trois lieues d'Alger, au-delà du pont de l'Harrach, sur la rive droite et près de l'embouchure de ce fleuve, à deux lieues et demie du fort de la Rassauta. Le terrain de la Maison Carrée avait été acheté par Yahhia, avant-dernier Agha de Hussein Pacha, décapité par son ordre quelque temps avant la conquête d'Alger.

la Maison Carrée était inscrite sur les registres du beylick au nombre des propriétés appartenant au gouvernement turc. C'était une espèce de caserne où l'Agha avait un dépôt d'armes, de vivres, de toutes sortes de munitions, et même quatre ou cinq petits canons de campagne.

présence française

1830-1962 Algérie

Ce sont les troupes qui y pénétrèrent d'abord dès 1830, et occupèrent le bordj lui donnant le nom de " Maison Carrée ". C'était pour elles un poste avancé vers l'est et il le demeura longtemps.
Aussi les débuts de l'histoire de Maison-Carrée se ramènent-ils à des faits de guerre. Dans tous les rapports militaires de l'époque, son nom revient continuellement.
Poste avancé, il est soumis à des attaques quotidiennes, il est pour ainsi dire cerné par les Arabes. On raconte qu'en mai
1832, un groupe d'une trentaine d'hommes tomba dans une embuscade à quelques centaines de mètres du fort et fut massacré.

Les chefs militaires se plaignaient constamment de l'état sanitaire des troupes. Le 8 août 1831 l'état sanitaire de l'Armée empire tous les jours et devient véritablement effrayant, il n'y a pas de jours où il n'entre cent à cent cinquante hommes à l'hôpital. C'est en grande partie l'effet de l'occupation de la ferme modèle et de la Maison Carrée . Dans ces conditions, on ne pouvait plus conserver ce poste, il fallait agir sans retard.

L'autorité militaire décide de faire assécher les marais voisins. Avec courage les soldats valides s'acharnent à cette tâche.les troupes, dirigées par leurs officiers, ont creusé un canal de 12 à 15 pieds de profondeur et d'une longueur suffisante pour assécher les marais qui avoisinent leur poste.

Ils en ont tout de suite cultivé une partie et leurs succès ont encouragé leurs camarades. Ce travail se poursuivit pendant des mois ; y participèrent cinq cents arabes et trois cents disciplinaires ; mais aucune tranchée ne tenait dans cette boue liquide.

Enfin, après sept mois d'efforts surhumains, une soixantaine d'hectares étaient asséchés et les rives de l'Oued à peu près assainies en aval.

Maison-Carrée est alors à l'honneur.
Tous les journaux annoncent la victoire de la ténacité. Le Moniteur Algérien, du 16 septembre
1836, écrit notamment : " En 1830, 1831 et même 1832, les régiments ne faisaient qu'un séjour de cinq jours dans ces cantonnements et ce peu de temps suffisait pour rendre un grand nombre de soldats malades.
Depuis deux ans, la garnison n'y est presque pas changée et les malades n'y sont pas plus nombreux qu'ailleurs ".

Mais on a crié victoire un peu trop tôt. Des pionniers audacieux voulurent profiter de cette sécurité précaire pour s'installer dans la région. Bien vite la fièvre les en chassa, car il s'en fallait de beaucoup pour qu'en 1838 toute la région fût assainie.

Cependant petit à petit un village est né. Il se blottit peureusement au pied du bordj, comme jadis en France les hameaux venaient chercher refuge à l'abri du donjon seigneurial.

La naissance de ce village de Maison-Carrée dans une cuvette hier encore insalubre ne laisse pas de surpendre le lecteur profane et pourtant explication en est simple. Les soldats du fort avaient besoin de ravitaillement, ils étaient des clients tout trouvés pour des débitants venus s'installer là


Centre créé par arrêté gouvernemental du 31 décembre 1856, faisant partie de la commune de La Rassauta, Maison-Carrée devient commune de plein exercice le 14 septembre 1870.

La commune doit son nom au vaste bâtiment carré construit en 1724 par les Turcs.

  • Minoteries , briqueteries , tannerie, distilleries , brasseries , fonderie , assemblages automobiles , charpentes métalliques, menuiserie industrielle, huilerie, produits chimiques, entrepôts de

produits pétroliers, etc.....employaient une nombreuse main-d'oeuvre.

Les vins des coteaux de l'Harrach, parmi les vins de liqueurs, de délicieux vins de dessert, le muscat de l' Harrach .
Maison-Carrée comptait également de grands domaines agricoles en périphérie .

Au milieu des vignes s'élèvent le monastère Saint-Joseph et la maison-mère des Missions Africaines "les Pères Blancs ".(dont le créateur est l' Archevêque d' Alger Monseigneur Lavigerie)

Frère ClémentInventeur de la Clémentine
Agrandir
Frère Clément
Inventeur de la Clémentine
En 1902 le Père Clément, dans le verger, derrière le noviciat, obtient la " Clémentine " ce fruit que nous achetons sur notre marché local, c'est encore Maison-Carrée qui revient..... Aussi, elle a eu le privilège de voir édifier sur son territoire deux écoles d' Ingénieurs qui ont acquis une grande renommée : L' Institut Agricole et L' Institut Industriel.
Dans le guide d' Alger de
1960, on recommandait de se rendre aux Brasseries et Glacières d' Algérie, situées au lotissement Lavigerie Industriel. Cette usine pouvait être visitée chaque jeudi après-midi. C' était la construction du genre la plus moderne au Monde . La bière B G A de Maison-Carrée est connue aujourd' hui en France sous l' appellation " 33 Export ". Au hasard des rues et quartiers de Maison-Carrée on pouvait retracer l'épopée des hommes qui l'ont bâtie , lotissement Lavigerie , lotissement Goyard, avenue Zévaco, avenue Bugeaud, parc Bomati etc....... En 1935, des autobus furent acquis : ils assurèrent des services directs entre Maison-Carrée et Alger et remplacèrent les tramways ruraux à vapeur.


... suite sur le site de J.J.Dusnasi

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Le Dimanche 11 Novembre 20074 commentaire(s)


Hussein-Dey 
Image:Blason_Hussein_Dey.jpg
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Département Alger
Code INSEE (91152)
Code postal 16040
Population 62048 hab. (1954)
Densité hab/km²
Nom des habitants Husseindéens

Husseindéennes

Superficie
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
 hussein-dey                                            

Présence turque

Berbérie 1515-1830

  • Hussein-Dey doit son nom au dernier Dey (28ème) d'Alger (Chef de la milice turque qui gouvernait la Régence d'Alger ,qui après avoir frappé le consul de France Pierre Deval d'un coup de "chasse-Mouche" refusa de faire des excuses ce qui déclencha la rupture des relations diplomatiques, le blocus des côtes et la suite...)


  • Le Dey Hussein (ou Husayn ibn al-Husayn ° vers 1765 à Smyrne-Turquie + 1838 à Alexandrie) avait installé une maison de plaisance à proximité des plages dans la banlieue d'Alger. Cette maison de campagne donnera son nom au lieu-dit (par décret du 23 mai 1835 sous le contrôle de la commune Kouba Elle sera d' abord occupée par le Général Lamoricière avant de devenir l'Entrepôt central des Tabacs.

Le Beylik

Le gouvernement turc était propriétaire de vastes territoires dont il disposait au mieux de ses intérêts. Les indigènes qui les occupaient étaient de simples métayers ; ils payaient un fermage (hokor), plus l’impôt ; en outre, ils devaient un certain nombre de corvées et de prestations plus ou moins facultatives . Ces indi­gènes se perpétuaient sur les mêmes terres, le plus souvent depuis un temps immémorial ; ils formaient une population compacte et constituaient de véritables tribus.

N'ayant aucun droit sur le sol, ils ne pouvaient en disposer à aucun titre.

Le beylik avait en outre la disposition des terres mortes tant qu'elles n'étaient l'objet d'aucune vivification ; les bois et forêts lui appartenaient à titre privé ; il était maître également des mines et des carrières.



présence française

Algérie 1830-1962

  • Au début Hussein-Dey est considérée comme une région à vocations maraîchères, tout était à faire, la vie était dure et le sol ingrat. Il a fallu beaucoup de volonté et de courage à ces hommes humbles(des mahonnais en majorité) venus d'ailleurs pour subsister misérablement d'une culture primaire.Ces terres incultes ont été transformées en potagers puis en jardins maraîchers.
  • Le 20 mai 1870 Hussein-Dey est érigée en commune
  • Hussein-Dey est devenu un grand centre de culture maraîchères. Plus tard, l'accroissement démographique, la recherche de diversifications incitent les responsables économiques à entamer une industrialisation souhaitable. On voit alors surgir de terre de nouvelles constructions publiques, des logements, des écoles.

(entre autres):

  • 1902 Création par André Durafour, ingénieur des Arts et Métiers, dans un atelier situé à Alger, de l'industrie algérienne de la construction métalique.

1913 - Installation d'un atelier à Hussein-Dey et réalisation des premières constructions importantes à ossature métallique: Hotel des postes, Préfecture, Galerie de France, Théâtre de l'Alhambra, etc...

  • Créée en 1889 (13 employés) la société Blachère a été réalisée par Monsieur Auguste Blachère rue Thiers à Hussein-Dey. Elle se composait d'un atelier de mécanique et de chaudronnerie initialement spécialisé dans la réparation des machines à vapeur.

C'est en 1912 qu'elle se transforme en Société Anomyme par Auguste Blachère et ses fils Charles et Gustave. Une usine est construite à Nouvel-Ambert sur une surface de 22 000m² de jardins maraîchers, les effectifs étaient de 600 personnes en 1950.
Blachère S.A complète sa gamme de matériel de cave qui a fait sa réputation mondiale, ainsi que du matériel d'extration d'huile d'olive.


  • C'est en 1862 que Louis Gonzagues Narbonne alors âgé de 34 ans se fixe à Hussein-Dey.

Il construit et exploite un grand moulin à vapeur de 8 paires de meules. Cette usine agrandie et transformée en moulin à cylindres permet la mouture de 350 à 400 quintaux de blé par jour. C'est la première industrie créée à Hussein-Dey.
1884-1888 mandat de Maire par Louis Gonzagues Narbonne.
15 avril
1893, décès de Louis Gonzagues Narbonne à l'âge de 65 ans.C'est Jules Narbonne, qui continue l'activité de minotier de son père. Il décèdera le 28 juin 1939 à l'âge de 77 ans et sera enterré à Hussin-Dey. Ses fils, Louis l'aîné et Roger, le cadet, poursuivrons l'oeuvre de l'entreprise

Repères géographiques

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Carte Michelin 1962 et Plan de la commune

Illustrations, photos anciennes

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                                                         Image:NA Hussein Dey.gif

 NAHD: un rayonnement au delà d'un quartier.

Tout a commencé le 15 juin 1947 au café Kaddour à Léveilley, (Maqaria actuellement) où se sont réunis 180 membres sous la présidence de M. Ladjadj Said qui a fait ressortir la nécessité de fusionner les trois clubs d'Hussein-Dey qui existaient jusqu'à présent, à savoir : « Nedjma Sport d'Hussein-Dey », club crée en 1941 par Mahmoud Bensiam, « l'Idéal club de la Glacière » de Yahi, et « l'Espérance sportive de Léveilley » (Zioui, Chalmbaz, Maref...)
Les fondateurs du NAHD ont voulu, dès le départ donner à ce club une dimension qui s'étend au delà des limites territoriales de la commune actuelle, avec un ancrage husseindéen.
Ils ont réussi à sauvegarder ce cachet de club ayant une personnalité propre (formation) avec une vocation à l'ouverture sur l'environnement (il a accueilli de nombreux entraîneurs locaux et étrangers, mais aussi des joueurs venants de divers horizons.)
Les membres ont adopté à l'unanimité le nom de "Nasr Athlétique d'Hussein-Dey" (NAHD).

Les membres du 1er conseil d'administration dans l'histoire du club étaient :

Président : HANTOUR Ali
Vice présidents : BENSIAM Benyoucef, HAMMACK Mokrane, ZIOUI Akhli
Secrétaire général : YAHI Mohamed
Secrétaire adjoint : NEDJAI Mohamed
Trésorier général : DECHICHA Mohamed
Trésorier adjoint : ABIB Mohamed
Contrôleur général : LADJADJ Said
Assesseurs : MELOUAH Mohamed, TERKMANI Ahmed, BENSAOU Bachi, LOULI Omar, TCHAMBAZ Mohamed, TOUATI Dahmane, BENAMARA Boualem
.

Le NAHD : une école du patriotisme.
Avant la 2ème guerre mondiale, le Mouloudia était le seul club algérois, devenant trop exigu, et avec la forte demande, il avait été décidé de créer des clubs là où c'était possible. Après la création de l’USMA ainsi que d’autres clubs, le NAHD a été fondé en 1947, Une naissance faite dans la douleur à l’instar des autres clubs du pays, mais d’une façon un peu originale. C’est un club qui avait fusionné avec trois autres clubs pour donner naissance au Nasr Athlétique d’Hussein-Dey (NAHD). Il était engagé en 3ème division, après une suspension d'une saison, le NAHD s'est réengagé et enregistré 2 accessions successives jusqu’en 1ére division.
Les anciens citent l'année 1953 comme inoubliable puisque, après l'accession en pré honneur, et comme récompense, un voyage sera organisé en Finlande à l'invitation d'une équipe turque qui a séjourné en Algérie.
Le Nasria est un club qui a été béni à l’époque par le cheikh Larbi Tebessi. Un club qui a milité pendant la guerre de libération, et a eu sa part de souffrance, de douleur et bien sûr, son lot de martyrs, et qui a répondu à l’appel lancé 1956/1957 pour l’arrêt des activités sportives des clubs algériens.

Le NAHD : un club prestigieux.
Juste après l’indépendance, des « Hommes » au sens propre du mot ont pris la relève et donné une certaine aura et reconnaissance de la part de l’entourage sportif ici et ailleurs. En 1963, la reprise verra le NAHD intégrer 3 joueurs de l'ex-OHD (Zboralski, Perret, Serrano) ainsi que le rappel des joueurs du cru (Zermani, Zemmouri, Boudissa maazouz, Ouali, Yahia...). Champion d'Alger, il a perdu le titre de champion d'Algérie au profit de Annaba dans le tournoi final. 4 ans plus tard, les « Sang et Or » sont déclarés champions d’Algérie en 1967 et prendront une dimension sous l’impulsion d’un président de l’époque hors paire, en la personne du Colonel Slimane Hoffman et de Bensiam qui a marqué aussi de son emprunte l’histoire du club d’Hussein-Dey.
Sur le terrain, celui qui a révolutionné les « Sang et Or » n’est autre que le grand René Vernier qui avait à ses cotés l’illustre Hamoud Fez (1969-1970), les navigateurs mettent le cap avec un équipage de renom, Ouchen et Amar (deux gardiens de but internationaux), Bouyahi, Nazef, Youcef, Oualiken, Bousseloub, Bahmane et autre Lahtihet.

Le NAHD : une grande école de football.
Malgré un palmarès très moyen, le NAHD est reconnu comme étant la plus grande école du football algérien depuis les années 60, qui a perfectionné un jeu très apprécié des amateurs, soit avec l'entraîneur hongrois Kalocsai (1966-68), l'anglais Reynolds, ou Avec le français René Vernier (à ne pas confondre avec René qui a ouvert une salle de judo à Alger) qui a perfectionné la défense de zone, ce dernier basculera la hiérarchie en intégrant deux jeunes arrières centraux qui ont pour nom Kheddis et Akkak, et un milieu de terrain, Fergani. La relève sera assurée par Amar Boudissa, auteur d’un record unique en son genre avec 17 matches sans défaite. Puis, vint l’anglais Reynolds à qui succéda le non moins célèbre Jean Snella, ce dernier eut l’honneur d’apporter sa touche particulière dans le jeu des navigateurs, promut le jeu offensif et révolutionna le NAHD dans les années 70, sans oublier le mérite des éducateurs tels que Bellamine, Fes et autres Boudissa amar, Abdelkader Bahmane, Benzekri, Ighil,…etc. Cette pléiade d'éducateurs hors normes a forgé des joueurs talentueux de niveau mondial comme Fergani, Ouchene, Khedis, Ighil, Guendouz, Madjer, Merzekane, pour ne citer que ceux-ci. Au début des années 70, Le NAHD a été le 1er club algérien à engager un partenariat avec une entreprise commerciale (AIR ALGERIE) grâce à l'aide de S. Hoffman, et ce avant même la réforme sportive de 1976, il s'agissait d'un prélude au professionnalisme avant l'heure.
Le NAHD a réussi la performance unique dans les annales du football algérien de donner 7 joueurs à la fois (soit plus de la moitié) à l'équipe nationale tous de valeur mondiale, les supporteurs se souviennent qu'à leur retour au sein de l’équipe, ces internationaux devaient prouver leur valeur pour arracher une place de titulaire étant donné la valeur des joueurs non sélectionnés. Ces derniers toutes voiles dehors, étaient un spectacle assuré sur tous les terrains d’Algérie. 1979, le Nasria décroche sa première coupe d’Algérie avec les Merzekane, Madjer, Guendouz, Guenoun, Zarabi, Aït El Hocine, Lazazi et autres. C’était l’antichambre de l’équipe nationale.
Durant la même saison, le même groupe passera près d’un exploit continental en perdant la finale de la coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de la coupe face à Horia Konakry (Guinée). Deux années plus tard les « Sang et Or » quitteront la scène africaine en demi-finale sortis par l’Africa Sport de la Côte d’Ivoire.

Le déclin
En 1986, le club victime d’une saigné prend le chemin de l’enfer de la division régionale, où il végètera jusqu’à 1991. Le NAHD renaît une autre fois de ses cendres, et jouera encore une fois les 1ers rôles en D1.
Durant la décennie 90, le NAHD connaîtra des résultats en dents de scie avec 2 relégations (1995 et 1997) mais il sera aussi vice champion d’Algérie en 1992, et 3ème en 1993.
En 1999, n’ayant pas pu se classer parmi les 14 clubs qui devaient composer la super-division, le Nasria connaîtra encore une fois le purgatoire.
Cette fois, le messie a pour nom Méziane Ighil, l’entraîneur qui a réussi le pari fou de remettre l’équipe à sa place parmi l’élite. Ce même Ighil volera encore une fois au secours des navigateurs en 2000 mais dans la peau d’un « Big Boss ». Les « Sang et Or » retrouveront sous sa casquette l’élite. Première mission de l’ex-talentueux arrière gauche, réorganiser le club administrativement et travailler avec les hommes qu’il faut. La satisfaction ne tardera pas à venir. Le staff technique composé de Cheradi, Aït el Hocine et Ouchen bouleversera la hiérarchie. Les talentueux Aliche, Bendebka, Yacef, Abdeslam, Châabna et autres Gana, termineront la saison 2002/2003 en beauté. Une 2ème place amplement méritée qui leur a ouvert les portes d’une compétition internationale, la Champion’s League Arabe.

Les défis d'aujourd’hui.
Le NAHD comme les autres clubs sont aujourd’hui face à un défi majeur pour prétendre jouer un rôle au plan arabe ou africain, les structures et l'organisation actuelle, obsolète et dépassée, ne peuvent plus répondre aux exigences pour assurer un bond qualitatif, aussi, le passage au professionnalisme devient indispensable. Cependant, cette mutation est tributaire d'une action commune impliquant les clubs, la fédération et les pouvoirs publics qui doivent avant tout protéger les clubs formateurs comme le NAHD qui sont chaque année, pillés par d'autres qui récoltent le fruit de nombreuses années de formation et d’investissement, sans dédommager les frais engagés très coûteux, se contentant de verser aux joueurs des sommes symboliques

 

belouizdad (belcourt)

Belouizdad
بلوزداد
Pays Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Sid M'hamed
Code ONS 1604
Code postal 16015
Président de l'APC
Mandat en cours
Mohamed Boudouhan
2002-2007
Longitude 03° 03' 54' Est
Latitude 36° 44' 59' Nord
Superficie 216 hectares = 2,16 km2
Population 91 482 hab.
(2002)
Densité 42 352 hab./km2

Belouizdad est une commune de la Wilaya d'Alger. Elle constitue l'un des quartiers de la ville d'Alger.

Géographie

La commune de Belouizdad est délimitée à l'est par les communes de de Hussein Dey et Kouba, au nord par la commune d'Alger-Centre, à l'ouest la commune de Sid M'hamed ex-Belcourt et au sud par les communes d'El Magharia et Kouba.

  • Elle possède une facade littorale de 1,6 Km de long. Un espace vert avec un restaurant y constitue la seule partie aménagée de la baie d'Alger.

Histoire

Belcourt a été construite sur une partie marécageuse de la plaine d'Alger au pied du ravin de la femme sauvage et du bois des arcades. Elle doit son appelation à une colonisation d'origine lyonnaise.

  • En 1577, Miguel de Cervantes alors prisonnier du roi d'Alger se cacha dans une grotte avant d'être pris.
  • 1832 Début de la construction du Jardin d'Essai.
  • 1835 Elle fait partie de la commune nouvellement crée de Mustapha.
  • 1995 La commune d'El Hamma-El Annasser prends le nom de Mohamed Belouizdad en hommage au chahid issu du quartier.

Urbanisme

Belouizdad est traversée dans sa longueur par l'avenue Mohamed Belouizdad (ex-rue de Lyon) au sud et la rue Hassiba Ben Bouali au nord.

Belouizdad est composé des quartier de Laâqiba, El Hamma, " Mohamed Bouchanafa ex : rigodit" et Ruisseau.

Economie

La commune de Belcourt n'est pas une commune industielle, elle a surtout une vocation de petit commerce et de marchés. Cependant elle compte quelques usines et entrepôts :

  • Siège de Hamoud Boualam, implantation de la première usine en 1878.
  • Usine Sonelgaz.
  • Ateliers SNTF.
  • ENMTP, Ex-SONACOME (Construction Mécanique).
  • ENATB (Transformation du Bois)
  • Station de dessalement d'eau de mer.

Equipement

  • Bibliothèque Nationale du Hamma.
  • Hôtel Sofitel Alger.
  • Le Jardin d'Essai (fondé en 1832, s'étand sur 62 héctares)
  • L'Institut Pasteur.

Culture

  • Grotte Cervantés.
  • Le Musée des Beaux-Arts d'Alger.

Transport

  • La commune de Mohammadia est traversée par la Rocade Nord d'Alger.
  • Sera desservie par deux stations de la première ligne du Métro d'Alger, Hamma et Jardin d'Essai.

Sport  Stade du 20 Août 1955 où évoluent notamment le CR Belouizdad et l'OMR El Anasser.

sidi m'hamed-mustapha
istoire de la commune

Mustapha : Ancienne commune - 4ème arrondissement du Grand Alger.

Mustapha est devenue commune indépendante en 1835 par ordonnance du Gouverneur, mais en 1848 Mustapha, commune riche, fut rattaché à la commune d'Alger. Ses 5200 habitants ne cessèrent alors de protester et de présenter des pétitions et des requêtes d'indépendance car ils prétendaient qu'il s'agissait d'une manoeuvre de la commune d'Alger(très endéttée à l'époque) pour récupérer des recettes fiscales faciles. Ils eurent gain de cause le 26 janvier 1871 date à laquelle il y eut la deuxième création d'une commune de Mustapha qui redevint une commune à part entière indépendante d' Alger. La nouvelle commune comprenait : le village d'Isly, l'Agha, le plateau Saulières, le quartier du Pâté, le quartier Julienne et les futurs quartiers de Belcourt et du Hamma, jusqu'au Ruisseau. La commune d'Alger se plaignit alors que son hopital, ses abattoirs, son usine à gaz, ses écoles supérieures,... ne soient pas sur son territoire et que de nombreux habitants, de Mustapha tiraient leurs ressources des installations d'Alger. Il y avait également un grave problème de la propriété communale de l'eau. Un décret présidentiel du 10 avril 1904 rattacha donc, de nouveau Mustapha à la commune d'Alger.

Hôpital Mustapha

VILLAGE dans la ville, il couvre plus de 15 ha de superficie et atteint presque les 4 000 habitants : malades, 2 300 lits ; personnel attaché à son service, 1 574 hommes ou femmes.

Montrer la réalité du plus grand hôpital d’Algérie : , 15 hectares de bâtiments au coeur de la Capitale, un véritable monument historique fondé en 1854 par les Français.

Mais l'hôpital de Mustapha n'est pas seulement un établissement hospitalier, le plus vaste de l'Afrique du Nord, c'est encore, Alger étant ville universitaire, un hôpital de Faculté disposant, comme tel, de grands services d'enseignement.
Ceux-ci, au nombre de quinze, se répartissent de la manière suivante : clinique médicale, clinique chirurgicale, maladies infectieuses, médecine infantile, chirurgie infantile, thérapeutique médicale, thérapeutique chirurgicale, obstétrique et gynécologie, phtisiologie, urologie, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, neuropsychiatrie, dermato-syphiligraphie, hygiène et maladies des pays chauds.


L'Institut d'Alger - Mustapha est pour le monde un modèle d'organisation et d'enseignement.

Grâce à un merveilleux effort médico-social , "LE TRACHOME", cette vieille plaie endémique de l'Algérie est désormais en voie de complète résorption.

La fréquence de la cécité est:
Sur 10.000 en Egypte : 119,7
France et U.S.A : 8
Algérie : 118,8
URSS : 16

Le trachome constitue le principal responsable de la cécité. Sur 10.000 aveugles examinés à la clinique ophtalmologique d'Alger 27 % l'étaient du fait du trachome. A ce chiffre important il faut ajouter les borgnes et les malades dont l'acuité visuelle est considérablement réduite.

Les services ophtalmologiques de l'hôpital de Mustapha d'Alger dirigés par le professeur Larmande, reçoivent des malades de toutes origines.

Centre ophtalmologique d'Alger-Mustapha :

C'est un grand immeuble de trois étages qui couvre une surface considérable.

Indépendamment des salles de malades : hommes d'un côté, femmes de l'autre, pavillon des enfants à part, l'hôpital reçoit 40.000 consultations par an.

Le bloc opératoire comprend 8 salles. Indépendamment de deux blocs opératoires importants et isolés, les 6 autres blocs munis d'appareils sanitaires adéquats permettent aussi aux médecins stagiaires de s'exercer sous l'oeil vigilant des maîtres.

L'Institut du Trachome d ' Alger-Mustapha comprend un amphithéâtre où ont lieu les cours, les projections cinématographiques. Une bibliothèque nantie uniquement de livres sur les maladies des yeux comprend plusieurs centaines d'ouvrages spécialisés.

Le laboratoire de chimie permet la recherche des vaccins et sérums. Plusieurs appareils servent soit à lyophiliser (dessécher) soit à agrandir (microscope électronique grossissant de 20 à 75.000 fois) soit à expérimenter afin que le trachome recule progressivement et disparaisse pour toujours.

  • Source :Revue du printemps 1961

Ecole de Médecine

À partir de 1855, sous l'influence du médecin colonel Bertherand, fut créée la seconde école de médecine et de chirurgie d'Alger.
Les débuts de cette école, simplement préparatoire d'abord, furent des plus modestes. Ainsi, après l’hôpital du Dey à Bab El Oued, le 21 mai 1855, c'est à l'Hôpital de Mustapha que des cours de médecine seront donnés à des étudiants.
Cette école devait rester longtemps militaire, mais peu à peu, civils d'origine et militaires retirés du service actif allaient en fournir les cadres, tandis que les étudiants indigènes commençaient à la fréquenter, juifs surtout.

Deux ans plus tard, le décret du 4 août 1857 instituait une Ecole de médecine à Alger. Douze enseignants se partageaient un local situé au 4 de la rue René Caillé (ruelle perpendiculaire à la rue Bab Azoun).
Mais ce n'est que le 18 janvier
1859 que seront inaugurés à Mustapha les cours officiels, lorsque le conseil municipal d'Alger, par une délibération spéciale, eut voté les crédits nécessaires pour réaliser les dispositions visées par le décret qui donnait à la ville d'Alger, la charge de l'entretien des bâtiments, des dépenses du personnel et du matériel.

Palais d'eté du Gouverneur

Dans le haut de la rue Michelet,sur la gauche, le Palais d'été du gouverneur, au milieu de son parc ombragé peuplé d'essences méditerranéennes et tropicales, présentait une succession de constructions mauresques, par endroits modernisées, formant un cadre propice aux fêtes données par le gouverneur.

En face de l'entrée, une statue en marbre blanc représentait le maréchal Mac-Mahon. De chaque côté de la porte, une série de bustes de divers gouverneurs de l'Algérie: Chanzy, Randon, Pélissier, Damrémont, Bugeaud, de Gueydon, Clauzel et Lamoricière, formaient une haie d'honneur diversement appréciée par la qualité des sculptures.

Repères géographiques

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Illustrations, photos anciennes

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Histoire du CHABAB RIADHI BELOUIZDAD

 

Le Très Grand Chabab 1963-1972
 

         Voici le récit de l’histoire du Chabab, un club qui a marqué le football Algérien dès le début de sa création, notamment durant la période entre 1963 et 1972, qui a vu le Chabab battre des records jusqu’à présent inégalés, en commençant par gagner 10 Titres en 8 saisons et dont les fameuses couleurs rouge et blanc ont été portées par les meilleurs joueurs d’Algérie, voire même d’Afrique et qui constituaient également les piliers de l’équipe nationale d’Algérie. Parmi ces joueurs nous citerons à titre d’exemple les Lalmas (Ahcene Lalmas est le meilleur Joueur Algérien de tout les temps -aprés un sondage éfféctué par l'hébdomadaire sportif Echibek en 1993- il a été choisis aprés un vote de plus de 350 téchniniens,entraîneurs et joueurs Algériens), Kalem, Achour, Selmi, sans oublier tous les autres.
        L’histoire a commencé comme ceci : en été 1962 et au milieu des festivités et manifestations de joie du peuple Algérien à l’occasion du recouvrement de son indépendance (05/juillet/1962), un groupe de jeunes du quartier de Belcourt décide de fusionner les deux clubs du quartier à savoir le Widad Riadhi Belcourt (WRB) (ex-club de la rue de Lyon) et le Club Athlétique Belcourt (CAB).De cette fusion est née le Chabab Riadhi Belcourt (CRB) qui fût ainsi, le premier club de football de l’Algérie Indépendante. 
         , et sous la houlette de Yahia Saadi comme entraîneur, l’objectif de la premièreAvec Monsieur Boukida Djeloul en qualité de Président saison du championnat (1962-1963) était l’adaptation et la cohésion du groupe. En cette saison, le CRB était dans le groupe de Bologhine et Bousmaîl et s’était contenté de gagner une place lui permettant de participer au championnat du centre.

 

 

Deuxième Période


    Une seule saison aura suffit au CRB pour attirer l’attention et l’admiration de tous les Belcourtois ainsi que des habitants des quartiers environnants, au point où tout le monde participa à collecter des fonds pour le Club, notamment chez les grands commerçants de l’époque tels que Messieurs Boukida, Bouhelal et Khemissa entre autres et dont la contribution était jugée de large et généreuse et ceci afin d’offrir au club les moyens de sa politique.

Troisième Période

Après avoir récolté les fonds nécessaires, les dirigeants du club entama l’opération recrutement. Un recrutement ciblé et de qualité se traduisant par l’arrivée de joueurs chevronnés et prometteurs tels que (Zitouni club de Paris), (Madani & Djemaa USM Alger), (Zerar de Hamam el-enf Tunisie), (Nassou & Amar de Aîn Beniane), (Koussim de Sétif), (Achour & Lalmas de l’OM Ruisseau), (Kalem du IR Hussein-Dey). Il est important de saluer au passage, le travail effectué par les dirigeants de cette époque : des Hommes au sens le plus noble du terme et qui étaient animés uniquement par l’amour du Club et qui se sacrifièrent pour lui afin qu’il devienne non seulement un Grand Club, mais Le Plus Grand Club d’ALgérie.
Au début, les résultats de l’équipe étaient tout juste moyens, avec des défaites contre le MC Oran 3-2, Batna 1-0, Constantine 1-0 ,Saîda 2-1 et le MCA 2-1. La saison d’après, soit en 1965-1966, le CRB se réveille et écrase tout le monde sur son passage. Il effectue une remontée spectaculaire, passant de la dernière place du classement à la première, suite à une belle série de 9 Victoires consécutives à commencer par celle de l’ASM Oran (0-1), durant 14ème journée) et les écrasantes victoires (8-1), (8-0) et (4-1) contre respectivement le MO Constantine au 20/Août (mi-temps 0-1 pour les Constantinois), Annaba et ES Mostaganem.


1965-1966 La Saison phénoménale du CRB


Avec un Premier Doublé en Algérie, le Chabab collectionne les victoires en cette saison (16 victoires) avec des scores fleuves (0-4) à Blida et Oran devant le MCO et un 5-2 devant le NAHD avec une attaque percutante qu’on appelait d’ailleurs l’Attaque Mitrailleuse et qui avait à son actif en cette saison (63 buts) : (Lalmas 18 buts, Chanane 14, Achour 13 et Kalem 8), ce qui fait 53 buts à eux seuls. Le CRB avait également remporté sa première coupe d’Algérie face au RC Kouba (victoire en finale 3-1).
La Saison 1966-1967 était juste moyenne pour le Chabab, ensuite la saison 67-68 n’était pas meilleure que la précédente et ce, malgré le recrutement de Selmi Djilali. Ce petit déclin était dû à un malheureux concours de circonstances comme la participation de 9 joueurs du Chabab avec la sélection nationale qui avait pris part à la CAN 1968 en Éthiopie et qui a vu le retour d’une équipe complètement décimée et fatiguée après un très long périple mais également de nombreux blessés parmi les joueurs du CRB. S’en suivra le faux pas contre l’ES Guelma dans un match retard du championnat. En deux saisons le CRB n’eut rien à se mettre sous la dent.
Après la nomination de Ahmed Aaran au poste d’entraîneur-joueur, Le Chabab reprit de plus belle et se remit à gagner encore un Doublé en 1968-1969 avec à la clé un fracassant aller-retour contre le NAHD (7-1) à l’aller et (5-2) au retour.

1969-1970 : Le Triplé

Le CRB réalise le premier triplé dans l’histoire du football Algérien et laisse passer le quadruplé (le grand chelem) qui était largement à sa portée étant donné que c’était la meilleure saison du CRB qui n’avait perdu qu’une seule rencontre contre le MC Oran à Oran (3-1), dans des circonstances assez particulières. S’en suivra la victoire en finale de coupe d’Algérie contre l’USM Alger (4-1) et la victoire en Coupe Maghrébine des Clubs Champions contre le SFAX (Tunisie). Le Chabab avait fait l’impasse sur la coupe d’Afrique des clubs champions après les menaces de représailles des Sénégalais de Jeanne D’arc contre le CRB suite à une victoire mémorable du chabab au match aller 5-3, au 20Août.

1970-1971

Après quatre journées de championnat, avec un nul et une victoire contre le MC Alger et une défaite contre le MC Oran et une défaite en coupe d’Algérie contre le CS Constantine aux tirs au buts (48-47 c’est le record officiel en Algérie, encore un!), le CRB se devait de remporter la Coupe maghrébine pour sauver sa saison. Cela se concrétisa contre l’espérance de Tunisie (EST) 3-2 après une grande finale et après avoir écrasé les FAR du Maroc au tour précédent par un cinglant 3-0.
Cette magistrale victoire poussa le célèbre journal sportif Français l’Equipe, à consacrer un grand espace dans l’un de leur numéro au Chabab Riadhi Belcourt qui entrait ainsi dans la cours des Grands.

1971-1972

C’était le début de la fin d’un cycle, et après avoir bien entamé le championnat avec 3 grandes victoires contre le WA Tlemcen 7-0 et la JSM Tiaret 8-3 et l’USM Bel Abès 4-1 l’équipe n’avait plus de souffle et lâcha prise du moins sur la scène nationale car elle réussie quand même à remporter la Coupe Maghrébine pour la 3ème fois consécutive.

 

Quelques Records du CHABAB

1- Champion d’Algérie avec 72 Points en 1964-1965.
2- Une série de 23 matches sans défaites
(le NAHD détient le 2eme record avec 21 matches. Un record que détient le CRB jusqu'à aujourd’hui.
3- Une première série de 09 victoires consécutives et une deuxième avec 10 victoires 1985-1986 et une troisième en 2000-2001.
4- Les Doublés : le CRB détient le record des doublés : 1965-1966, 1968-1969, 1969-1970 et un triplé à la clé.
5- La Meilleure Attaque de tous les temps : 1965-1966 (63 buts), 1966-1967 (43 buts), 1967-1968 (39 buts), 1971-1972 (53 buts).
6- Ahcène Lalmas est le meilleur buteur en Algérie avec 150 buts en championnat, il détient également le record de buts marqués en finale de coupe d’Algérie : 06 buts en trois finales.
7- En 1969-1970 le CRB n’a perdu qu’une seule rencontre contre le MC Oran (3-1). La JS Kabylie avait presque fait de même mais elle a perdu 2 matchs en 1979-1980.

 Le renouveau...


Le Chabab n’a plus gagné de titres entre 1978 et 1995 malgré les bons résultats que réalisait l’équipe pendant toutes ces années, se classant à chaque fois 2ème,3ème ou 4ème jusqu'en 1988 où le Chabab a connu la plus mauvaise saison de son histoire caractérisée par une relégation en D2 et une finale de coupe d’Algérie perdue contre l’USMA aux tirs au but malgré le riche effectif dont les CRB disposait et qui était considéré comme étant la meilleure équipe du championnat sur papier avec les Yahi, Amani, Badache Laamouri, Khoudja, Kabrane, Abdesamia, Kouhil, Demdoum...etc., mais sur le terrain, les choses se passaient autrement. Fort Heureusement, et grâce encore une fois à la mobilisation de ses véritables enfants, le calvaire ne dura qu’une seule saison, puisque le club retrouva la D1 l’année suivante, en 1989….
Mais l’évènement de cette relégation ne partit pas sans laisser des séquelles profondes au cœur du CRB car, dès lors, Le Chabab perdît considérablement sa notoriété pour n’occuper qu’un rôle de figurant dans les championnats successifs, évitant même in extrémise la relégation à maintes reprises jusqu’en 1994. En effet, durant cette année, le Chabab, sous la houlette de Mourad Abdelouahab se classa 4ème au championnat avec à la clé, une qualification en coupe Arabe en Arabie Saoudite. C’est donc l’année suivante (1995) que le CRB prit part à cette compétition, où il enregistra un honorable parcours jusqu’en demi-finale (Défaite contre l’ES Tunisie 0-1).
En 1995, le CRB remporte la coupe d’Algérie pour la 5ème fois de son histoire contre l’O Médéa 2-1, drivés par le duo Bacha et le défunt Adjaout (Allah Yerahmou), les Belcourtois perçoivent l’espoir du retour du grand V.
C’est en effet le début d’une autre belle époque, avec une nouvelle génération de jeunes et talentueux joueurs, qui malgré le changement du bureau (Départ de Lefkir et Arrivée de Selmi) et du staff par le retour de Mourad Abdelouahab en remplacement de la paire Bacha-Adjaout, une nouvelle équipe, qualifiée de dream-team Algérienne, est née avec les Bekhti, Badji, Settara, Talis, Bounekdja, Selmi Yaçine, Chedba, Ali Moussa, Boutaleb et autres, le CRB développe du beau football et à chaque saison de nouveaux joueurs étaient ramenés au club afin de compléter le schéma tactique de l’entraîneur et atteindre les objectifs assignés par la Direction. C’est dans ce contexte que des joueurs comme Mezouar et Boukessassa sont venus au club.
Et arriva la saison 1999-2000 qui a vue le Chabab remporter le titre de Champion d’Algérie pour la 5ème fois de son histoire et le dernier du 20ème siècle, dans un championnat remporté haut la main, avec au passage, une victoire durant la même saison en finale de la coupe de la ligue le 19 Mars 2000, contre le MC Oran 3-0.
La saison suivante, et sur sa lancée, le Chabab non seulement confirme mais fait mieux avec un 2ème titre consécutif 2000-2001 en coiffant l’USMA et la JSK à 7 journées de la fin du championnat. Pour la petite histoire, le Chabab avait gagné 10 matchs consécutifs avec Nour Benzekri qui était arrivé au milieu de la saison.

Les années noires

Après cette saison, une véritable descente aux enfers commence pour le Chabab qui fait une chute libre en raison de la politique déraisonnable de sa nouvelle Direction. Malgré cela et par un véritable sursaut d’orgueil, le CRB a quand même réussi à atteindre la finale de la coupe d’Algérie 2003. Une finale perdue en raison d’un arbitrage scandaleux et partial en faveur de l’USM Alger par l’arbitre de la rencontre (Berber).
Afin d’illustrer l’anarchie avec laquelle le club était géré, 17 joueurs Champion d’Algérie ont été libérés en 18 mois : un véritable travail de destruction. Compte tenu de tous ces éléments, tout le monde savait pertinemment que le Chabab allait droit à sa perte. C’est ainsi qu’arrivèrent les 2 saisons les plus catastrophiques (après celle de 1988) du Chabab, où le club a frôlé la relégation en D2 à deux reprises (2003-2004 & 2004-2005). La saison 2005-2006 a était mi-figue mi-raisin, malgré le renfort de pas moins de 16 joueurs.
Enfin, nous espérons tous le retour du grand Chabab qui nous fera vibrer de joie et de victoires. Dites Amine!

kouba

Kouba
Image:Blason_Kouba.jpg
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Département Alger
Code INSEE (91154)
Code postal 16050
Population 3986 hab. (1962)
Densité hab/km²
Nom des habitants Koubéens, Koubéennes
Superficie
Point culminant 127m
Altitude 83 m
Coordonnées (long/lat) 3°05'36" E / 36°43'32" N
Localisation

La Naissance de KOUBA

Emile GAUDET, ancien adjoint au Maire de Kouba , écrivait en 1931 un petit historique de Kouba :

Hadj Pacha, qui exerça l'intérim du commandement de la Régence, avait bâti en 1545, une mosquée surmontée d'une coupole (« Koubba »). Cette mosquée était située non loin de l'emplacement de l'église actuelle et avait été transformée en chapelle lors de la création du Grand Séminaire. Elle fut démolie, plus tard, lorsqu'on dût procéder à la construction de l'église.

L'origine de Kouba se arttache aux premiers mois de la conquête. Pour couvrir la capitale, on établit aux environs d'alger, deux camps retranchés, dont l'un fut Kouba, l'autre Dely-Ibrahim . Ces deux camps donnaient accès à la Mitidja : l'un par l'oued Kerma, l'autre par Douéra. On accédait à Kouba, non pas par la partie basse longeant la mer, mais par les sommets, par Mustapha-Supérieur, par l'actuel Ravin de la Femme Sauvage, pour aboutir à un village indigène, appelé aujourd'hui le « Vieux-Kouba ».Sur l'emplacement de ce village indigène, près du camp retranché, on construisit un nouveau village, et on y installa vingt trois familles allemandes (1832). Ces émigrants étaient au Havre et devaient se rendre en Amérique, ma is une circonstance fortuite les fit diriger sur Alger.. Les travaux préliminaires de ce village furent commencés en 1832. Chaque famille recut environ quatre hectares de terre, des semences, des outils, des vivres et même de l'argent. Cette tentative n'eut aucun résultat favorable, presque toutes les concessions attribuées furent abandonnées. En 1835, l'Administration combla ces vides en donnant les terres délaissées à des colons français qui avaient déjà fait de la colonisation dans la Mitidja où ils avaient été dépouillés par les indigènes. Ces nouveaux arrivants trouvant à Kouba la sécurité et un village bien construit, se mirent au travail avec ardeur.Ce furent ces derniers qui plantèrent les premiers cépages de vigne du Roussillonnais. Les résultats furent excellents et ils trouvèrent de nombreux imitateurs.Quelques Français d'origine avaient acheté de vastes concessions. L'un d'eux, homme d'initiative en matière de colonisation, avait loti ses terres et les avait louées dans de bonnes conditions à des Mahonnais, gens de vie sobre, accoutumés aux travaux de la terre et durs à la peine.Les succès devaient couronner cette tentative. Il y avait à Kouba, en 1844, sur un territoire un peu plus étendu qu'il ne l'est aujourd'hui, une quarantaine de fermes.

Kouba fut érigée en commune de plein exercice le 31 décembre 1836. La première école fut créée au Vieux-Kouba en 1841.

En 1848, le Général CAVAIGNAC céda à Monseigneur PAVY, deuxième évêque d'Alger, les terrains occupés par une partie du camp pour y créer son Séminaire. En 1851, une maison du village fut aménagée en église; Mgr PAVY en fit la bénédiction le 9 novembre de la même année.

En 1890, Mgr LAVIGERIE céda une partie de la propriété du Séminaire à la Commune de Kouba, pour la construction de nouvelles habitations et c'est sur une partie de ces terrains qu'a été édifiée l'Eglise actuelle qui fut inaugurée le 3 avril 1892.

DESCRIPTION DU VI LLAGE

Le charmant village de Kouba est placé en avant de l'Atlas dont il est séparé par la riche plaine de la Mitidja, planté sur un des derniers mamelons des collines du Sahel à 127 mètres d'élévation.Il occupe le centre du golfe que ferment à droite, le Cap Matifou et, à gauche, la ville d'Alger. Par devant, des pentes douces, parsemées de villas et ombragées d'arbres toujours verts, descendent vers le rivage. Au delà, c'est l'immense étendue d'une mer bleue, sillonnée de navires, le ciel profond de l'Afrique, le large cercle d'horizon où ils se confondent dans le même azur, et derrière lequel les yeux et le cœur cherchent le rivage de la Mère-Patrie. Kouba est certainement un des plus beaux villages du département d'Alger. La vue s'étend sur la merveilleuse baie d'Alger dont le panorama est véritablement admirable, sur la plaine de la Mitidja et sur les montagnes du Tell.Les environs sont charmants : ce ne sont que vignobles, cultures maraichères, jardins particuliers fleuris et embaumés. On peut, par des sentiers couverts et de nombreuses routes, se diriger vers les jolis centres environnants: Birmandreis, le Gué de Constantine, Maison-Carrée et Hussein-Dey. La commune de Kouba à une population de 3986 habitants, dont 1459 Français, 925 Etrangers et 1602 Indigènes. Sa superficie est de 1600 ha. Kouba est desservi par un service de tramways électriques (CFRA)L'electricité et le gaz y sont distribués pour l'éclairage, la force motrice et le chauffage. L'importance de Kouba va chaque jour grandissant, de nombreuses villas s'édifient et des quartiers nouveaux surgissent .

Repères géographiques

Illustrations, photos anciennes

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RC Kouba

RC Kouba
Club fondé en 1942
Couleurs vert et blanc
Stade Stade Omar Benhaddad
(20 000 places)
Siège 1 avenue Mohamed Fellah
16050
Kouba

Le Raed Chabab Kouba est un club de football algérien basé dans le quartier de Kouba à Alger. Le RCK évolue au Stade Omar Benhaddad qui se trouve entre les quatiers de Noble Terre, d'el Bahia et de Cité Ben Omar.

Palmarès

 

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Le Dimanche 18 Novembre 20072 commentaire(s)

ALGER


Alger
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Département Alger
Code INSEE (91110)
Code postal 16000
Population 890 644 hab. (1959)
Densité hab/km²
Nom des habitants Algérois, Algéroises
Superficie 18 308 ha
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat) 3°37"E / 36°47"N
Localisation
istoire de la commune

Histoire ancienne   

Vraisemblablement fondée au VIIe siècle avant l'ère chrétienne, son nom, qu' attestent les pièces de monnaie trouvées en 1940, lui vient des îlots qui lui font face.
Cité autonome de Maurétanie, Ikosium fera partie en l'an 25 du royaume de Juba II, avant son annexion par Rome en l'an 40. La cité devient ainsi municipe romain sous le nom latiné d'Icosium.

Après la chute de l'empire romain, l'histoire d' Alger se confond avec les bouleversements des invasions vandales (429-534). Signalons toutefois, qu'au cours de cette période, la ville a été un laps de temps le siège d'un évèché. Au cours du 7ème siècle, à l'aube de l'Islam, s'installe sur le site la tribu des Beni Mezrenna, qui s'adonne à l'agriculture et à l'élevage. Elle entretient, par ailleurs des relations commerciales avec les villes de la rive nord de la Méditerranée.

En 952, Bologuine Ibn Ziri Ibn Manad fortifie et agrandit le site occupé par les Beni Mezghana et lui donne le nom d'El-Djézaïr, par référence aux quatre îlots qui faisaient face au rivage.

Le port 1830
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Le port 1830
  • Ancien nom : El-Djézaïr, nom arabe qui veut dire (Les Iles)et son nom phénicien Ikosium qui veut dire l'île aux mouettes.
  • Fondée en 1492 par les Espagnols sur des ilôts, réunis au continent en XVIe siècle par les Turcs. Dès les dernières années du 15ème siècle, Alger comme les autres villes villes du litttoral maghrébin subit le contre coup de la <<Reconquista>> espagnole.

La population s'accroit de nombreux émigrés andalous et la ville s'agrandit. En 1510, les Espagnols qui tentent de la soumettre construisent la forteresse du Penon. Face à la persistance de la croisade chrétienne, la population d'Alger sollicite la protection des frères Barberousse qui s'installent à Alger en 1516.

El-Djezaïr devient une dépendance de l'Empire ottoman grâce aux corsaires turcs qui luttent contre l'influence espagnole.

L'arrivée des frères Barberousse, va changer radicalement la destinée de la ville.
Kheir-Eddine, qui succède, en
1518 à son frère Arroudj, devient le maître tout puissant de la ville d'Alger et de ses environs.

Le pirate et ses successeurs vont dès lors écumer la Méditérranée jusqu'à la veille du débarquement français en Berberie.

Le pouvoir administratif est confié à une dey (1671) et Alger devient une base d'action des pirates turcs (Barberousse) en Méditérranée.

La vieille ville Casbah est d'époque ottomane (classée au Patrimoine mondial en 1992).


Présence turque

15130 - 1830 Berbérie

Le corsaire Aroudj Barberousse se dirige vers Alger, avec dix-huit galères et trois navires chargés d’artillerie ; un de ses lieutenants l’avait déjà précédé à la tête de douze cents Turcs ou renégats, depuis longtemps dévoués à sa fortune.

Une fois installé à Alger, Aroudj fit quelques démonstrations hostiles contre le Peñon et les Espagnols; mais son affaire principale, ce qui le préoccupait avant tout, c’était de s’emparer du pouvoir. Accueilli tous les jours chez Eutemy comme un libérateur, il put apprécier le caractère de son hôte, doux et timide, inhabile au métier des armes; ses farouches Turcs, logés chez les principaux habitants, leur avaient inspiré une crainte profonde. Depuis son arrivée à Alger, toutes les démarches d’Aroudj, toutes ses paroles, tous ses entretiens, n’eurent d’autre but que de se rendre redoutable à la multitude. Lorsqu’il crut les voies suffisamment préparées, lorsqu’il pensa qu’il pouvait impunément tenter un coup décisif, il ordonna à ses gardes d’étrangler Eutemy, et se déclara souverain d’Alger. Les principaux habitants voulurent s’opposer à cette usurpation ; Aroudj les fit saisir et les livra au cimeterre de ses soldats. Menacés par les Espagnols, dominés par l’ascendant moral d’Aroudj, intimidés par la force brutale des Turcs, les Algériens finirent par accepter le pouvoir nouveau qui leur était imposé.

Dès ce moment, Aroudj agrandit son rôle ce n’est plus un corsaire aventureux, sillonnant les mers pour augmenter ses prises; c’est un politique adroit, c’est un stratège habile qui, sans autre ressource que ses Turcs et ses renégats, entouré de populations hostiles, continuellement attaqué par les Arabes et les Espagnols, entreprend néanmoins de se maintenir dans un pays étranger, et atteint ce résultat, à force de courage, d’audace et de persévérance. Disons-le, cependant, Khair-Eddine, son frère, le seconda puissamment dans cette tâche, et, après la mort d’Aroudj, ce fut lui qui parvint à consolider la domination turque sur les côtes de la Berbérie.

Quelques historiens ont pensé qu’Aroudj ne s’occupa ni du gouvernement intérieur de l’odjak, ni de l’administration des domaines qui en dépendaient ; c’est une erreur. Aussitôt après le meurtre d’Eutémy, Aroudj détermina les attributions des différents pouvoirs telles qu’il les avait conçues et telles qu’elles se sont maintenues, à très peu de modifications près, jusqu’à l’entière destruction de la domination turque en Algérie.

A peine est-il reconnu souverain d’Alger, Aroudj chasse les Arabes de leurs emplois, dont il investit ses officiers les plus dévoués, et déclare solennellement que les membres de sa milice auront seuls désormais le droit d’y concourir. Pour soustraire entièrement sa puissance à l’influence locale, Aroudj refuse aux fils mêmes des miliciens nés à Alger le droit de faire partie de l’odjak; il veut que ce corps ne soit exclusivement composé que de musulmans originaires de la Turquie, ou de renégats étrangers. Ces deux bases, comme on voit, plaçaient le gouvernement militaire d’Alger dans les mêmes conditions que la république militaire des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il existe encore d’autres points de ressemblance entre les deux institutions à Rhodes, les chevaliers partageaient seuls l’autorité avec le grand-maître, et le chef de l’armée conduisait l’administration de la guerre. A Alger, le divan ou conseil de régence ne fut composé que des officiers de la milice, et l’aga remplissait les doubles fonctions de ministre et de commandant.

Au reste, pour donner une sanction religieuse à sa constitution, Aroudj en attribua l’idée première à un marabout très renommé dans le pays, à Sida-Abd-er-Rahman, et dont il sut exploiter la popularité au profit de sa politique.

Pendant qu’Aroudj travaillait ainsi à organiser son pouvoir, Khair-Eddine, qui tenait la mer, arriva à Jijel, amenant des prises considérables. Là, il apprit l’étonnante fortune de son frère, et il s’empressa d’aller mettre à sa disposition ses ressources et son courage. Ce renfort n’était pas inutile dans les circonstances difficiles où le sultan improvisé devait bientôt se trouver.

Source:Algérie-ancienne.com

La ville

Description

Le circuit des murailles de cette ville peut être par sa forme, comparé à un arc muni de sa corde; son front de mer s'étend entre l'Est et l'Ouest; le port suit également cette direction, ainsi que les angles, galeries et les terrasses de toutes les maisons, qui sont dépourvues de fenêtres.

A l'intérieur de ses murailles, elle ne renferme que 12200 maisons, grandes et petites, car le développement de son enceinte n'est pas considérable, et qu'il n'y a pas une seule de ces habitations qui ne contienne une cour d'une plus ou moins grande étendue.

Toutes les rues, plus étroites que les rues les plus rétrécies de Grenade, de Tolède ou de Lisbonne, peuvent livrer passage à un cavalier, mais pas à deux hommes de front. Une seule rue fait exception, c'est la grande rue du Socco (souk, marché), qui traverse la ville, en ligne directe, de la porte Bab-Azoun à la porte Bab-el Oued, parce qu'elle forme un espèce de marché, bordée de chaque côté, d'un nombre infini de boutiques, où l'on vend toute sorte de marchandises; encore, cette rue, qui est la principale et la plus large voie d'Alger, atteint à peine dans sa plus grande largeur 40 enpans tout au plus, et sur bien des points, elle est de beaucoup plus étroite.

En résumé, les maisons de cette ville sont tellement agglomérées et serrées les unes contre les autres, qu'elles la font ressembler à une forme de pain bien unie. Il résulte de cet état de choses que les rues sont très sales, pour peu qu'il pleuve, parce que toutes ont le grand inconvénient d'être très mal pavées.

Les maisons sont généralement bâties à la chaux et très solidement, couvertes en terrasses, sur lesquelles on étend au soleil le linge pour le faire sécher. Les maisons sont tellement rapprochées et les rues si éteintes, que l'on pourrait parcourir presque toute là ville en passant d'une maison à l'autre; c'est du reste, le Moyen qu'emploient pour se visiter, beaucoup de femmes de la ville.

Il est bien peu de ces maisons qui n'aient, avec un grand vestibule, une cour spacieuse destinée à éclairer largement l'intérieur; car, comme les Maures ne veulent pas que leurs femmes ou leurs filles voient au dehors ou soient vues, ils ne font pas ouvrir de fenêtres sur les rues.

A l'extérieur des remparts, on ne trouve point, quant à présent, comme dans toutes les localités, d'autre faubourg que vingt-cinq maisons environ, formant une rue qui, des abords de la rue BabAzoun, suit la direction du Sud.

La ville d'Alger est bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est. L'enceinte de cette étrange cité, telle que nous la trouvâmes, avait la figure d'un triangle, dont la base, formant une ligne brisée tracée par le rivage, présentait le côté le plus étendu. Les deux autres côtés montaient jusqu'à la Casbah, située au sommet du triangle. Un mur à l'antique, avec des tours de distance en distance et avec un espèce de fossé du côté Sud et un ravin profond du côté Nord, fermait cette enceinte. La ville offrait l'aspect d'une masse de maisons, recouvertes d'un enduit d'une blancheur éblouissante, que sillonnaient des ruelles étroites et tortueuses, où deux mulets ne pouvaient se croiser qu'au moyen des retraites qu'on avait pratiquées çà et là.

La petite île, sur laquelle étaient établies les batteries qui rendaient Alger formidable du côté de la mer, était rattachée à la terre par un môle. C'était cette île qui, avec le môle muni de batteries casematées, enfermait le port ou la darse.

La ville avait cinq portes: deux ouvraient sur le côté de l'enceinte triangulaire régnant le long de la mer; deux autres se trouvaient aux extrémités inférieures des deux autres côtés de l'enceinte, l'une appelée Bab-Azoun, c'est-à-dire d'Azoun, au bas du côté Sud, et l'autre dite Bab-El-Oued, c'est-à-dire porte du ruisseau, au bas du Côté Nord. La cinquième, nommée Porte-Neuve, se trouvait à environ cent vingt mètres au-dessous de la Casbah, sur le même côté de l'enceinte que la porte Bab-Azoun. Hors des deux portes Bab-el-Oued et Bab-Azoun, étaient deux faubourgs dits faubourg de Bab-el-Oued et faubourg de BabAzoun.

Hors de ces deux portes, la ville était aussi flanquée de deux forts, élevés sur les bords de la mer. L'un, appelé Fort-Neuf, était voisin de la porte Bab-el-Oued et armé de trente-six bouches à feu; l'autre, situé à trois cents mètres de la porte Bab-Azoun et appelé fort Bab-Azoun, était armé de quarante-huit bouches à feu.

  • Source: Edouard Dalles - Guide géographique, historique et pittoresque 1876 (fourni par Bertrand B.)
La médecine

Il n'y a pas, à Alger, d'hôpital ni d'école de médecine ni d'infirmerie, encore moins de diplômes institutionnels.
Les "médecins" (toubibs ou hakems) sont, soit des guérisseurs (marabouts) illétrés, soit des talebs qui ont lu l'antique manuscrit du grand médecin Arabe Bou Krat (plus connu sous le nom d'Hippocrate), soit des esclaves chrétiens, capturés en mer, que l'on achète très cher sur la place aux esclaves (le Badestan).
Paradoxalement, se sont les Européens (esclaves ou libres) qui sont les mieux soignés: ils bénéficient, à Alger, depuis 1575, d'un "Hôpital Espagnol", sorte d'infirmerie organisée par des religieux catholiques et financée par les Européens, par des dons et des taxes spéciales. L'état sanitaire de la ville est déplorable et le manque total d'hygiène rend endémiques les épidémies de peste ou de variole, le paludisme et autres syphilis sévissent aussi, assurant ainsi une régulation sévère d'une natalité galopante.

Aucun médecin mâle ne pouvait pénétrer dans les familles indigènes pour soigner femmes et enfants.

L'enseignement

L'enseignement n'existe pas, si l'on excepte l'enseignement de la théologie musulmane et du droit coranique délivré dans les Médersas, encore est-il, à Alger, d'un niveau très inférieur à celui de la Qaraouine de Fez ou de la Zitouna de Tunis. Les sciences et les techniques sont l'objet d'un profond mépris pour le "Maure" moyen.
L'imprimerie est totalement ignorée, au bénéfice de la calligraphie ancestrale. La langue officielle est le Turc mais on parle plutôt les dialectes arabes ou berbères. L'ordre est le domaine des troupes turques (les Janissaires).

Seul les garçons vont, (pas tous), à l'école élémentaire (m'sid) pour apprendre à lire et à écrire l'Arabe; s'ils parviennent à apprendre par coeur les premiers versets du Coran, ils entrent à la Médersa et deviennent taleb. Les filles, elles, restent à la maison pour apprendre à faire le ménage et la cuisine, tisser la laine, broder etc... Les Juifs n'ont pas accès à l'école coranique, ils vont à la synagogue où ils apprennent les rudiments d'arithmétique et de calcul indispensables pour leurs professions commerciales.

La casbah
Rue de la Casbah
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Rue de la Casbah

La ville d'Alger, toute blanche, dominée par la Casbah, résidence du gouverneur qui impose au pays la loi du sultan de Constantinople.
Ce gouverneur s'appelle le
Dey. Comme en Égypte, il domine un pays de cultivateurs et d'éleveurs nomades, avec une poignée de fonctionnaires et une petite armée de cavaliers. La ville blanche, ancien repaire de pirates, est entourée d'une muraille continue, et dispose de portes bien défendues.

La ville a la forme d'un triangle dont la Casbah est le sommet, un sommet de plus de 100 mètres d'altitude.

Depuis le XVIe siècle les commerçants français payaient au Dey le droit de faire du négoce dans les « concessions d'Afrique » qui trafiquaient surtout du corail. Ces concessions avaient été renouvelées en 1818. Depuis le Congrès de Vienne, le Dey n'avait plus le droit de réduire les chrétiens à l'esclavage et d'en faire commerce. Il avait dû rendre, en 1816, mille captifs chrétiens sous la menace d'une flotte anglaise. Mais il continuait à pratiquer en Méditerranée des raids de corsaires, la course, comme on disait.

La place, avec ses nombreux canons, était impressionnante. Elle était protégée du côté des terres par un fortin bien pourvu en artillerie. Sur le port les Algérois pouvaient bombarder à l'aise la flotte quand elle tentait de s'approcher. Le nid de corsaire pouvait résister. La forteresse date du XVIe siècle, elle a plus de cent vingt canons.

le 5 juillet 1830 Eblé entre dans la Casbah déserte. "Il est interdit de piller". Mais il est surpris de l'abondance des biens emmagasinés. On dirait un comptoir commercial, remarque-t-il. Il y a des milliers de coupons de soieries lyonnaises, de cotonnades. Décidément les femmes du Dey étaient coquettes.

Le drapeau blanc à fleurs de lys flotte sur la Casbah. Les troupes françaises sont bien approvisionnées, elles reçoivent du vin, du pain frais.
Les officiers occupent les maisons qu'ont abandonné les notables.

On plante dans les beaux jardins mauresques des carottes et des navets pour nourrir la troupe. Les mosquées sont transformées en corps de garde ou en hôpitaux. L'occupation de l'Algérie commence.
Les civils ne vont pas tarder à affluer, non pas de France, pas tout de suite, mais de Malte, de Minorque, du Sud de l'Espagne.

Les premiers colons arrivent et défrichent, sous la protection de l'armée. Une sorte de colonisation spontanée, non voulue par les autorités parisiennes, se développe dans l'anarchie. L'Algérie française est née. Sous un drapeau qui n'est pas tricolore, et sans aucune volonté politique des gens de Paris.

Présence française

1830 - 1962 Algérie

Les Français prennent la ville en 1830 à Hussein, dey Turc, gouvernerneur de la Régence d'Alger pour le compte de l'Empire Ottoman de 1818 à 1830.

Cette entrée donc, allait ouvrir un formidable chapitre de l’Histoire de France, mais aussi de l’Histoire de la Méditerranée.

Très rapidement, l’atmosphère de l’ancienne ville pirate change du tout au tout.
Il existait un cloisonnement entre les couches d’une population hiérarchisée selon son origine ethnique, laquelle conditionnait ses activités dans la Cité : Turcs, Kouloughli, Maures supplétifs, Kabyles, Arabes, Juifs, chrétiens, et qui est ainsi décrit dans l’ouvrage de Pierre BOYER : "La Vie quotidienne à Alger à la veille de l’intervention française". "La caste des turcs domine sans conteste le pays. Les Kouloughli sont des petits parents que l’on ménage ; les Maures, des sujets ; les Berbères et les Arabes des ennemis en puissance ; les juifs, des inférieurs que l’on méprise profondément mais dont on ne peut se passer ; les chrétiens, des esclaves".

A ce cloisonnement, générateur d’un rythme de vie immuable, se substitue, non sans une certaine pagaille, un esprit que l’on peut qualifier de cosmopolite : que l’on en juge ! Aux autochtones évoques, dont ceux qui avaient le plus à souffrir de la rudesse turque ont accueilli les soldats français en libérateurs se joignent ces soldats, en provenance de toutes les provinces ; s’y ajoutent très rapidement, pour les besoins de l’intendance et du génie militaire, mais aussi poussés par tous ces instincts puissants que suscite un Monde nouveau, jusqu’alors terrifiant et qui semble s’ouvrir à la vie des hommes d’Europe Continentale et du pourtour méditerranéen : négociants marseillais, ouvriers de toutes origines, notamment des Piémontais, des Sardes, des Allemands, des Suisses, des Mahonnais qui vont fonder les premiers villages, enfin, et parmi les premiers : des Maltais.


Les Britaniques et les Américains débarquent lors de le Seconde guerre mondiale en 1942.

Le Comité Français de la Libération nationale est créé en 1943 et se transforme en 1944 en Gouvernement provisoire de la République Française.

De 1954 à 1962, Alger est le théâtre de luttes violentes entre les forces françaises et les partisans du F.L.N .

Bab-el-Oued

D'abord Alger eut besoin de pierres pour construire la jetée du port. Alors surgirent les carriers de Valence qui arrachèrent les blocs au flanc de la montagne, ouvrant ainsi d'un premier coup de pioche ce qui est aujourd'hui la gigantesque carrière Jaubert. C'est pourquoi le plus vieux quartier de Bab-el-Oued s'appelle la Cantera - "la Carrière". Pour permettre le passage des lourds convois, on démolit la porte de l'oued, et près de la carrière, berceau de pierres de Bab-el-Oued, on construisit un bassin parce qu'il fallait faire boire les chevaux. C'est pourquoi le second quartier de Bab-el-Oued s'appelle la Bassetta - "le Bassin". Au travers du ravin au fond duquel coulait le fameux oued, on bâtit un moulin, plus bas on installa une pompe, à laquelle les femmes vinrent chercher l'eau comme en Espagne ou à Malte, comme en Italie ou aux Baléares.

Il restait à relier le faubourg naissant à la ville. Surgirent les Messageries, et la petite plage au bord de laquelle se jetait l'oued entre les rochers de Saint-Eugène et ceux du Cassour devint le bain des chevaux.

Au fond d'une excavation qu'on appelait "le trou"*, on donna des courses de taureaux. Et comme ceux qui accompagnaient les convois funèbres au cimetière de Saint-Eugène avaient besoin de se réconforter pendant que les familles enterraient leur mort, Bab-el-Oued poussa vers eux une presqu'ïle de guinguettes et de bistrots. Quand l'oued M'kacel eut été enfui dans le béton et transformé en égout et quand la gare eut remplacé les Messageries, Bab-el-Oued sut qu'il était devenu une ville plus importante que cent autres villes de France qui étaient déjà célèbres quant le faubourg n'existait pas encore.

Dans la ville, les quartiers s'appellent toujours la Cantera, la Bassetta, la Pompe, le Moulin, les Messageries... et la presqu'île de cafés qui s'allonge vers le cimetière a reçu le nom de Consolation.

Ces Maltais, ces Andalous, ces Siciliens, ces Mahonnais, ces Napolitains, ces Catalans et ces Génois qui débarquaient sur le sol d'Afrique, à l'embouchure dérisoire de l'oued M'Kacel, imaginaient poser le pied sur les rives du pays de Canaan.
Ils rêvaient confusément de vie facile cueillie, comme les fruits d'or des Hespérides, à la pointe de palmes nonchalantes. Ce trésor qu'ils étaient venu chercher, ils ne savaient pas qu'ils l'apportaient avec eux dans le maigre bagage serré dans un mouchoir à carreau noué au bout d'un bâton. C'était leur frugalité, leur incroyable obstination au travail, leur gaité, derrière laquelle ils dissimulaient leur pudeur de dire à la fois leurs espérances et leurs désillusions, leur dignité d'hommes accoutumés à se colleter avec l'adversité, et ce génie hérité des traditions latines qui comptent parmi les plus somptueuses du monde.
Ces vertus austères, ils les avaient en commun ainsi que la misère qu'ils tentaient de fuir.

Source : Alger-Bab-el-Oued extrait partiel D4UN ESSAI DE 1956 de Jean Brune

La Colonisation

Monuments et sites classés

  • Monuments et site classés :
  • - le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma.</br> L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité.
    En
    1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par A. Hardy.
    Centre de recherches, le Jardin d'Essai manisfeste son activité dans tous les domaines de l'Agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal.
  • - Le Jardin Marengo
    Création par les disciplinaires du Colonel Marengo en
    1833.
    Mausolée construit en
    1848 à la mémoire de la reine Amélie, femme de Louis-Philippe.
    - Hotel Saint-Georges
    Edifice construit en
    1889 de style néo-mauresque, siège des forces alliées en Afrique du Nord durant la seconde guerre mondiale qui reçut dans ce cadre des hôtes de marques tels Winston Churchill et le général Eisenhower.Il a été restauré après les nombreux bombardements.
    Aujourd'hui, il fait office de plus prestigieux hotel de luxe de la Capitale, sous le nom de Hôtel "El-Dzazair".

- Parc de Galland

Escaliers Parc de Galland
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Escaliers Parc de Galland

Aménagé sur un terrain légué à la ville par Charles de Galland, fondateur du parc et maire d'Alger, en terrasses coupées d'escaliers ses magnifiques jardins, son escalier monumental et dans le haut un zoo miniature ainsi que le musée de Stéphane Gsell.

- Musée des Antiquités
Le Musée des Antiquités : Musée
Stephane Gsell (Archéologue et historien) est composé de 3 édifices - Ce musée inauguré en 1897 abrite les collections d'antiquités romaines découvertes dans les fouilles par les chercheurs de cette époque.

- Musée du Bardo

Le Musée du Bardo d'Ethnographie et de Préhistoire, magnifique création du Gouvernement Général de l'Algérie inauguré en 1930 à l'occassion du Centenaire est situé dans le centre d'Alger dans un monument qui aurait été bati par un riche Tunisien, exilé pour sa résidence d'été.Il le revendit à un Français M.Joret qui l'accomoda à ses besoins , l'agrementa de plantations et qui ajouta une extension pour de vastes communs.
Quand l'Etat Français s'en rendit acquéreur, le monument fut destiné à l'exposition des collections éthnographiques, tandis que l'extension fut consacrée à la Préhistoire (objets provenant des fouilles).

Le Musée du Bardo avec son magnifique jardin a été classé Monument Historique en 1985.

- Musée Nationale des Beaux-Arts

Ses plans comme le choix de son emplacement furent l'étude minitieuse où le grand talent de l'architecte algérois Paul Guion trouva la façon de s'exprimer de la façon le plus brillante.
Le musée est inauguré le 5 mai
1930 par le Président de la République Gaston Doumergue pour la célébration du centenaire de la colonisation.

Un tel cadre ne pouvait mettre davantage en valeur les magnifiques collections rassemblées par le professeur Alazard qui dirige le Musée depuis sa création, classé parmi les plus beaux musées de France.
Toutes les oeuvres sont présentées sur 3 niveaux couvrant une superficie de 4000 m²,deux galeries superposées d'une cinquantaine de mètres et de salles de peinture encadrant une plate forme comprenant un jardin avec pergola destinées aux sculptures.

- Peinture ancienne : La collection ancienne du Musée a commencé à se constituer en 1908 et 1914, elle englobe six siècles d'histoire de l'art, comprenant des écoles italienne, suisse, rhénane, hollandaise et flamande, l'Ecole de Barbizon, l'Orientalisme.
- Collection contemporaire : L'Art contemporain est surtout illustré par des oeuvres d'artistes latino-américains et europééns.</br> - Collection de peinture algérienne : en
1962, une cinquantaine d'oeuvres était recensée.
- Autres oeuvre d'Art : une importante collection d'oeuvres sculpturales datant du
XVe siècle à la première partie du XXe siècle, dont des Bronzes de Rodin, Maillot et Despiau- Un trésor de 1700 dessins, gravures et lithographies. ainsi que 3 gravures de Picasso.

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Repères géographiques

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El-Djezaïr (Les Iles) Ilots réunis au continent (zone rouge) par une jetée pour créer un port sûr au XVIe siècle par les Turcs (Keireddin Barberousse) .

Le Grand Alger : Arrondissements

Constitution Administrative

  • Décrets n°59-321 du 24.02.1959 et n°60-163 du 24.02.1960 portant sur l'organisation de la commune d'Alger.

La ville d'Alger formée de 12 anciennes communes est divisée en 10 Arrondissements.

L'Administration de la ville d'Alger est assurée par un administrateur général, par un conseil municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.

Port

Port de voyageurs, marchandises, marine de guerre, pétrolier, minéralier, de plaisances, de transit, de pêche, de réparations maritimes. Surface : 185 ha, 8,4 km de quais, 3° et 7° de France pour le trafic passagers et maritimes.

Aéroport d'Alger Maison-Blanche

Aérodrome Maison-Blanche
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Aérodrome Maison-Blanche


2° de France- Classe internationale, ouvert à l'aviation commerciale à réaction, tête de lignes pour l'Europe et l'Afrique - réseau intérieur - escale.
Une piste record du monde, de 2400 m en béton précontraint d'une seule pièce.

 

 

Transports en commun

Le Téléphérique
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Le Téléphérique


Réseau Régie syndicale, 290 kms, 263 autobus et 93 trolleybus, plus l'unique téléphérique urbain d'A.F.N, et 3 ascenseurs.Le CFRA a contribué à la construction d'un réseau de transport urbain qui lui a valu en 1939, la distinction honorifique du << Réseau le plus moderne du monde >>




Halles centrales

- Abattoirs (3 établissements : Ruisseau, El-Biar, Maison-Carrée): abattage journalier : 2760 bêtes.</br> - Halles aux poissons : 1500 casiers par jour

Eau - Egout

- 700 km de conduites d'eau</br> - 423 km d'égouts

Voirie

- 859 km dont 125 km de route nationale, 92 km C.D, 110 km de chemin vicinaux, 532 km de voies communales.

Energie

 Eclairage D'Alger
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Eclairage D'Alger

- Eclairage puplic : 12.181.542 Kwh en 1959.</br> - Gaz : 56.420389 m3.

Education nationale

- 267 écoles primaires communales, 12 lycées et collèges publics ; 13 établissements secondaires privés, 13 garderies-jardins d'enfants .

Grandes écoles

Ecole Nationale d'Agriculture, Ecole d'ingénieurs (T.P.E) Ecole Nationale de la Marine Marchande, Ecole supérieure de Commerce, Ecole Nationale des Beaux-Arts, Conservatoire de musique et de déclamation.

Université

2° université de France : 5000 étudiants

Santé publique

7 hôpitaux, 14 établissements conventionnés et cliniques phisiologiques, 6 dispensaires municipaux, 6 centres de santé municipaux, 7 dispensaires privés.

Equipement sportif

16 terrains de foot-ball, 41 terrains de Basket-ball, 5 terrains de hand-ball, 26 terrains de volley-ball, 3 terrains de rugby, 39 courts de tennis, 13 installations d'athlétismes, 18 salles de gymnase ou éducation sportive, 3 salles d'arme, 4 salle de boxe, 4 salles de judo, 12 piscines (dont 1 de 30m et une autre chauffée) plus 7 plans de mer, 1 piste cycliste, 1 fronton de pelote basque, 1 terrain de golf, 1 aérodrome aviation légère et sportive, 4 carrières et terrestres équestres, 1 stade de modélisme.


Carte des arrondissements
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Carte des arrondissements

Air de France : 7ème

Baraki : 10ème

Birmandreis 8ème

Bouzaréa 6ème

Dely-Ibrahim 7ème

El-Biar 7ème

Hussein-Dey 9ème

Kouba 8ème

Maison-Carrée 10ème

Mustapha 4ème

Oued Smar 10ème

Saint-Eugène 6ème

Illustrations, photos anciennes

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                                                                Image:Logo-mca3.gif

                                                                      MC Alger

Le Mouloudia Club d'Alger, ou MC Alger, est un club de football algérien basé à Alger. Mouloudia Achaabia Al Djazaïria en arabe, le club est fondé en 1921, il est le doyen des clubs algériens et deuxième club le plus titré.

Historique

Mouloudia Club d'Alger par son appellation tirée de "Mouloud" car la date de fondation du MC Alger (7 août 1921) correspondait avec la fête du "Mouloud" et c'est pour cela que le club s'appela "Mouloudia".

Une des anciennes équipes du Mouloudia datant des années 1920.

En l'an 1921 un groupe de jeunes Algériens de la Casbah (Historique quartier d'Alger) entrèrent en contact avec leurs compatriotes de Bab El-Oued (Quartier Populaire d'Alger) avec l'intention de fonder un club de football Algérien et le contact fut établi en grande partie grâce à (Hamoud Aouf) qui assurait la liaison entre les deux quartiers, la réunion qui donna naissance au club fut à l'arrière boutique du café "benachere" actuellement "Yahi", et parce que ce jour (7 août 1921) coïncidait avec le " Mouloud " le club fut appelé " Mouloudia Club d'Alger " à noter aussi que parmi les présents dans cette réunion il y avait (El Hadj Derriche), pour ce qui est des couleurs (vert et rouge) ils furent choisi pour ces raisons :

  • Le vert : le signe de l'espoir du peuple Algérien et couleur symbolique de l'Islam.
  • Le rouge : le signe l'amour de la patrie et du sacrifice pour elle.

Le Mouloudia est bien plus qu'un simple club de foot, c'était un club algérien musulman le seul, mais il a provoqué par la suite un vrai mouvement sportif musulman avec sa popularité qui ne cessait de s'agrandir au point d'inquiéter le régime colonialiste français.

Sa première saison 1921/1922 dans la "ANAFA" avait connu des hauts et bas, la saison suivante 1922/1923 le MC Alger fut officiellement admis à la ligue régionale Algérien (FFF) et cela à la 4e division, mais malgré ces belles prestations et la qualité de son jeu le MC Alger n'a pas pu accéder à la division supérieure sous l'ombre de la presse Française qui évitait de publier les résultats et les news du club par crainte d'augmenter sa popularité du club, mais aussi par l'apparition de la loi "BORDES" qui obligeait les clubs musulmans à contenir en moins deux joueurs européens et cela avec l'intention de réduire la popularité du club qui ne cessait de s'agrandir, alors il a fallu attendre 14 saisons pour voir le MC Alger accéder à la légion d'honneur et ceci s'est fait en cours de la saison 1935/1936 après une domination totale du MC Alger durant l'année qui s'est terminée par un match barrage contre le club Français Olympique Maringo actuellement USM Hadjout, qui s'est vu être rejoué 3 fois après 2 matchs nuls ce qui était une première dans l'histoire de la (FFF), mais au terme de la 3e rencontre c'était le MC Alger qui gagna avec le score de 2-1 , c'était alors la 1re montée dans l'histoire du club.

Durant ses premières saison dans la légion d'honneur le MC Alger jouait les premières place dans le classement mais il voyait l'accession lui échapper toujours durant la dernière journée du championnat ce qui lui a valu le surnom par la presse française de : « l’éternel dauphin » du fait que cela se reproduisait plusieurs année de suite.

Le bon classement du MC Alger dans cette division ans que sa belle prestation lui ont permis de jouer la coupe d’Afrique du Nord mais ce dernier n'a pas dépassé les 8e de finales, le MC Alger a jouait aussi quelques matchs amicaux contre : Lokomotiv Moscou, Rapid de Vienne, Olympique Gymnaste Club Nice Côte d'Azur… durant la saison 1939/1940 surnommée "la saison de la guerre" en raison de la 2e guerre mondiale, et pour la même cause, le championnat français avait connu un retard ainsi que le partage de la division d'honneur en Algérie en 3 groupes, le MC Alger avait dominé dans son groupe, puis a battu les leaders des groupes A et B pour se retrouver champion de "la saison de la guerre " ce qu'a mis ses nombreux supporters dans un état euphorique dans les ruelles d'Alger Si le titre qu'avait remporté le MC Alger en 1939/1940 n'était que symbolique (tournoi amical), il a pu au terme de la saison 1943/1944 terminer leader et remporter le titre de champion de la ligue d'Algérie devançant l'ASSE, ce titre fut le dernier avant la libération nationale. Avant l'arrêt de tout club algérien et l'abstention de toute participation aux différentes compétitions et cela répondant à l'appel de l'FLN en 1956, il y a eu un certain match qui reste gravé dans l'histoire du foot algérien ce match s'est déroulé entre le MC Alger et la JS Kabylie dans le cadre de la coupe d’Afrique du Nord et qui s'est terminé sur une écrasante victoire du MC Alger par 7-0, ce match a eu lieux le 4 octobre 1951 . Après la libération nationale (1962), le MC Alger ainsi que l'USM Alger s'étaient qualifiés pour disputer la finale du ligue régionale Algérien, mais le MC Alger l'a perdue par le score de 3-0 Un an après (1964) le MC Alger n'a su faire mieux que décrocher une place parmi les clubs qui joueront le 1er championnat national en 1964/1965, durant cette saison le ministre de la jeunesse et des sports fait reléguer le MC Alger en D2 ou il demeura 3 saisons Le retour du Mouloudia en nationale-une avec une douvelle génération de joueurs comme Omar Betrouni, Kaoua, Bachi et autre Tahir… fut en force surtout les trois premières saison en terminant 4e avec 46pts en 68/69 2e avec 52pts en 69/70 et 3e avec 46pts en 70/71 , il a aussi gagné la coupe d'Algérie et un trophée arabe Une grande équipe s'était formée sans doute avec des joueurs de talent qui ont fait 'Le grand MC Alger des années 1970" l'équipe qui entra dans la légende en rasant plusieurs trophées nationaux et continentaux, le 1er de ces trophées fut le championnat national, le 1er du club et celle en 71/72, le second titre du même genre fut remporté en 74/75 mais le MC. Alger durant cette même année a aussi décroché une place africaine pour 1976

1976 ! le MC. Alger arrive à faire un triplé qui jusqu'à aujourd'hui reste inégalé en Algérie (Championnat - Coupe - Coupe d'Afrique) le doyen gagne son 3e championnat, sa 3e coupe, et la première coupe d'Afrique algérienne.

Viendra alors la saison 77/78 Le MC. Alger change d'appellation en MP. Alger (Mouloudia des Petroliers d'Alger) et gagne le 4e titre de champion d'Algérie Le Mouloudia frappe encore durant la saison 78/79 en remportant son 5e titre de champion mais aussi le 5e dans les années 1970, et sa 3e coupe en 76.

Cette année fut la fin de la série de bons résultats car c'était le dernier championnat avant 20ans car il a fallu attendre jusqu'en 1999 pour redécouvrir la saveur de vaincre avec une équipe composée de plusieurs bons joueurs tels que Saifi, Ben Ali, Rahmouni, Dob…

À signaler aussi pendant les années 1980-90 la coupe remportée par le club (83) et la relégation en D2 (84/85) et aussitôt l'accession (85/86), puis le MC. Alger a frôlé le titre en (88-89), après cela et pendant 10ans l'équipe jouait sans ambition et se contentait du maintien en D1 avant que vienne le titre de la saison 1998/1999 avec un certain Saifi dans l'effectif mais aussi l'année du surnom de "CHNAOUA" aux supporters du Mouloudia par leur nombre et leurs déplacement avec leur équipe Mais après la délicieuse saison de 1998/1999 venait un véritable cauchemar pour les chnaoua car le MCA ne gagnait plus et cela pendant une période de plus d'un an depuis le match de blida (1999/2000) au match de Blida (2000/2001) au stade du 5 juillet, le MCA n'échappe pas a la relégation durant la saison qui suit (2001/2002), selon les professionnels et autres techniciens et observateurs le doyen ne pouvait pas espérer mieux pour lui en attendant l'accession s'est faite avec une équipe que s'est re-dessinées avec un entraîneur du nom de Saàdi, d'anciens joueurs comme Benali (à qui l'en doit une grande partie de l'accession) et des jeunes joueurs ou recrues tels : Belkheir, Chaouch, Hamoutane, Fodhili…

Durant les années 2004-2005 et 2003-2004, le MCA réalise de bons résultats mais ne parvient toujours pas à remporter un nouveau titre.

Le Mouloudia ne renoue pas avec le succès avant la saison 2005-2006 ou plus précisément le 15 juin 2006, ou, sous la houlette de François Bracci, elle s'impose en finale de Coupe d'Algérie face à l'éternel rival, l'USM Alger dans un match explosif ou l'intensité fût de mise. Une rencontre que le MCA remporta finalement sur le score de 2-1 (Doublé de Noureddine Daham pour le MCA et un but de Mintou Doucouré pour l'USMA). Au coup de sifflé final, Alger explose, les rues sont remplies et la capitale rentre en ébullition. Les nuits blanches qu'avaient vécu les Algérois une semaine avant la finale continuent…

L'année suivante, le MCA remporte un autre titre face à la JSK en finale de la Supercoupe d'Algérie (mettant en opposition le champion sortant et le vainqueur de la coupe). Match ou le Mouloudia s'illustra grâce aux buts de Bouguèche (40') et Belkaid (75'). La JSK était parvenu à égaliser à la 56' par l'entremise de Douicher. Malgré ce succès, François Bracci est évincé peu de temps après le président Mohamed Messaoudi et il cède sa place à l'Italien Enrico Fabbro alors qu'un directoire s'installe à la tête du club dirigé par Omar Ketrandji. Finalement, le nouveau coach parvint, malgré une saison très décevante ou l'équipe termina 11e, à rééditer l'exploit de la saison précédente en remportant à nouveau la Coupe d'Algérie encore une fois face au rival de toujours. Le match se termina sur le score de 1-0 grâce à un magnifique bolide de Fodil Hadjadj qui se logea en pleine lucarne du gardien adverse Mohamed Amine Zemmamouche. À l'issue de cette rencontre, comme la saison passée, la capitale rentre en euphorie et les défilés ne s'arrêtent plus. Après ce match, le MCA confirme sa suprématie devant l'USMA (le Mouloudia ayant remporté 4 finales/4 face à son grand rival) et par la même occasion, démontre encore une fois qu'il reste imbattable en finale…

Le 1er novembre 2007, le Mouloudia rencontre dans la finale de la Supercoupe d'Algérie le champion en titre l'ES Sétif. Cette rencontre étant la dernière pour l'entraîneur Italien Enrico Fabbro, celui-ci se devait de quitter par la grande porte. Mission accompli pour le coach des verts et rouges qui offre au Mouloudia son quatrième trophée en deux ans grâce à une victoire 4-0 (Younès (6', 58'), Belghomari (51'), Badji (54'). Cette rencontre sera notamment marquée par l'intégration dans l'équipe titulaire de plusieurs jeunes joueurs formés au club (Khelloufi, Koudri, Belkheir et Kaddour) Est-ce le début d'un nouveau cycle au Mouloudia ? C'est tout ce qu'on espère. Pour finir et en revenir au match, fait très important à signaler: le MCA continu son petit bonhomme de chemin et reste invaincu en finales... Qui mettra donc fin à ce cycle d'invincibilité ?

Le 14 novembre 2007, l'ancien international Algérien, Abdelmalek Cherrad, s'engage pour 18 mois avec le Doyen. Trois jours plus tard, soit le 17 novembre, l'entraineur Belge Jean Thissen prend les rennes du club.

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                                                                        USM Alger

Historique

une Union et toute une Histoire

L'histoire d'une Union qui a donné naissance à une grande famille Sportive Algérienne est racontée par l'un des bâtisseurs de cette fabuleuse épopée. Le défunt M. El-Hadj Ahmed Kemmat un des membres fondateurs de l'Union Sportive Musulmane Algéroise, nous emporte par son récit tel un voyage dans le temps.

Cet article parût en 1987 à l'occasion du cinquantième anniversaire du club et de son accession en Division Une sur les colonnes du magazine Africa 1 Sport le numéro 18 préparé par M. Moncef Bendjemaâ.

Ce témoignage du père fondateur ne peut être que complet, il reste d'ailleurs le seul et l'unique document provenant du seul membre restant en vie à cette date là, rappelons que M. El-Hadj Ahmed Kemmat est décédé en novembre 2003.

À notre connaissance il n'existe aucun document qui relate d'une manière aussi détaillée du tout début la naissance de l'USM Alger. Ceci dit, la recherche ne s'arrêtera pas là, nous continuerons l'investigation et la récolte des documents, photos et témoignages afin d'enrichir nos archives.

La Naissance du Club

M. El-Hadj Ahmed Kemmat avoue que l'idée de créer un club est venue comme cela. Elle avait commencé à germer au courant du mois de mai 1937. “Il y avait une équipe de quartier, le club sportif de la rue saluste qui nous avait plu. Nous, c'était Ali Lahmar dit Zaid, Ali Zemmour, Ali Slimani, Said Bennour, Arezki Meddad et M. El-Hadj Ahmed Kemmat, une bande de copains de quartier qui vivait les temps durs de la colonisation. Nous discutions souvent, de tout, des choses de la vie.. Et puis de fil en aiguille nous arrivions au sport. L'exemple des clubs musulmans de l'époque nous enflammait. Un désir ardent de faire quelque chose nous gagnait chaque fois que le sujet était abordé. Tous ces clubs nous avaient inspirés, parmi lesquels l'USM Oran créée, elle , en 1920 pour ce qui est de l'appellation je connaissais tous les rouages d'une telle opération. Mes fréquents contacts avec Mouloud Djazouli dirigeant très actif du MCA m'avaient beaucoup appris. Je me mis tout de suite au travail. Il fallait préparer les statuts et le dossier à déposer auprès des services de la préfecture. Aussitôt dit, aussitôt fait, le dossier est enregistré sous le numéro - attendez si mes souvenirs sont exacts - 1687. Le seul truc qui choquait l'administration coloniale était le mot musulman. Il était très mal vu. On discuta, on argumenta des deux côtés et l'agrément fut accordé. Le 5 juillet 1937 le club était crée. L'USMA était née. Son siège se trouvait à la rue du Divan. Son premier conseil d'administration comprend bien sûr les premiers nommés ci-dessus auxquels viendront s'ajouter Abdelkader Amrani, Omar Hemmaz, Omar Lakehal, Mohamed Basta Ouali, Mohamed Zennagui, et Ali Cherifi. Le premier président fut Arezki Meddad, le propriétaire du café du quartier. Quand on le lui annonça, ce cher Arezki, il était aux anges!”.

le Premier Championnat

L'Union Sportive Musulmane Algéroise est donc née et était prête à participer en 1938 au championnat de troisième division À cette époque beaucoup de joueurs avaient émis le vœu de venir dans ce club, malheureusement le règlementation (licence B) le leur interdisait. De plus, tous les clubs engagés devait avoir un stade pour la compétition. Un critère pour lequel la fédération d'alors se montrait intransigeante. Voilà ce que fit M. El-Hadj Ahmed Kemmat devant ces deux problèmes: “La fédération de l'époque exigeait un contrat avec un stade d'une durée minimum de cinq ans. Ceci pour assurer le déroulement des compétitions. J'avais contacté les dirigeants de l'O Pointe Piscade l'actuel Rais Hamidou et nous nous étions entendu en lui versant annuellement cinq mille francs. Pour l'argent, inutile de vous dire d'où il provenait”, ajoute-t-il avec un soupir qui en dit long sur l'état d'esprit qui régnait en ce temps-là. Plus intéressés que jamais nous nous interrogions sur cette question et plus particulièrement sur cette histoire de licence (B).

Sourire en coin, M. El-Hadj Ahmed Kemmat nous confie “ Nous nous étions sciemment affilié à la Fédération Sportive de Gymnastique du Travail la première saison. Du coup lorsqu'on passa à la fédération de football précisément, il n y avait plus aucun obstacle. Tous ceux qui voulaient opter pour l'USMA pouvaient le faire. Il n'y avait aucun empêchement. On débuta donc en troisième division et on termina à la troisième place. Ce n'était pas si mal pour un début. Quant à l'argent, il provenait tout simplement des quêtes, des dons, des recettes des fêtes que l'on organisait. Les autres clubs amis nous prêtaient gracieusement les équipements, les terrains pour les entraînements. Voilà les ressources de l'USMA de l'époque. Il faut vous dire aussi qu'en ce temps-là, le joueur payait sa cotisation, son équipement et même son … déplacement”. Combat politique, le sport "indigène" devait survivre et les sacrifices de tous genres ne se comptaient plus.

Le Passage de la 3e à la 1re Division

Puis arrive la guerre mondiale, la deuxième, plus cruelle que jamais. La compétition officielle est arrêtée. Un championnat symbolique la remplace. Deux groupes sont crées. L'USMA se trouve avec le Gallia Sports d'Alger, le RU Alger, l'autre groupe comprend le MC Alger, l'AS Saint-Eugénoise entre autres. Cela dure trois saisons.

M. El-Hadj Ahmed Kemmat passe la main sur ses cheveux, tire une bouffée de sa énième cigarette et ajoute: “ C'était une façon de nous faire connaître et les résultats ne se sont pas faits attendre. Abderahmane Ibrir ancien demi-centre de l'ASTA est devenu gardien de but chez nous et à même connu sa première sélection d'Alger sous nos couleurs. D'autres après, séduits par le club l'ont suivi. Il y a eu Hassen Zitouni, Rabah Zouaoui, Ismael Mahmoudi - un ailier vif comme l'éclair bien qu'il boitait d'une jambe - tous du MC Alger M'Hammed Naceri et Houari du GS Orléans-ville (actuel ASO Chlef), Berkani de l'O Tizi-Ouzou et beaucoup d'autre encore….”.

L'USMA est un club connu malgré le peu de moyens qu'il possède. La reprise des compétitions officielles survient en 1942. Pour la saison 42-43, l'USMA revient en troisième division selon la réglementation en vigueur. M. El-Hadj Ahmed Kemmat intervient: “ Les règlements le stipulaient. Vous pensez bien, faire une faveur à un club musulman était inimaginable. Néanmoins au bout de cette saison, l'USMA accède en deuxième division avec Mustapha El-Kamal comme entraîneur. Que dis-je, il était plus que cela, un éducateur, un père pour tout le monde. La mentalité qu'il inculquait devait nous servir bien longtemps après son départ. Un grand homme assurément. Son image est encore vivante, là où il est passé”.

L'USMA accède par la suite en 1951 en première division avec les Krimos, les frères Azzouz, Chabli, Benhaik… C'est en même temps, la veille de la période des grands départs vers Hammam Lif.

L'Esprit et les Sacrifices de l'USMA

Le siège est maintenant rue de Bône a ouvert entre-temps ses portes à d'autres sections sportives comme la boxe, le basket-ball et le cyclisme. Les activités continuent leur petit bonhomme de chemin grâce au dévouement des Abdelkader Amrani, Mohamed Abdelhamid, Abdelkader Cherchari, principaux animateurs de ces nouvelles disciplines.

M. El-Hadj Ahmed Kemmat tient à nous rappeler ceci: “ Abdelkader Cherchari qui était à la tête de la section cycliste avait même fait don d'un "trois - pièces" que l'USMA utilisa comme siège. Des exemples de ce genre, chacun en a donné selon ses possibilités. C'était cela l'USMA, une école où les jeunes prenaient comme modèle tous ces hommes qui les couvaient… Tenez, cela me revient. Ali Zemmouri un de ceux qui faisaient partie du groupe-fondateur avait la particularité de se charger chaque fin de saison du rafistolage de toutes les paires de chaussures de football et à ses frais. Ce geste peut vous paraître anodin. Il le serait moins quand vous saurez que tout ce temps, il le prend sur son congé annuel. C'est à mes yeux le dirigeant qui incarne le mieux, tout l'amour qu'il éprouve pour le club. Je le revois assis au milieu de toutes ces godasses, ces clous, semelles, s'acquittant de sa tâche. Cette manière de contribuer à la vie du club est en fait un exemple à méditer pour toutes les générations montantes…”.

Ne vous inquiétez pas M. El-Hadj Ahmed Kemmat, nous méditons beaucoup, particulièrement lorsqu'on on constate ce qui se passe de nos jours.

La pause-café, un rite que nos "vieux" ont su garder jalousement vient nous extirper de nos profondes réflexions. Qu'il aurait été passionnant de vivre cette période! Tout le monde qui œuvre dans le même sens, vers le même but et pour le bien de tous, c'est fantastique. A ce titre M. Kemmat précise: “ Les vestiaires? On y allait jamais en cas de victoire. C'est après les défaites que joueurs et entraîneurs ont besoin de soutien. N'étaient-ils pas nos fils? Ne fallait-il pas les protéger? Plus vulnérables qu'ailleurs, nos joueurs en ont un besoin vital. Songez que parmi eux il y en a que l'on a vu naître. Pour d'autres, on a assisté à leur naissance puis à leur circoncision et enfin à leur mariage”. Il est clair que dans ces conditions, le jeune, éduqué comme il l'a été, ne peut répondre que par le respect. Et c'est ce que demandent tous ces hommes qui, à l'instar de M. El-Hadj Ahmed Kemmat ont sacrifié une partie de leur vie tout court, sans demander quoique ce soit en contrepartie.

Après un moment plein d'émotion, la discussion reprend. On parle de tout, les anecdotes se succèdent. On retient celle qui suit, elle a trait aux problèmes des équipements: “ Nous n'avions pas de couleurs précises. Faute de moyens, nous nous faisions prêter des jeux de maillots pour les matches de compétitions. À ses débuts, l'USMA avait opté pour le vert et blanc respectivement pour le maillot et short, le rouge pour les bas. Un jour que nous portions les couleurs d'un autre club, le match s'était soldé par un 6 à 0 en notre faveur devant un adversaire qui évolua en vert et blanc. Cette situation provoqua un incroyable imbroglio chez un des supporters qui ne nous portait pas dans son cœur. Le malheureux avait cru pendant longtemps que nous avions pris la raclée, lui qui avait applaudi à tout rompre chacun des six buts. Lorsqu'il s'aperçut qu'on disait vrai, quelle déception pour lui! Depuis ce jour, il fut l'objet d'incessantes taquineries fort amusantes. Pour en revenir à l'équipement proprement dit, l'USMA avait choisi le rouge et le noir et avait bénéficié de plusieurs dons par la suite”.

Après l'Indépendance

Des l'indépendance, M. El-Hadj Ahmed Kemmat est toujours secrétaire général du club. Il y restera jusqu'au 1968. Son expérience des affaires du football le conduira au bureau de ligue jusqu'en 1967 et au bureau fédéral à partir de 1964 jusqu'en 1967. Cette période vient à point nommé pour ce dirigeant très écouté, estimé et débordant d'activité.

Une longue période de chômage - en 1956, l'USMA à l'instant de tous les autres clubs musulmans cesse ses activités sportives sur ordre du FLN - n'affecte en rien notre homme. Il déborde d'énergie à l'idée de travailler dans une Algérie libre. Un fol enthousiasme le gagne. Des projets, il en a plein la tête. Il se met tout de suite au travail. Son premier pari il le réalise dès 1962 en mettant sur pied le premier tournoi maghrébin avec la participation du Wydad de Casablanca de Al Ittihad Tripoli de l'ES Tunis et bien sûr l'USMA.

Cette manifestation footballistique est prévue pour les festivités du 1er novembre 1954. M. El-Hadj Ahmed Kemmat raconte : “ Le choix des équipes invitées fait. Il fallait s'envoler vers ces pays frères afin d'arrêter toutes les commodités. Saïd Meddad frère de Arezki Meddad et qui avait succédé à Mohamed Zennagui partit pour Tunis, Hadj Omar Dahmoune lui, fût envoyé comme émissaire à Tripoli et moi à Casablanca. Tout ceci à nos frais. L'USMA prenait en charge l'accueil, l'hébergement et la restauration. À ce propos, je dois saluer la grande disponibilité et la compréhension de nos frères tunisiens, marocains et libyens qui firent preuve en cette occasion d'un remarquable sens de solidarité.”.

Finalement, on saura par la suite que ce tournoi se transforma en trois matchs amicaux puisque la JS El Biar et le MC Alger devaient s'ajouter aux quatre premiers participants. Néanmoins, la première commémoration du déclenchement de la lutte armée connut un premier succès. Ce dernier en appellera d'autres.

et la Passion Rouge et Noir Continue

Aujourd'hui, M. El-Hadj Ahmed Kemmat vit une retraite paisible partagée entre le café du coin, la mosquée et le foyer. Il le mérite bien. Le sport, le football, il est au courant de tout. Il suit l'évolution du football dans le monde et plus particulièrement le nôtre avec attention. La réforme par exemple qu'il juge salutaire sous tous ses aspects.

Il est parti, d'autres ont pris la relève et continueront la tâche qu'il a commencée en compagnie de tous ses amis. Tous sans exception. “ Un club c'est un tout. Du président au garde matériel, de l'entraîneur au sympathisant, en passant par le joueur, le dirigeant, le soigneur…etc. Tout le monde est concerné. Le mérite, si mérite il y a, ne nous revient pas, à nous exclusivement. Tous ceux qui ont contribué, de quelque manière que ce soit, sont concernés” avoue-t il en conclusion. Merci M. El-Hadj Ahmed Kemmat , l'humilité n'est pas qu'un simple mot dans votre bouche.

L'USKA a fêté ses cinquante ans d'existence et l'occasion de réunir tout le monde n'a pas été saisie. Beaucoup de ces personnes, n'ont pas participé à cette fête. Du père fondateur, M. El-Hadj Ahmed Kemmat au fils sympathisant comme Boualem Rahma, le chanteur chaâbi, un dingue des "rouges et noir", tout le monde a été oublié. Omission involontaire ? Ingratitude ? Quelles que soient les raisons, la fête n'a pas été totale. Quel dommage.

Documents Historiques

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Oran

 

 
Oran
Pays Algérie Algérie
Wilaya Oran
Daïra Oran
Code ONS 3101
Code postal 31000 - 31031
Président de l'APC
Mandat en cours
Noureddine Boukhatem
2002-2007
Longitude 35°41′49″N
Latitude 0°37′59″W
Superficie 7 500 hectares = 75 km2
Population 897 700 hab.
(1998)
Densité 11 969 hab./km2
Vue d'Oran depuis Santa Cruz


Oran (arabe : وهران, Wahran, emprunté au berbère, « des deux lions »), aussi appelée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.

Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (Université d'Oran, Université des sciences et de la technologie, Faculté de Médecine, etc.)

 

 

 

 

 

Étymologie

Son nom, Wahran, emprunt arabe au berbère, signifiant « les deux lions », dont Oran est la transcription européenne, se réfère aux lions qui vivaient dans la Montagne des lions à quelques kilomètres de la ville. Il aurait été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji, anciens chasseurs de lions. Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, devant la mairie actuelle d'Oran deux grandes statues représentant deux grands lions. Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384. Oran portait avant également le nom Ifri qui signifie en berbère littéralement « la caverne ».

Histoire

Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, naît vers l'an 900 de notre ère. Petit village que fréquentent les marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue, il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.

Période préhistorique et antiquité

Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100.000 ans ont été relevées. Des grottes du palélolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire.

Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique Ier siècle avant J.-C) se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au Musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).

Période islamique

Entre 910 et 1082, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimides de Kairouan. La ville passe sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire de la Mauritanie actuelle, jusqu'en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen. La présence des Almohades est marqué dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. L'empire qui domine le Maghreb depuis plusieurs décennies s'émiette peu à peu pour finalement donné naissance à des dynasties plus locales en 1238, les Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fes jusqu'en 1509. En 1287, premier arrivée des juifs de Majorque à Oran.

La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIVe siècle le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves noirs. Notons que les Mérinides, qui règnent sur le royaume de Grenade et le Maroc, occupent une partie de l’Algérie guère plus loin d’Oran. Le règne de ces dynasties musulmanes se démentèle progressivement par les offensives espagnoles au début du XVIe siècle.

Période espagnole

Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai 1509. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir encore la présence espagnole.

Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies. Au XVIe siècle, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse, Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz.

Les juifs sont expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669. Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. La Porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) est construite en 1745. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce.

Période ottomane

Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708 ; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem. Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permis le retour des exilés juifs. En 1732 les Espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers-el-Kébir avec l’armada du duc de Montemar après la victoire remportée à Aïn-el-Turck.

Le mois d'octobre 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année. Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte.

En 1796, la Mosquée du Pacha, mosquée dite Pacha en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers. Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.

Période française

 

Blason de la ville d'Oran (description héraldique à l'agrandissement).
Blason de la ville d'Oran (description héraldique à l'agrandissement).
  • 1831 : après l'arrivée des Français, la communauté juive comprend 3531 personnes (et dans la ville, on compte seulement 750 Chrétiens et 250 Musulmans).Beaucoup de juifs se livrent au commerce. La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.
  • C'est dans une cité en ruine et misérable, peuplée de 2 750 âmes, que, le 4 janvier 1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, M. Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du cote de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du cote du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre a des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
  • En 1832, à la tête de cinq mille hommes, un jeune Emir répondant au nom d'Abd El-Kader marche sur Oran. Selon l'une des nombreuses légendes, il semblerait que L’Emir Abdelkader, dans sa quête de vérité, chercha à savoir si le fait de faire la guerre aux français était un acte de "Djihad". Il avait alors demandé à son père mahiadine comme a son grand-père, qui était le cheikh et chef spirituel de la Zaouïa soufie (qadiria) d’el guetna, pour une fatwa. On le dirigea alors vers les territoires des tribus d'Al Mahaja, seule à même de pouvoir lui rassembler (40)quarante Imâms pour prononcer la fatwa. Ce qui fut fait. Les quarante imams sont jusqu'à l'heure actuelle enterrés au cimetière du village M’cid. D'ou le nom de Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas).
  • 1836 : Le général de Létang transforme les glacis du Château-Neuf en une promenade qui porte son nom.
  • 1840 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations indigènes, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixe alors cette masse flottante originaire des tribus des El Gharabas, El Ghoualem et Zmalas. 1845, au Village des djalis situé sur un emplacement revendiqué par le domaine entre la lunette saint-André, le cimetière juif et celui de Sidi Bachir. le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats et en particulier les hommes de couleur,d'où l'appellation (Village Négre). C’est en 1887 que les indigènes des banlieues ont habité le quartier de nouveau, telles les tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja Et Zmalas, le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
  • 1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.
  • 1847 : Suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.
  • À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
  • 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se proteger du choléra.
  • La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .
  • Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
  • 1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la premiere grande usine de l'industrie Oranaise.
  • 1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogueOran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem ,celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit a l'islam et resta fidèle a sa nouvelle foi en Dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.
  • 1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
  • 1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.
  • 1887 : Le lycée Pasteur ouvrit ses portes a Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves ,l'un des plus grands lycées français.
  • 1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
  • 1896 : il y avait 15.524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11.820 .le nombre de Marocains dans le département d’Oran en 1936 est de 19.902, dont 4.395 vivaient dans la ville d’Oran.
  • 1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar).
  • 1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
  • 1907 : Édification du théâtre.
  • 1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al Mahaji (Zaouyet si Tayeb Al Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il léguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.
  • 1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.
  • 1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
  • 1930-1932 : Oran-Es-Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
  • 1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kebir, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
  • 1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur, et Medioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji, La première édification fut la prison civile d’Oran. sans oublier l'ancienne prison d'oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.
  • 1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
  • 1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. Mille deux cents marins périssent.
  • 1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britaniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procédent a des tirs a partir des batteries de gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower.L’Année des Bons (3am el boune), Chéragas les habitants de L’Est d’Oranie Mazouna et Relizane, ont subi l’exode vers la ville d’Oran.
  • 1942 : lors du débarquement Américain à Oran,Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins Oranais. ses maitres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a SIG aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
  • 1943 : Le Café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran, Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
  • 1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir.(aame jrad)
  • 1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré a Albert Camus son fameux livre (la peste) ,sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'El-Taraf de l'extreme Est algerien.
  • 1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
  • Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israél par les Nations unies. A l’occasion de la célébration de la Paque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière ,juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
  • 1949 : la construction du front de mer
  • 1950 : Oran compte 256 661 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans.
  • Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le ( GARAGE DE LA PAIX).
  • 1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé.
  • 1954 : le martyre Ahmed Zabana (Zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) qui se trouve dans le Douar Chorfa a El Gaada (banlieue d'Oran) qui était le poste de commandement de la ville d'Oran pendant la révolution ( Willaya v ).
  • 1954 : le 2 novembre 1954, Zeddour Mohamed Brahim kacem (fils de Cheikh Tayeb Al Mahaji), l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne,fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement aprés son retour d'Égypte , ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.Il est le premier martyre-étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger,quelques jours aprés son arrestation,sous la torture par les agents de la DST. Si Kacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).
  • 1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins,moutons et chèvres destinés a la consommation de la population Oranaise. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier St-Eugène.
  • 1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève, A Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié a la CGT QUI donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortége, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
  • 1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la Médersa El-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée française durant la révolution.
  • 1957 : Ahmed Wahbi (Driche Ahmed Tidjani), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.
  • 1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd'huit rebaptisé stade Ahmed Zabana.
  • 1960 : Premières barricades.
  • 1961 : Août, apparition de l'OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre –feu est décrété a 21heures. La ville est partageé en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina Jdida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamure et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint-Eugéne et la Marine.
  • 1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'O.A.S., Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville Massacre du 5 juillet 1962. Fin de la présence Française.
  • 1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), la tragédie oubliée de l’enlèvement et de l’assassinat par le FLN dans des conditions insoutenables de plusieurs milliers de Pieds Noirs.
  • 1962 : En septembre, Médersa El Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersa annexe El-falah furent entre temps créées dans la ville d’Oran, Lamur, Sidi El Houari et Carteaux.
  • A la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le (Martinez) dont la construction remonte au XIXe siècle, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités a sa demolition pure et simple.
  • Les Saints patrons (Aoulias El Soulah) de la Ville d’Oran, Sidi El Bachir, Sidi Mokhtar, Sidi El Hasni, Sidi Snousi, Sidi Mokhfi, Sidi El Houari, Sidi Bennacef, Sidi Blel, Sidi Abdelkader Moul-Douma, Sidi Ahmed El K’bayli, Sidi Abdelbaki Benziane, et la grande Zaouïa d’Al Mahaja

Vie administrative, touristique et économique

Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires. En matière de transports, Oran devrait disposer dans cinq ans d'un tramway permettant de réduire sensiblement la circulation automobile dans la ville.

C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :

  • L'urbanisation de la deuxième couronne, achevée en 1986, par la construction des ZHUN et de quelques lotissements.
  • L'extension vers l'est.
  • La marginalisation de la zone ouest (planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari).
  • Le dépérissement du tissu urbain.
  • L'absence de planification urbaine et la poursuite de l'exclusion des populations vers les agglomérations périphériques.
  • La conurbation d'Oran avec quelques agglomérations de création coloniale récente (Alberville, Fernanville, Bir El Djir).

Arrondissements et quartiers historiques

Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi « secteurs urbains »), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari qu'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est en effet considéré comme « le vieux Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, ottomanes, française).

Arrondissements d'Oran:

  • 1er: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port)
  • 2nd : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville)
  • 3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
  • 4e : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac)
  • 5e : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, St-Hubert)
  • 6e : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès)
  • 7e : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises)
  • 8e : El Menzeh (Canastel)
  • 9e : El Amir (Miramar, Bel Air, St Pierre)
  • 10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers)
  • 11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs)
  • 12e : Es-Saada (Ekhmühl, St Antoine)

Le quartier historique Sidi El Houari est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe Siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Sidi El Houari, de son vrai nom Ben-Amar El houari, au mausolée qui fut édifié en 1793. C’est dans la vieille ville (casbah) qu'il fut enterré dans le quartier « les planteurs » qui porte son nom Sidi El Houari. C'est historiquement le 1er centre ville d’Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville entre le versant est du mont Murdjadjo, et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du XVIe siècle, et surtout le palais du Bey d'Oran.

Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes :

  • Mers-El-Kébir : cette commune se situe au Nord-Ouest d’Oran à quelques 7 km du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne. Très jolie commune.
  • La commune d'Aïn-el-Turck se situe également au Nord-Ouest d’Oran à 15 km du centre. Une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune ne cesse de s’améliorer grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses.
  • Es-Sénia : cette commune se trouve au Sud d’Oran à 07km du centre. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires (université d’Oran-Es-Sénia, Institut de Communication, ENSET « École Normale Supérieure », CRASC « Centre de recherches en sciences sociales », etc.) et l’aéroport international.
  • La commune de Bir-El-Djir compose la banlieue Est d’Oran (en dehors des arrondissements). C’est le futur cœur battant de l’agglomération oranaise. Elle englobe plusieurs édifices qui sont les sièges d’entreprises avec une architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU « 1 Novembre 1954 », le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie (conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange (1913-2005)), l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice.C'est l’extension urbaine à l’est de la ville d’Oran, à 8 km du centre, avec une population de 118.000 habitants et le projets : Stade Olympique de 50.000 places. Elle portait le nom d'Arcole à l'époque coloniale, elle n'était que terre agricole avant, depuis la fin des années 80 et le début des années 1990, la crise du logement a permis la construction sur ces terres à la base destinées à l'agriculture.
  • Misserghin : C'est une petite ville paisible à l'extrême Ouest de la métropole, ayant ses fans Misserghin et ses tour-opérateurs afin de promouvoir le tourisme dans la région radieuse et verdoyante de cette localité.

Transports

La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones sur-urbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du transport oranais) a acquis des bus flambant neufs pour couvrir la demande à hauteur de 70%. Mais cela reste insuffisant au vu du nombre d'usagers, notamment les étudiants qui fréquentent les deux grandes universités. Une chose est cependant certaine : le visage de la ville va être radicalement transformé grâce à la mise en œuvre prochaine du Tramway d'Oran, dont le projet de faisabilité a été finalisé et validé par les autorités locales en décembre 2005. Les travaux commenceront en janvier 2007 et dureront environ deux ans et demi, pour livrer la première ligne du tramway en 2009. Elle devrait comporter 31 stations, réparties sur 17,7 kilomètres allant d'Es-Sénia, au Sud, jusqu'à Sidi Maarouf, à l'Est, en passant par le centre ville (place du 1er Novembre). Le tramway devrait desservir la localité d'Haï Sabbah, l'université des Sciences et de la Technologie (USTO), le carrefour des Trois Cliniques, le Palais de Justice, Dar El Baïda, le Plateau-Saint Michel, la place du 1er Novembre, Saint-Antoine, Boulanger, Saint-Hubert, le 3e Boulevard périphérique et enfin l'université Es-Sénia.

Tourisme

Les touristes pourront fréquenter les cinémas, les centres culturels, le théâtre régional, le théâtre de verdure, les nights clubs, le musée, l'ancienne ville d'Oran, le quartier de Sidi El Houari, le jardin municipal, Médina Djedida avec ses produits artisanaux, la cathédrale, le Djebel Murdjadjo, et les stations balnéaires voisines.

L'Aéroport International Es-Senia est à 12 km du centre ville, accessible par des ferries depuis les ports de Marseille, Sète, Alicante et Almería, via la compagnie nationale Algérie Ferries

Promenade dans Oran

Prenons maintenant la direction du vieil Oran ; après avoir quitté la station des autobus, dirigeons-nous vers la rue Amara Boutkbil. Les escaliers qui montent et descendent faisaient penser à toute autre chose que celle qu'elles représentaient ou croyaient pouvoir représenter aux yeux affamés de l'homme, la Calère, le plus ancien quartier d'Oran, qui servit de décor au grand écrivain Albert Camus pour son célèbre roman La Peste. Plus bas, à hauteur d'une enceinte d'un blanc éclatant, une superbe entrée en forme de dôme nous indique que nous sommes arrivés à la célèbre mosquée Djamaa El Pacha, dont l'immense minaret domine tout le quartier.

L'une de ses pierres d'origine, précédemment scellée dans la mosquée et aujourd'hui déposée au musée municipal sous le N° 158, nous apprend que l'édifice a été construit à l'époque du 26e bey d'Oran, en 1796. Entrons dans le tunnel qui débouche de la sortie de la place Kléber vers la Blanca, porte de Canastel. C'est par cette porte que s'effectuait tout le trafic commercial au temps des Espagnols.

Un tour vers les plages au sable fin, où nous longeons la route de la Corniche qui mène vers Bou Sfer, Bomo plage, Ain el Turck. Cette route contourne la baie de Mers-el-Kébir, village pittoresquement accroché à l'extrémité d'un promontoire rocheux où trône un vieux fort, le Djebel El Marsa, construit en 1347. Quittons la corniche est et, pour terminer notre promenade, gagnons le port en pénétrant par la porte Ximenes ; c'est alors la place Kennedy qui nous accueille à bras ouverts.

 

Vie artistique, culturelle et sportive

Raï

Oran est la capitale du raï, cette musique originale qui mêle instruments traditionnels et électroniques, au même titre que l'interpénétration de la joie de vivre et de la mélancolie (chagrin d'amour, alcool, misère). Le raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire, on ne pouvait décemment l'écouter en famille, comme le chant andalou ou châabi. De ses origines, le raï garde encore l'âpreté des quartiers chauds d'Oran, de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbès. Pour le citadin de Tlemcen ou Mostaganem, le mauvais goût, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. Il n'y voit que grossièreté et triomphe de l'instinct sur l'âme.

Ceci explique son refoulement. En effet, le raï est le chant des jeunes, les chebs; ils sont des quantités en Algérie : Cheikh Fethi, le maître de la chanson raï, Cheb Hamid, Cheb Houari Benchenet, Cheb Tahar, Cheb el Handi, Cheb Abdelhak,Cheb Zahouani, Cheb Bilal, Cheb Hasni (assassiné à Oran en février 1995), Cheb Khaled, Cheb Mami, Cheb Sahraoui, Chaba Fadila et Chaba Zahouania, etc. On notera également le festival du Raï qui se tient chaque année à Oran au début du mois d'août.

                                                             Image:MC Oran.png

                                                             MCO

Le Mouloudia Club d'Oran (MCO) est un club de football algérien basé à Oran. Fondé le mardi 14 mai 1946, le MCO reste le seul club algérien à n'avoir jamais rétrogradé de la championnat national de première division (D1) depuis 1963, à son lancement.

Domiciliation

L'équipe est basée au stade Ahmed Zabana (40 000 places), dans le quartier mythique d'El Hamri. Un des clubs les plus populaire d'Algérie, on appelle ses supporters Hamraoua (du nom du quartier), et les couleurs apparentées sont le blanc et le rouge.

Historique

C'est dans la nuit du mardi 14 mai 1946, veille de la fête musulmane Leilat el Mawlid Ennabaoui Echarif (célébration de la naissance du prophète Mohamed), que se réunissent cinq personnes dans le local de Ali Bentouati au quartier Lamur – l'actuel (El Hamri) – et se mettent d'accord pour fonder un club qui s'appellera Mouloudia Club d'Oran. Parmi les fondateurs, il y avait Ali Bentouati, Mohamed Bessoul, Omar Rouane Serrik, Boumefraa (un des fondateurs de l'USM Oran), et Omar (premier président du Mouloudia), qui possédait beaucoup de magasins à El Hamri. Le cérémonial de fondation du Mouloudia a vu la participation de Cheïkh Saïd Zamouchi, délégué par l'influent Cheïkh Tayeb Al Mahaji et Ben Badis des oulémas algériens, souhaitait alors la réussite du club, Notons que Cheïkh Said Zamouchi est l'époux de la fille de Cheïkh Tayeb Al Mahaji.

Le club a vu dans son effectif au cours de son histoire, notamment durant ces années d’or (71, 75, 85, 87, 89, 91, 92), de grandes personnalités de football algérien et même africain, comme Lakhdar Belloumi, Tedj Bensaoula, et Karim Maroc, sans oublier les enfants du club pendant des générations tel que Abdelkader Freha, Sid Ahmed Belkedrouci, Miloud Hadfi en passant par Tahar Cherif El Ouazzani. Le MC Oran reste le seul club algérien a avoir disputé la totalité des saisons du championnat nationale de première division depuis son intronisation après l'indépendance de pays en 1963.

Si son parcours est couronné de nombreux de trophées et titres nationaux, il a néanmoins échappé de justesse à la relégation par deux fois. La première fois en 1970, remportant le match décisif contre le mythique club du CR Belouizdad, grâce notamment à Abdelkader Freha (3-0), au stade 19 juin devant 50 000 spectateurs. L'année suivante, le Mouloudia gagne avec le même effectif son premier titre de champion d’Algérie. La seconde fois en 1983, le Mouloudia et l’USM Alger, tous deux risquant la relégation en D2 et devant récupérer 3 points pour l'éviter, se rencontre pour la dernière journée du championnat au stade de Bologhine. Le mouloudia l’emporte, à la dernière minute Sellini est fauché dans la surface de réparation et l’arbitre donne un penalty au Mouloudia, exécuté par Baroudi Dadi, et relègue l'USMA en D2. Une année après, en 1984, le Mouloudia remporte la Coupe d’Algérie avec des jeunes joueurs avec à leur tête Mourad Meziane, Tahar Cherif El Ouazzani, Bachir Mecheri, Arezki Lebbah, sous la conduite de Abdellah Mecheri, contre le DNC Alger.

Palmarès

 

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Annaba

 

 
Annaba
عنابة
Pays Algérie Algérie
Wilaya Annaba
(chef-lieu)
Daïra Annaba
(chef-lieu)
Code ONS 2301
Code postal 23000
Président de l'APC
Mandat en cours

2004
Longitude 07° 45' Est
Latitude 36° 54' Nord
Superficie km2
Population 247 701 hab.
(1998)
Densité hab./km2

Annaba (en arabe عنابة) (ancienne Bône), aujourd'hui appelée communément Bouna, est située à l'extrême nord-est de l'Algérie entre le fleuve Seybouse et la frontière tunisienne, distante d'une centaine de kilomètres. Elle est la quatrième ville d'Algérie en nombre d'habitants en 2003. Annaba compte environ 550 000 habitants, dits Annabis mais plus couramment Bônois et Bônoises. « Autrefois on l'appelait Bilad Al Unnâb, c'est-à-dire la ville des jujubes, à cause de la grande abondance de ce fruit en cet endroit ». Annaba est une ville côtière du Nord-Est Algérien, 4e ville principale après la capitale Alger, Oran et Constantine.

La ville est jumelée avec France Saint-Étienne (France).

 

 

 

Histoire

La mémoire de la ville d'Annaba se situe à l'intersection des grandes époques humaines en Algérie depuis la nuit des temps. L'homme est apparu dans le périmètre de Annaba depuis le paléolithique, dans la zone de Ras-Al-Hamra (Cap de Garde), dans les collines de Bouhamra… Les hommes préhistoriques ont laissé de nombreux témoignages dans la région de Bône : silex taillés ou polis, menhirs, cromlechs, dolmens, que ce soit à Roknia pour le plus connu ou bien encore à Guelma, Le Tarf ou Chapuis.
Des inscriptions rupestres près de Lamy et Guelma, des inscriptions libyques dans la vallée de la Cheffia attestent de l'ancienneté de la présence humaine.
L'évolution interne de la
Numidie orientale, conjuguée à la position du site en rapport avec la Méditerranée, serait à l'origine de la naissance du premier établissement de sédentarisation vers le XIIe siècle av. J.-C.Hippone serait le résultat de l'évolution de ce point de fixation vers une escale et un comptoir portuaire d'une certaine importance notamment quand les relations commerciales se sont développées avec les Phéniciens. Du VIe au IIIe siècle av. J.-C., Hippone se soumet à l'hégémonie carthaginoise. Au IIIe siècle av. J.-C., la consolidation du royaume numide, notamment sous le règne de Massinissa et de ses successeurs, entraîne l'intégration d'Hippone au royaume numide; elle devient une ville royale, Hippo Regius. Ce rang lui est sans doute dû à son rôle de port qui assure les liaisons entre l'arrière-pays et la Méditerranée. Deux siècles plus tard, les chocs entre empires carthaginois et romain d'une part, et entre ces derniers et le royaume numide d'autre part, s'achèvent par le triomphe de l'expansion romaine et l'annexion d'Hippone.

Cette dernière devient un des plus grands centres de la nouvelle province numide soumise aux romains; l'Africa Nova. Les vestiges d'aujourd'hui représentent la phase romaine et ses séquelles vandale et byzantine. Ce qui fait l'individualité d'Hippone dans cette période, c'est qu'elle est devenue un centre de rayonnement de la pensée théologique augustinienne sous l'impulsion de l'évêque d'Hippone saint Augustin. La mort de cette éminente figure coïncide avec la défaite romaine dans la régions sous les coups des Vandales et l'atrophie d'Hippone à tous les niveaux. Les Byzantins, malgré leur tentative, ne redonnent pas à la ville son éclat d'antan, tout au plus peut-elle constituer une escale ou un point de ravitaillement pour la flotte byzantine. Le VIIe siècle marque le début d'une nouvelle ère de l'histoire de la ville, lorsque celle-ci est occupée par les musulmans.

Le site antique d'Hippone sera islamique aussi jusqu'à la fin du Xe siècle. La ville prend le nom officiel de Bouna ; mais on lui donne aussi le nom de Madinat Saybous (la ville de Seybouse) d'après Al-Bakri. Au début du XIe siècle, la ville antique est abandonnée pour un nouveau site à 3 km au nord du premier (sans doute à cause des inondations). C'est devenu Bouna Al Haditha (Bouna la neuve). La nouvelle ville s'installe sur une hauteur de 40 mètres environ d'altitude, à la différence de l'antique qui se trouve dans le plat (1 à 3 mètres d'altitude) ; et dès 1040 environ la ville s'entoure de remparts pour renforcer sa défense naturelle. Les Sanhadjas, qui la fondent, en font un poste de défense et de surveillance de cette double frontière terrestre et maritime. Parallèlement à cette fonction, Bouna va être aussi un port d'échanges commerciaux. Cette double fonction, la ville la garde sous les Muwahidines (XIIe siècle), sous les Hafsides (XIIIe au XVe siècle), et sous les Deys (XVIe au XIXe siècle).

C'est aussi cette fonction qui l'expose aux agressions, dont la plus importante est celle des Espagnols de Charles Quint, qui occupent la citadelle de Annaba de 1535 à 1540. Dès cette date, la ville et sa région sont incluses dans les limites de l'Algérie moderne. Bouna (Bona) est parée d'un nouveau qualificatif : «Madinat Al Unnab», ou Annaba qui se substitue progressivement à son ancien nom, surtout à la fin du XIXe siècle et aujourd'hui.

La fonction de point d'échanges commerciaux, notamment avec l'étranger, fait de Annaba et sa région une des assiettes de l'établissement de concessions commerciales européennes, prémices d'un développement économique plus important. Les troupes françaises, à leur tête, Anne Jean Marie René Savary, duc de Rovigo, qui commande à Alger, voudraient bien étendre l'action de la France vers l'Est et reprendre Bône, occupée la première fois par le général Damrémont en 1830, et une deuxième fois en 1831, par le commandant Huder ; mais par deux fois, il avait fallu évacuer la ville dans des conditions assez difficiles du fait de l'absence de voies de communication protégées.

En avril 1832, le capitaine D'Armandy s'installe dans Bône avec ses canonniers. D'Armandy envoie au duc de Rovigo, à Alger, un billet lui expliquant que grâce aux trente marins de la Béarnaise, ils ont pris la citadelle de Bône mais sont face aux 5.000 hommes du Bey de Constantine. Ils attendent des renforts. Les premiers jours sont difficiles et les vivres manquent. Enfin, le 8 avril , les renforts arrivent avec le brick "La Surprise". Le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult, ministre de la Guerre à la tribune de la Chambre affirme 'La prise de Bône est le plus beau fait d'Armes du siècle'.

Le développement économique peut alors se poursuivre avec la mise en valeur par de grands travaux de la plaine bônoise qui, à l'origine marécageuse, était devenue une région très prospère de cultures maraîchères, viticole et arboricole. L'oued Seybouse, qui arrose cette plaine, permettait l'irrigation intensive des terres avoisinantes.

L'industrie s'était aussi largement développée avec une usine de traitement des phosphates, les coopératives agricoles, son port de commerce, équipé du plus récent matériel de manutention, d'où partaient les différents minerais originaires du Kouif et de l'Ouenza, vers la France, et y arrivaient tous les équipements pour toute la région Est du Constantinois. L'ensemble des atouts humains et régionaux faisait de Bône, une des plus riches villes des départements d'Algérie.

Les deux conflits mondiaux, outre la mobilisations des jeunes hommes dans l'armée, atteignirent la ville de Bône. Le 4 Août 1914, Bône, de même que Philippeville, fut bombardée par les croiseurs allemands Goeben et Bresland faisant de nombreux morts. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la ville servit de base d'opérations aux armées britannique et américaine, arrivées le 13 novembre 1942. Elle subit de violents bombardements pendant l'hiver 1942-43. La Croix de guerre sera remise à la ville en juin 1949 par le Président de la République, Vincent Auriol.

En 1958, Bône comptait 110 000 habitants. La ville de Bône vit naître le maréchal Alphonse Juin (1888), le dessinateur humoriste Roger Widenlocher (1953) et le chanteur de variété Phil Barney (1957). L'indépendance de l'Algérie en 1962 entraîna le départ des populations européenne et juive de la ville. Dans l'Algérie indépendante, la ville connaît une augmentation rapide de sa population alimentée par l'exode rural, pour atteindre plus de 500 000 habitants aujourd'hui.

Géographie et divers

La Wilaya de Annaba est située à 600 Km de la capitale Alger, à l'extrême Est du pays qu'elle partage avec sa voisine El-Tarf, ouverte sur le littoral méditerranéen sur 80 Km. Elle s'étend sur 1412 Km² soit 0,06% du territoire national.

Elle est limitée géographiquement par :

  • la Méditerranée, au Nord
  • la Wilaya de Guelma, au Sud
  • la Wilaya d'El-Tarf, à l'Est
  • la Wilaya de Skikda à l'Ouest.

Son relief est constitué principalement de :

  • Montagnes à vocation forestière : 52,16%
  • Collines et piémonts : 25,82 %
  • Plaines : 18,08%

La région est richement arrosée (650 à 1000 mm/An), sa température moyenne est de 18°c. Elle possède un lac, le Fezzara qui couvre 6600 ha et l'Oued Seybouse, long de 255 Km, y trouve son embouchure. Elle est organisée administrativement en 12 communes et 06 daïrate (sous préfectures) : Annaba , Seraïdi, El-Bouni , El-hadjar , Sidi Ammar, Ain Berda , cheurfa, El-Eulma, Berrahal , Oued El-Aneb, Tréat, Chétaïbi. Elle abrite prés de 585000 habitants, soit 415 hab/Km².

Ses côtes s'allongent sur 80 km, sont halieutiques, dont la biomasse est estimée à quelques 30.000 tonnes. Les opportunités du secteur de la pêche sont multiples. À promouvoir, notamment la transformation et la conservation, l'élevage aquacole, l'artisanat et le tourisme marin.

Le sous-sol offre des ressources appréciables quant aux roches sédimentaires, dans les régions de Seraïdi et Chetaïbi notamment. Ses forêts se prêtent à une activité sylvicole, surtout pour le liège (30.000 qx/an) et le bois d'eucalyptus (20.000 tonnes/an). Elles couvrent près de 75.500 ha dont 15.000 ha de chêne-liège et conviennent parfaitement à l'activité touristique.
Le potentiel agropédologique représente près de 58.600 ha, notamment dans les plaines de la Seybouse et du lac Fezzara. Près de 58% des terres cultivables se situent dans les zones de piémont (38.700 ha de S.A.U).

Les ressources hydriques sont évaluées à 162 Hm³ dont 30% proviennent du barrage de la Cheffia (El-Tarf) en proportion égale avec les ressources souterraines.

Économie

Annaba abrite un important pôle industriel avec:

  • le complexe sidérurgique d'El-Hadjar, privatisé en 2001 au profit de Mittal Steel Inc.
  • Le complexe phosphatier de la Seybouse : Asmidal privatisé en 2005 au profit d'une compagnie espagnole
  • Le complexe métallurgique de Allelik
  • Usine d'assemblage d'ordinateurs portables (laptop) de marque Zala (300 000 unités/an)
  • Près de 260 PME/PMI dans les domaines de la sous-traitance et de l'agro-industrie.

Quant à l'industrie privée, elle se concentre notamment dans l'agro-alimentaire, la métallurgie, le bois et ses dérivés, les B.T.P.

Annaba est aussi un pôle de services qui commencent à connaître un grand développement, notamment en ce qui concerne le tourisme, la santé, l'éducation, la formation professionnelle et le conseil. À ce titre elle est le pôle touristique et dispose des plus importantes cliniques (Al Farabi,Les Jasmins, Abou Marwan,El Aurassi, Seybouse, etc.) et écoles libres (Didactica, Al Awael (http://www.al-awael.max.st), Al Qualam, A.L.C., les glycines; etc) au niveau national et les plus importants bureaux de conseil.

L'économie y est diversifiée. Le port occupe le premier rang pour l’exportation de minerai.

Ses zones industrielles occupent près de 400 ha entre Pont Bouchet, Meboudja, Berrahal, Kherraza Des zones d'activités les complètent à Sidi Salem, El-Eulma, Oued El-Aneb.

La Wilaya est électrifiée à 91%. Elle dispose de 10 hôpitaux dont 4 à Annaba, 10 polycliniques, 6 maternités, 7 cliniques privées, 5 laboratoires privées, 172 pharmacies. Son réseau téléphonique moderne est satisfaisant, le mobile est de plus de en plus utilisé, l'Internet reste timide.

Potentiel touristique : Il est à la mesure de sa position géographique sur le littoral et son relief montagneux. Sa corniche et sa côte offrent les meilleures opportunités au tourisme balnéaire. Quant à la commune de Seraïdi, qui culmine à 1008 mètres, elle reste une potentialité majeure pour le tourisme de montagne et climatique.

Trois zones d'extension touristique existent prêtes pour l'investissement :

  • Corniche de Annaba (cap de Garde) : 375 ha
  • Baie de l'Ouest (Chetaïbi) : 382 ha.
  • Djenane El -Bey (Oued Begrat, Seraïdi) : 137 ha.

Annaba dispose d'infrastructures touristiques importantes dont 13 hôtels classés, (Hôtel Le Majestic, Hôtel Seybousse, Hôtel Rym El Djamil), 30 autres non classés, 60 en voie d'achèvement, 20 restaurants classés, 14 agences de voyage.

Architecture

Comme Alger et Oran, Annaba possède un front de mer, un centre ville - où est situé le cours de la Révolution (ex-cours Bertagna) - animé, débordant d'arcades en tous genres où s'abritent restaurants, terrasses, kiosques. Malgré les nouvelles constructions, le front de mer a gardé son cachet.
Annaba est la plus belle et la plus ancienne cité de l'Algérie, fondée 1295 années avant J.-C., connue sous les noms successifs d'Ubon, Hippo Regius,
Hippone, Bouna, Bled El Aneb, Bône, et enfin, Annaba.
C'est la perle du littoral algérien, la ville du
Jujubier. Cette ville avance à pas de géant et atteindra le niveau de la Casablanca marocaine dans quelques années.


Annaba - La Vieille Ville, une mémoire en péril. Dix siècles après sa fondation, la petite ville spécifiquement arabe, baptisée Bouna El Haditha (la neuve), puis plus tard Annaba, est aujourd'hui réduite au rang de quartier ancien d'Annaba. Après 1832, la médina fut reconstruite mais a considérablement perdu sa physionomie originelle et son aspect oriental. Malgré les vicissitudes et les divers remaniements, le visiteur y trouvera encore les traces de son passé médiéval. Une association pour la sauvegarde de la Vieille Ville tente, avec de faibles moyens, de restaurer et de réhabiliter ce qui peu encore l'être afin de redonner à ce patrimoine son âme d'antan.

La rade d'Annaba vue de la Qasba. A gauche, la plage du "Levée de l'Aurore" (El Nasr) ; à droite, l'avant-port et la jetée du Lion
   USM Annaba
L'Union Sportive Medina d'Annaba est un club de football algérien basé à Annaba.
1983 : fondation du club.
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Sétif
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Département Constantine
Code INSEE (93710)
Code postal 19000
Population 50949 hab. (1958)
Densité hab/km²
Nom des habitants Sétifiens
Superficie
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation
SETIF

 

 

 

 

 

istoire de la commune

Histoire ancienne

Setifis

Les premières traces d'occupation humaine dans la région de Setif remontent à la préhistoire.
Des fouilles effectuées en
1928 et 1931 (PAULMASSIERA, PLANTE, C.ARAMBOURG ) ont révélé des stations datées du PALEOLITHIQUE inférieur (AIN EL HNECH) et de l’EPIPALEOTHIQUE (MAEZLOUG ET AIN BOUCHERIT) et la découverte de gisements d'industries et de silex ainsi que les ossements et ruminants et d'autres animaux.

Sétif a été numide avant de subir la domination des Romains. Le nom de Sétif n'est pas tiré du Latin, mais c'est un mot berbère dont la racine signifie 'Noir', allusion faite à la fertilité de ses terres.

Sétif faisait partie du royaume des messasyliens et en l'an 225 avant J.C elle était la capitale d'un royaume berbère, titre qu'elle perdit lorsque Juba lui préféra Cherchel. C'est près de Sétif que Jugurtha livra une grande bataille à marius.

En 57 après J.C, Sitifis, son appellation de l'époque, pour sa situation géographique intéressa énormément l'empereur Nerva qui décida d'établir une colonie de vétérans, cette dernière reçut différents noms 'Colonia Nerviana' 'Augusta Martialis' 'Vétéranium Sitiansium'.

L'itinéraire des vandales en Afrique, de Tingi (Tanger) vers Carthage passa naturellement par Sitifis atteinte probablement au début de l'année 430. A l'an 419, Sitifis subit un violent tremblement de terre qui la détruisit au 5/6ème.
Lorsque les Bizantins arrivèrent à Sétifis après le passage des vandales, ils trouvèrent une population fort réduite.

Ainsi, en l'an 539, la ville est occupée et redevint capitale d'une province : La Mauritanie Première.

A cette époque, Solomon édite l'enceinte de la forteresse Byzantine, dont les murs Ouest et Sud sont encore visibles.

En l'an 27 de l'Hégire (647 après J.C) eut lieu la première expédition musulmane en Afrique.

En 40 ans, de 660 à 700, la pénétration Arabe s'est réalisée grâce à des armées organisées et au message qu'elles portaient à des populations qui n'avaient jusqu'alors connu que l'oppression. Le choix proposé était très simple, l'égalité des hommes devant la loi et l'adoption d'une loi nouvelle qui permettrait aux populations pour la première fois dans leur tumultueuse histoire de s'amalgamer librement aux nouveaux venus.

L'accession des Berbères à la foi musulmane eut pour résultat de leur donner la cohésion qui leur manquait.

Lors du triomphe de la doctrine Chiite, des missionnaires partis de l'orient travaillent à gagner des prosélytes (nouveaux convertis) à la cause d'Obeide Allah qui aspirait à l'imamat, c'est à dire à l'héritage de l'autorité temporelle et spirituelle de Mohamed dont il se prétendait de descendant.
Un de ces missionnaires Abou Abdellah qui avait trouvé des adeptes chez des berbères Kotama de la petite Kabylie mit le siège devant Sétif.
La place finit par capituler et fut ruinée de fond en comble, la muraille qui l'entourait fut détruite en l'an 904. De grands états berbères se constituèrent et même en 972, El Moezz issu de la tribu des Kotama de la région de Béni Aziz située à quelques kilomètres de Sétif, dernier Emir fatimide de Kairouan fut appelé au trône d'Egypte et quitta l'Afrique du nord.

L'arrivée des Hillal, lancée vers 1050 de la haute Egypte contre les princes berbères Hammadites qui s'étaient déclarés indépendants, triomphe d'abord de toutes les résistances et s'établit en dominatrice dans les plaines.
Seule la grande bataille qu'à livré les Almohades contre les Hillaliens témoigne de l'importance de SATIF dans le nouveau pouvoir du royaume qui unifie le pouvoir musulman au maghreb.

Au bas du moyen âge Sétif a continué à relier les grandes villes musulmanes de Fès à Tunis et de Tunis à l'orient.

L'intensité des changements politiques et économiques des pouvoirs à l'époque des royaumes musulmans à causé la décadence urbaine de la ville de Satif et a orienté l'implantation de nouvelles capitales a proximité d'elle.

Sétif décrite comme petite ville à la fin du 15ème siècle, été rattaché au royaume Hafside à Bougie.

Sétif conserve quelques vestiges de l'ancienne Sitifis (capitale de la Mauritanie Sétifienne) du IIIème siècle : remparts, basiliques, cirque antique du IV ème siècle.
La Nécropole orientale de Sitifis (Sétif, Algérie) - Description de 352 tombes de la nécropole romaine ; dépôts s'échelonnant depuis la création de la ville sous Nerva jusqu'à la fin de l'antiquité.

Période turque

1515-1830 Berbérie

A l'époque Turque Sétif était dominée par les grandes familles locales dont les Ameurs était la grande fraction et gouverné par les chefs Turques envoyés par les Beys de Constantine.

Période française

1830-1962 Algérie

L'ancien site de Sitifis ne présentait à l'arrivée des Français en 1838 qu'un amoncellement de ruines abandonnées à la place d'un fort byzantin et un seul arbre prés d'une source au pied de cette ancienne citadelle.

L'histoire glorieuse passée de la capitale de la Mauritanie Sétifiènne, le tracé dense des anciens itinéraires, les signes de contrée fertile, la position stratégique du site et la situation de carrefour, militent en faveur de la fondation d'une ville en ces lieux ou plutôt la reconstruction de la ville, détruite par un tremblement de terre, mais sous une autre forme répondant à des objectifs spécifiquement militaires de l'époque.

Ainsi la ville moderne de Sétif fut une création française.

Une fois que l'édification de la forteresse militaire (nouvelles casernes à l'emplacement de la citadelle romaine et le fort Byzantin )fut très avancée et devant l'afflux d'ouvriers civils, les constructions s'orientent vers les besoins de cette population civile qui a nécessité la mise au point d'un plan régulier par arrêté de 1843 (premier plan urbain de Sétif) Car au cours de la restauration des fortifications en ruines, le site occupé était distinctement séparé en deux îlots :

En 1847 une ordonnance royale crée officiellement le centre de Sétif : ainsi les maisons en toube, les tentes et autres constructions édifiés par apports successifs disparurent définitivement en 1845 pour être remplacés par des constructions élevées suivant de nouveaux alignements consignés dans le plan régulier.

La population urbaine de Sétif au 31 décembre 1849 était de 646 Européens dont 19 Suisses ; la population indigène de 436 individus. Total : 1 082. Quant à la population agricole répandue autour de la ville, elle était, à la même date, de 727 individus dont 478 hommes 171 femmes et 78 enfants.

- De 1841 à 1849, on a construit à Sétif un fort, contenant un pavillon pour officiers avec accessoires, des casernes pour 2 200 hommes et des écuries pour 300 chevaux ; un hôpital pour 830 malades ; une manutention des vivres avec 4 fours, un abattoir, un magasin à poudre et un parc aux fourrages.

- On a construit en outre dans la ville, de 1845 à 1849, des conduites d'eau ou aqueducs d'une longueur de 2 760 mètres et 380 mètres d'égouts ; 7 fontaines ou bornes-fontaines, 2 lavoirs, 2 abreuvoirs et 1 fondouk ou bazar. II a été empierré 700 mètres de grande voirie et 300 de petite voirie. Enfin, il a été construit une église , une mosquée, un bureau arabe où se trouvent une bibliothèque et un hôtel du Trésor et des Postes.

- Une pépinière de 9 hectares a été établie près de la ville.

- II y a 4 tuileries et briqueteries et 4 moulins à farine construits sur le ruisseau du Bou Sellam.

- Autour de Sétif 4 villages sont en voie de formation : Lanasser, Kalfoun, Mezloug et Fermatou.

- Enfin, par décret impérial du 26 avril 1853, il est accordé une concession de 20 000 hectares aux conditions suivantes :


" Art 2. - 10 000 hectares sont dès à présent réservés aux concessionnaires sur les 22 000 environ :
Ne sont pas compris dans ces 10000 hectares - les réserves militaires ;
- les terrains concédés à la Ville de Sétif ;
- les villages arabes de Aïn Lochechia, et d'Oued Tinar avec leur territoire ;
- les 10000 hectares complémentaires seront désignés ultérieurement, autant que possible attenants aux premiers.

" Art. 3. - La superficie des terrains sera partagée en sections de 2 000 hectares d'un seul tenant dont les concessionnaires seront successivement mis en possession. Chacune de ces zones est destinée à la création d'un village de 50 feux, composé de cultivateurs européens.

Art. 4. - Les concessionnaires construiront à leurs frais dans chaque village 50 maisons en maçonnerie, couvertes de tuiles ou en voûte maçonnée en terrasse. Chaque maison devra être composée d'au moins 3 pièces propres à un logement d'agriculteur et de sa famille.

Art. 5. - Les concessionnaires ne pourront point bénéficier sur la construction des villages ; ils traiteront à forfait avec un ou plusieurs entrepreneurs pour chaque groupe de 50 maisons ; puis ils remettront à chaque famille une de ces maisons à un prix équivalent à la cinquantième partie du coût de la construction du village. Toutefois, il ne pourra être exigé du colon, pour prix de cette maison, une somme supérieure à 2 500 F.

Art. 6. - Le gouvernement se charge de tous les travaux d'utilité publique, notamment de la construction dans chaque village des fontaines qui seront nécessaires aux habitants et à leurs bestiaux, de l'aménagement des eaux pluviales et des eaux insalubres avoisinant le village, de l'ouverture et de l'entretien des principales voies de communication ; enfin des ouvrages qu'il jugera nécessaires à la défense des villages.

Peu à peu la ville de Sétif renaît à l'intérieur de sa structure intra-muros et possédait déjà tous les caractères des centres de colonisation ; tracé orthogonal, larges artères commerçantes donnant au centre agricole son embryon urbain.

Formation définitive du noyau urbain intra -muros de Sétif .

En 1872 la ville de Sétif prend forme, se structure, se densifie et s'équipe à l'intérieur d'une muraille d'enceinte percé de quatre portes correspondant aux quatre points cardinaux, affirmant de la sorte sa position stratégique de carrefour :
Ø Nord : porte de Bougie.
Ø Ouest : porte d'Alger.
Ø Sud : porte de Biskra.
Ø Est : porte de Constantine.

Ce noyau colonial originel est constitué de deux quartiers de part et d'autre d'une voie dans le sens Est-Ouest (portion de la future RN 5):

Quartier militaire au Nord : Sur l'emplacement de la citadelle et son agrandissement, comprend de grandes casernes pour l'infanterie et la cavalerie.

Quartier civil au Sud : Caractérisé par un tracé orthogonal en damier avec une forte occupation du sol présentant tous les ingrédients d'une structure urbaine :

Large rues tracées régulièrement avec trottoirs bordés d'arbres.
Magasins et échoppes sous les arcades.
Maisons et immeubles de rapport.

Equipements importants :
1. Recette des postes (1845)
2. Mosquée reconstruite (El Attik ) en 1845
3. Etablissement bancaire (en 1855).
4. L'hôtel de ville et salle des fêtes (en 1856) sur l'emplacement du bureau arabe
5. Tribunal de 1ère instance en 1860.
6. Eglise Sainte Monique en 1867.
7. Collège en 1873 .
8. Sous -préfecture en 1874.
9. Théâtre municipal en 1896 .
10. Fontaine monumentale (Ain Fouara) en 1898.

  • Ain El Fouara

Qui parle de Sétif doit impérativement parler de Ain El Fouara, fontaine autour du jaillissement d’une source, chaude en hiver et froide en été , bâtie “par le Génie militaire" .Décidé lors du conseil municipal présidait par Bastide, le 4 Juin 1894. (Sétif est connu pour sa fameuse fontaine d'Ain Fouara où tous les Sétifiens viennent boire de son eau fraîche. C'est presque un lieu de pélerinage).


Les places et squares (place Joffre - Ain Fouara ), du marché, de l'église et square Barral.

Après la 1ère guerre mondiale, les autorités municipales de Sétif prennent en main le développement spatial de la ville en procédant à certains aménagements dans les environs immédiats de la ville intra- muros.

Un vieux campement établi sur un terrain communal loué en 1881 à quelques nègres venus du sud appelé village nègre ou " Zmala " Un habitat bon marché pour édifier des villas avec jardins au profit des classes moyennes européennes Une cité de recasement au Nord de la ville, au-delà des terrains militaires (champ de manœuvre),la cité Bel-Air qui attribue une pièce par famille dont les membres s'adonnent à l'activité artisanale en rapport avec leur vocation traditionnelle du travail de la laine(tapis et burnous).

Parallèlement à la cité de Bel-Air, on a construit des cités pour les combattants de la guerre 14-18 ; cité des combattants au Sud-Ouest de la muraille et une deuxième cité militaire à la cité Lévy .

Avènement du rail et transformations urbaines inhérentes(1925)

A partir de 1925, période marquée par l'avènement du chemin de fer et la construction de la gare au Sud- Est de la ville intra-muros, les remparts ont été démolis(sauf à la citadelle du coté Nord, porte de Bougie), laissant la place à un large boulevard cernant le noyau intra-muros et permettant au tissu urbain de s'étendre au-delà des anciennes portes d'Alger, de Constantine et de Biskra.

Ø La démolition de la porte de Biskra au Sud laissant apparaître le faubourg de l'industrie et de l'artisanat
Ø La démolition de la porte d'Alger à l'Ouest a entraîné l'intégration du faubourg des jardins caractérisé par un habitat pavillonnaire clairsemé entouré de jardins mettant à profit la présence d'eau souterraine.

Ce faubourg s'est organisé au voisinage du jardin d'Orléans, véritable musée en plein air qui réunit de remarquables bas-reliefs et des statues et l'hôpital civil dont la construction fut terminée en 1939 et surplombant le tracé de la R.N. 5 (vers Alger).

Ø La démolition de la porte de Constantine à l'Est engendrait l'édification du faubourg de la gare qui s'est structuré autour des docks et silos de la compagnie genevoise et la gare, le lotissement Burdin, dans son prolongement, s'est organisé autour de la Mosquée Abou Dher El-Ghifari et du cimetière chrétien et la cité des cheminots caractérisée par un tissu en damier composé de maisons en tuiles entourées de jardins, résidences de la petite et moyenne bourgeoisie, s'étalant au bord de la RN 5 vers Constantine.

Cette croissance est basée sur le principe : noyau - périphérie. La concentration des capitaux et du marché, l'attrait du placement des profits agricoles dans la spéculation immobilière ou dans les revenus urbains (commerce, administration, services, transports, artisanat et petite industrie) autant de facteurs qui jouent dans le sens du regroupement urbain.

Préexistence de deux cimetières mitoyens : musulman et israélite au Sud

Urbanisation

A cette époque, on note la construction des bâtiments collectifs et l'implantation du lotissement de Pierre Gaillet au profit des citadins algériens de vieille souche pour alléger les maisons collectives du faubourg de la gare.

Au Quartier Pierre Gaillet dit "Birgay": c'est un quartier issu d'un lotissement planifié au profit des sétifiens de vieille souche ayant des possibilités financières, au sein des champs de blé de Pierre Gaillet et qui s'est organisé autour du marabout Bounechada au sud-ouest de la ville à proximité de la R N 28 vers Biskra.

En 1957: centre d'apprentissage professionnel des métiers et des techniques à proximité de la porte de Biskra et au sein du faubourg de l'industrie.

Ecole maternelle en 1956 à proximité du cimetière musulman.
Nouveau tribunal en
1959 Commissariat central de police en 1960

Projets du plan de Constantine 1958- 1962:

Certains projets d'habitats furent réalisés avant l'indépendance comme :

1) Cité ancien rempart de 66 logements en 1961.
2) Cité de l'avenir en 1960.
3) Cité Ciloc de 130 logements en 1960.
4) Cité Bel-Air de 103 logements en 1961.
5) Cité des fonctionnaires en 1961.


Massacre du Mai 1945

Tant à Sétif qu'à Guelma le fil des événements est le même. La nouvelle des violences policières se répand aux environs et des groupes d'Algériens se forment, s'arment de ce qu'ils trouvent et attaquent les Européens.Ce fut une explosion, aussi brutale que barbare : hommes, femmes, enfants d'origine européenne égorgés, massacrés ou brûlés dans les conditions les plus atroces de la barbarie. Quand commença la répression qui devait sauver de nombreuses vies, on dénombrait déjà de nombreux morts européens.

Les évènements de Sétif sont connus dès le matin du 8 à Kherrata. L'après-midi, les Européens s'affolent et se retranchent dans le fort Dussaix avec des armes. L'appel au djihad se répand dans les villages alentour. Le lendemain des Européens sont attaqués, leurs maisons incendiées. Dix Européens sont tués et quatre blessés. Depuis le fort Dussaix les Européens tirent sur la foule.

Ben Bella n'a cessé de dire "nous les Français" à chaque fois qu'il évoque sa campagne d'Italie et le combat contre le nazisme. Le choc a été d'autant plus grand pour lui que le 8 mai 1945, jour de "sa victoire", l'armée française d'Algérie, l'aviation et la marine, le Général de Gaulle au pouvoir à Paris avec des ministres communistes, réprimèrent férocement les émeutes du Constantinois.
Le général Duval mit le paquet, comme on dit, donnant quartier libre à ses tirailleurs sénégalais. Ce fut un terrible massacre.

BILAN OFFICIEL : Européens :96 morts et 50 blessés - 1104 morts cotés indigènes (emeutiers, violeurs, pilleurs) incluant musulmans pro-français s'opposant aux rebelles. Extrait du rapport officiel du Colonel Mignotte

Repères géographiques

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Setif

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                                                                            Image:ES Sétif.gif

                                                                                              ESS

  • 1958 : fondation du club par Ali Benaouda, dit Ali Layass, sous le nom de l’Entente Sportive Sétifienne
  • 1960 : le club est renommé Entente Plastique de Sétif
  • 1977 : le club est renommé Entente Sportive Sétifienne

L’ESS fait partie des prestigieux clubs algériens. Le club a en effet remporté de nombreuses coupes après l'indépendance, 6 au total. L'entente est également la seule équipe algérienne à avoir gagnée la coupe Afro-asiatique en 1989 au Qatar.

Les premières couleurs du club sont le vert et le blanc, et suite à une perquisition de l'armée française dans un match face au FC Gadir, les joueurs ont été blâmé pour leur tenue et après le 8 mai 1945, suite aux massacres de Sétif, les couleurs du club ont changé au noir et blanc en signe de « deuil ». Le Stade Guessab été le premier stade pour le club ,avant le fondation du club le 8 mai 1945, jusque le 3 mai 1972.

en 1961 l'Entente rencontre à Tunis Mokhtar Arribi le père du club dans une finale face au Futur Marsa Tunisien (l'entente a gagné se match 2-1) la belle histoire commence jusqu'à la mort de ce grand homme le 4 septembre 1989. Depuis 49 ans de son existence le club sétifien a connu la succession de 19 présidents, le premier est Ibrahim Dokomi jusqu’à Abdelhakim Serrar.

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tizi ouzou  

  istoire de la commune

Période turque

1515 - 1830 Berbérie

l'Habitat avant les infrastructures françaises
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l'Habitat avant les infrastructures françaises

Tizi-Ouzou, son douar accroché aux nants du Belloua et son ancien fort turc, le bordj. Situé au cœur de la Grande Kabylie, cet humble village va prendre son essor avec les Français.


Période française

1830 - 1962 Algérie

Ville et poste militaire à l'Est, à 104 km de la Capitale sur la route d'Alger à Fort-National

Tizi-Ouzou a vécu une histoire assez riche en évènements et en personnages. C’est, en effet, une région réputée farouche à toute incursion étrangère et sa population a toujours été prête à s’engager totalement pour la conquête de l’indépendance avec le même enthousiasme et la même foi. Les habitants de la Kabylie se caractérisent, en effet, par leur amour pour la liberté et la patrie.

A l'instar des autres régions d'Algérie, la partie occidentale de la Kabylie a connu une chaîne de civilisations: les phéniciens, les premiers à asseoir leur colonisation en Algérie, suivis des grecs, des romains, des vandales, des byzantins, des arabes, des espagnols, des turcs et enfin des français. La partie orientale et le Djurdjura ont été épargnés grâce à la riposte des indigènes et aux difficultés d'accès à cette région.

Durant l’occupation française de 1830, la Kabylie, contrée encore insoumise de l'Algérie colonisée, avait montré une résistance héroïque jusqu’en 1844 où les colons avaient gagné Dellys, Draâ-El-Mizan et Tizi-Ouzou.
Dès
1852 - 1853, tentatives de prise du bloc montagneux par le Maréchal RANDON.

A partir du 24 Mai 1857, l’Armée française entreprit l’assaut final sur les Ath Irathen. Ce n’est que le 10 Juillet 1857 que cette forteresse fût prise avec la bataille d’Icherriden qui avait duré 45 jours.

Décret de création
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Décret de création
l'eau:

Un rapport du 16 mai 1872 de la commission du centre propose l'aménagement de plusieurs sources situées sur le Belloua, susceptible de fournir un débit de 86 litres à la minute. Ce débit permettrait la construction d'une nouvelle fontaine sur la place. L'alimentation en eau serait alors suffisante.

un projet d'alimentation est présenté par M. Thiebaud. Il propose d'installer une pompe à vapeur qui refoulerait l'eau de l'oued Sébaou à Tizi-Ouzou. Cela en dépit d'une dénivellation estimée à 80 mètres au-dessus du niveau de la rivière. Cette station d'élévation des eaux sera construite ultérieurement. L'alimentation en eau, sera ainsi assurée à partir des sources du Belloua, complétées par les apports de l'oued Aïssi et du Sebaou.

L'urbanisation

L'installation des colons est toujours subordonnée à l'envoi d'un plan du village, mettant fin à une situation précaire, et les colons alsaciens et lorrains demeurés français, sont toujours dans l'attente de voir commencer les travaux de construction.

Entre le douar Belloua et le bordj, subsiste un vaste espace en pente relativement peu accentuée. C'est à partir de cette zone d'échanges entre deux versants de vallée, située sous le fort que vont se déployer les grandes artères de Tizi-Ouzou. Dans cette ville administrative et commerciale au confluent des deux Kabylies, l'une ancestrale, profondément ancrée dans ses traditions et l'autre ouverte, dynamique, résolument tournée vers l'avenir, s'installent, fonctionnaires, militaires, artisans, mais aussi des médecins, avocats,etc.

Dès son origine, Tizi-Ouzou, qui n'est encore qu'un village s'articule autour de deux vastes places, elles-mêmes séparées par la grande rue, future avenue Ferdinand Aillaud. En arrivant par la route de la gare et de Mirabeau, le voyageur trouve la place de la mairie et de la poste, bordée par l'hôtel Lagarde avec sa terrasse, hôtel qui deviendra plus tard celui de M. Koller. Dans le centre, en contrebas de l'église Saint-Eustache, une autre place, sur laquelle se retrouvent les gens du village et où se déroulent les concerts et les grandes fêtes. La grande place est, elle aussi, traversée par la route de Tamda et d'Azazga vers Bougie.

Mettant à profit ce potentiel de locataires solvables, des familles kabyles avisées font construire de petites maisons le long de ces avenues et notamment sur la partie haute du boulevard Beau prêtre et dans la rue principale qui deviendra plus tard la rue Ferdinand Aillaud. Ainsi les familles Belhadj Hamoutène et bien d'autres, construisent de petites maisons en pisé, la pierre de taille, trop chère est réservée aux édifices publics, Mairie, Justice de paix, Banque. Ces maisons basses à simple rez-de-chaussée, comportent déjà 3 ou 4 pièces distribuées autour d'un couloir. Dans la partie arrière, une buanderie, un petit poulailler, un jardinet.

L'Ecole
A Tizi-Ouzou, la première école, située rue du fondouk est ouverte en 1862 par M. Pascal Leoni. Aussitôt après, de nombreuses classes sont ouvertes dans les villages des alentours, mais aussi dans les douars perchés sur les collines, desservis par de mauvais chemins.
Des instituteurs venus de France vivent dans des conditions matérielles difficiles, conditions heureusement compensées par le soutien moral que les parents apportent spontanément aux éducateurs de leurs enfants.

La commune

Tizi-Ouzou, le col des genêts, commune créée en 1873 avec ses annexes de Bou-Khalfa et Dra-Ben-Kredda dans le département d' Alger.

Histoire de Bou-Khalfa

Bou-Khalfa - Guynemer

Rattaché à la commune de TiziOuzou, ce hameau est situé dans la vallée du Sebaou, en contrebas du djebel Belloua, après Mirabeau et à quatre kilomètres du centre.

C'est sur la concession de M. Jean Dolfuss de Mulhouse, que s'installent vers 1871, neuf familles d'Alsaciens-Lorrains. En raison des redoutables difficultés qu'elles rencontrent sur des terrains marécageux M. Dolfuss confie à la Société de protection des Alsaciens-Lorrains le soin d'implanter de nouveaux concessionnaires. La société a construit vingt et une maisons.

Vingt-cinq familles tentèrent successivement de s'y installer .

Malgré les considérables difficultés du terrain, les colons parvinrent à assécher les marécages. Cependant décimés par les fièvres, nombreux seront ceux, qui dès le remboursement de leurs dettes revendront leur lot.

Parmi les derniers Alsaciens-Lorrains installés à Bou-Khalfa, relevons l'acte passé le 28 juillet 1884 devant Me Brice, notaire à Alger. Par cet acte la Société de protection des Alsaciens-Lorrains demeurés français, accorde des concessions à:

–Abraham Adam et à Eve Huckeltubler, son épouse.
–Antoine Koehl et à ses enfants.

Vers 1886, il ne restait plus à Bou-Khalfa que quatre familles d'Alsaciens Lorrains.
En 1901, toujours rattaché à Tizi-Ouzou, le village est administré par M. Hygonnet, adjoint conseiller municipal.

Par décret du 28 janvier 1917, le nom de Guynemer, sera associé au nom arabe de Bou-Khalfa.
Chassés de leurs villages parce qu'ils voulaient demeurer français ces Alsaciens-Lorrains ont usé leurs forces dans les méandres du Sébaou.

 

Repères géographiques

Tizi-Ouzou, située sur un col d'une hauteur de 270 m (col: Tizi en kabyle), n'est pas tout à fait une ville de montagne et encore moins de plaine. Tirant son nom d'une plante sauvage verte à fleurs jaunes qu'est le genêt (ouzou en kabyle) qui embellit toute la région, elle est enserrée par le massif du Belloua (de 650 m d'altitude) et le massif de Hasnaoua (de plus de 600 m d'altitude). La ville de Tizi-Ouzou, dont le nom signifie donc "Col des genêts", est à 100 Km à l'est d'Alger. Elle est la capitale de la grande Kabylie, région essentiellement montagneuse.

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                             Image:Jsk110.gif

       la jsk                                                                                     

La Jeunesse Sportive de Kabylie, également connue sous le nom JSK[1] ou JS Kabylie, est un clubs de football algérien, qui évolue dans le championnat d'Algérie de football (D1). Fondé en 1946, le club est basé au stade 1er-novembre-1954 à Tizi-Ouzou. Il est présidé depuis 1993 par Mohand Cherif Hannachi, et l'équipe première est entraînée par Moussa Saïb.

Avec six trophées africains, dont deux ligue des Champions, et de nombreux titres nationaux, la JSK est l'un des clubs les plus titrés d'Afrique. C'est aussi l'un des plus riches, avec un budget annuel de 250 millions de dinars, soit environ 3 millions de dollars (pour la saison 2007/2008). La JSK a été portée haut par de nombreux chanteurs kabyles dont Lounès Matoub, Lounis Aït Menguellet et Lounès Khaloui entre autres.

Histoire du club

Naissance du club et période coloniale

En 1946, une poignée de jeunes Kabyles décidèrent de créer la JS Kabylie à Tizi-Ouzou, une façon de militer et de mener un combat politique en face de la toute puissance coloniale. À cet instant là, ils ne se doutèrent certainement pas que la JSK allait devenir, des décennies plus tard, l'un des meilleurs clubs d'Afrique. Comme les autres clubs musulmans, la JSK a dû jouer dans les divisions inférieures, d'autant plus que le club colonial l'O Tizi-Ouzou jouissait de tous les privilèges, et de moyens financiers et administratifs importants.

Nationalisme et l'après l'indépendance

Le 1er novembre 1954, la guerre d'Algérie éclate. À l'instar de tous les clubs musulmans, la JSK cesse toutes activités suite à l'appel du Front de libération nationale. Elle joue son dernier match de l'ère coloniale le 11 mars 1956. Il faut attendre l'indépendance de l'Algérie pour voir la JSK reprendre du service : son premier match est disputé le 15 septembre 1962 contre le MC Alger lors du tournoi de Tizi-Ouzou.

Malgré plusieurs joueurs talentueux tels que Mustapha Terzi, Zeghdoud, Khalfi et Haouchine, la JSK a du évoluer dans les divisions d'honneurs avec ASO Chlef, OMR El Anasser, WA Boufarik, de l'USM Maison-Carrée, etc. Les « vert et rouge », couleurs du club à cette époque, ont du attendre l'année 1969 pour enfin voir leur équipe accéder à la première division.

Accession en première division

Emmenée par des joueurs comme Kolli, Kouffi, Karamani, Ouahabi, Derridj, la JSK accède en deuxième division en 1967/1968. Son passage en deuxième division est de courte durée, puisque la JSK accède en première division la saison suivante, pour ensuite ne plus la quitter (la JSK et le MCO sont les seules équipes à n'avoir jamais été reléguée de la D1 vers la D2).

Depuis cette saison-là, la JSK a remporté 13 titres de champion d'Algérie, 4 coupes d'Algérie et 6 coupes continentales, faisant d'elle le club le plus titré en Algérie.

Historique sur le club

Ancien logo du club (5 étoiles)
  • Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) de 1946 à 1974
  • Jamiat Sari' Kawkabi (JSK) 1974 à 1977
  • Jeunesse Électronique de Tizi-Ouzou (JET) de 1977 à 1989
  • Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) de 1989 à nos jours

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